Allez les mages ! de Terry Pratchett

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À l’Université de l’Invisible, les mages coulent des jours tranquilles. Mais le Maître des traditions a retrouvé un point de règlement qui va les tirer de leur douce léthargie : pour bénéficier de leur legs avantageux et de neuf repas par jour, il va leur falloir disputer un match du très populaire fouteballe. Et non pas l’impétueuse empoignade à l’ancienne, mais sa version moderne, avec des règles et l’interdiction de recourir à la magie ! La famine guette, les mages doivent enfiler pantalons courts et maillots, et se mettre au sport. Mais ce qu’il faut savoir du fouteballe – ce qu’il faut savoir d’important sur le fouteballe –, c’est qu’il dépasse le cadre du fouteballe.

  • Date de parution 09/02/2017
  • Editeur Pocket
  • Collection Pocket Fantasy
  • Nombre de pages 601

Unseen Academicals en VO

Je profite de la sortie en Poche de ce 33eme livre des Annales du Disque Monde pour faire un petit rappel sur cette série extraordinaire. Le regretté Terry Pratchett a écrit une quarantaine de romans indispensables et contribué à quelques ouvrages dans cet univers, dont certains sont dispensables.

Allez les Mages ! est donc un roman centré autour du fouteball. On ne saura pas vraiment quelle version : la version initiale, de rue ressemble à de l’américain, la version des Mages à du foot tel que nous le connaissons. Le foot est au début du roman un combat de rue, entre quartiers, avec même quelques stéphanois… (bravo au traducteur encore Patrick Couton). Les mages n’ont aucune raison de s’y intéresser. Ils vont y venir contraints et forcés : jouer au foule-ta-balle leur évitera de se retrouver sur la paille, ou de n’avoir qu’un plateau de trois fromages, ce qui revient au même. On passe assez vite sur cette origine de l’intérêt des mages pour le jeu, qui est, même en light fantasy, un peu tirée par les cheveux et facilement admise. On retrouve donc nos mages qui s’intéressent personnellement au foot, encouragés par le Patricien – tyran éclairé de la ville – qui en fait un enjeu politique. Le personnel de l’Université de l’Invisible fait cause commune avec les mages, et en particulier le mystérieux Monsieur Daingue, qui officie au dégoulinage des bougies. Les intrigues secondaires qui se déroulent dans la majorité des romans de Pratchett sont ici un peu faibles à mon avis dans ce texte assez linéaire, mais le roman reste fin, drôle, dense, imaginatif. J’y regrette l’effacement de Rincevent et l’absence de dénonciation du foot bizness, Pratchett se concentre sur la communion du sport, on aurait presque envie de trouver sympathiques les plus violents des supporters !

 

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