Aîné (L’) de Christopher Paolini

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Eragon 2

Eragon, Saphira et les Vardens sont sortis victorieux de leur premier combat de grande envergure contre l’Empire. Mais les pertes ont été immenses chez les nains et les humains. Ajihad, le chef des Vardens est tué, et c’est sa fille, Nasuada qui est mise à la tête des révoltés par le Conseil des Anciens.

Malgré tout, il faut au jeune dragonnier poursuivre sa formation s’il veut avoir une chance contre le Dragonnier Parjure. Il part, accompagné d’Arya, la représentante des elfes, et d’Orik, le représentant des nains pour la lointaine forêt des elfes. Le jeune homme et Saphira préparent donc leur long voyage dans une ambiance où se mêlent intrigues politiques, demande d’allégeance, mais aussi, pour Eragon, la naissance d’une chose née de ce qui n’était encore que fantasme. Un amour de plus en plus fort et indomptable.

Hé bien, voilà. Il est arrivé ce fameux deuxième volume dont le mystère m’a valu un nombre considérable de passages sur mon site depuis plus d’un an 😉 .

D’abord, pour répondre aux inquiétudes que j’avais, et que j’ai lues sur les forums depuis Eragon , Christopher Paolini n’a pas bâclé ce deuxième volume. On a même droit à une centaine de pages de plus, et pas de remplissage… ce qui donne un pavé encore plus impressionnant.

Le récit se découpe en trois parties.

La suite de la quête d’Eragon et Saphira, son initiation de Dragonnier, mais aussi de la vie,avec ses plaisirs et ses tristesses, de la mort de plus en plus présente. Et surtout, de l’amour, mais surtout et presque essentiellement sous ses côtés ingrats.

Deuxièmement, celle qui va relater plus spécialement la vie de son cousin, Roran, de son village et de leur exode. Là, c’est une autre facette de l’amour qui va pousser le cousin d’Eragon à se lancer dans sa propre initiation. Mais là où Eragon trouve des maîtres, des mentors, Roran va se dévoiler seul, poussé par la rage et l’espoir de sauver son aimée.

Puis une troisième partie, les Vardens, menés par Nusuada, une jeune femme destinée à être un jouet entre les mains de plus aguerris, mais qui va elle aussi exploser, et montrer qui elle est véritablement. Cependant il n’y a pas d’amour dans cette partie. Froideur politique et guerrière.

Il y a eu un changement de traducteur, mais j’avoue ne pas avoir vu la différence. L’histoire prend le temps de se développer, ce qui va peut-être attirer les foudres des adeptes de l’action. Beaucoup de descriptions, un travail poussé sur les différents peuples, leurs croyances, leurs langues. J’aime bien l’explication de l’immortalité des elfes…

On sent que l’auteur veut construire dès le début une base solide à quelque chose de peut-être plus important qu’une trilogie.

Comme je l’ai dit plus haut, les combats ne sont pas nombreux, mais se rapprochant plus de l’«école Tolkien », décrits lorsque c’est utile, et intense. On retrouve l’ambivalence des moyens utilisés aussi bien par le Bien que par le Mal pour arriver à la victoire. Par exemple, Eragon va se confronter à l’utilisation d’armes typiquement mauvaises, comme le poison, mais va en accepter, dans la douleur, le recours. C’est une des discussions sans fin entre joueurs de jeu de rôle comme Donjons et Dragons. La confrontation entre la morale et de la réalité humaine.

C’est un des côtés du récit que j’apprécie. Le héros devient de plus en plus puissant, mais reste humain, un jeune homme qui doit vieillir très rapidement pour répondre à ses obligations, mais qui est malgré tout «victime » des besoins de son âge.

Comme dans le premier volume, à la fin, on trouve un lexique des différentes langues, mais aussi une page de remerciements intéressante de l’auteur, qui fait un parallèle entre l’initiation de son personnage principal et sa vie personnelle… sans les dragons 😉 .

Ce livre est toujours destiné à un public jeune, mais il faut préciser, sans vouloir faire peur, que ce public doit déjà être bon lecteur. Et qu’un adulte y prendra tout autant de plaisir.

Ha oui, il va y avoir des esprits chagrins qui vont grogner en parlant de Stars wars. Laissez les parler 😉

Bayard jeunesse (23 février 2006)804 pages 9.99 € – 9782747021197
Traduction : Marie-Hélène Delval

Couverture : John Jude Palencar

Eragon et Saphira, sa dragonne, sont à peine sortis vainqueurs de la bataille de Farthen Dûr que des Urgals attaquent de nouveau et tuent le chef des Vardens… Nasuada, sa fille, est nommée à la tête des rebelles. Après lui avoir prêté allégeance, Eragon entreprend avec Saphira un long et périlleux voyage vers Ellesméra, le royaume des elfes, où ils recevront les enseignements d’un vieux Dragonnier. Pendant ce temps, Roran, le cousin d’Eragon, organise la défense de son village contre les Ra’zacs, qui au cours d’un assaut enlèvent sa fiancée. Ces épreuves ont endurci le jeune homme. Plus que jamais déterminé à lutter contre l’Empire de Galbatorix, il convainc les villageois de rejoindre les rebelles au Surda. Désormais, Eragon et Roran poursuivent un seul et même but : détruire les forces du Mal. Suite d’Eragon, l’Aîné est le livre II de la trilogie de l’Héritage, dont les droits de traduction ont été vendus dans plus de quarante pays. Un énorme succès mondial, déjà devenu un classique de littérature jeunesse et de fantasy.

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