Anansi Boys de Neil Gaiman

Nancy Charlie, que tout le monde appelle Gros Charlie, est un comptable comme les autres, enfin presque.
Son père est Anansi, le dieu Araignée, et quand celui ci decedera, et bien qu’on ne peut pas dire qu’il n’est jamais été bien proche de son fils, Gros Charlie ira à son enterrement.
Et c’est là qu’il apprendra qu’il a un frère et qu’il lui suffira de parler à une araignée pour le contacter…
Pour une obscure raison (surement lié à l’alcool d’ailleurs), Charlie fera débarquer un frère bien encombrant et tout va aller de mal en pis…

Allan
Anansi Boys sera pour moi la découverte d’un auteur dont je n’avais entendu que du bien, et si on m’avait prévenu de l’étrangeté de certains de ces écrits, je ne m’attendais certes pas à cette ambiance.
J’ai donc commencé à suivre la vie banale et pratiquement sans intérêt de Gros Charlie (travail minable, fiancée qui l’épouse on ne sait trop pourquoi, belle mère acariatre…) en se disant que vraiment, rien de pire ne pourrait arriver à ce brave homme.
Et puis arrive Mygal, son frère. L’exact opposé de Gros Charlie. Doté de pouvoirs magiques hérités de son père. Et qui va mettre surtout une sacré pagaille.
On rit devant l’accumulation de poisse de Gros Charlie. On est intrigué par le changement d’attitude qui commence à frapper Mygal.
Et on se demande ce que vient faire ce sacré citron vert.
La façon d’écrire de Neil Gaiman (et aussi la traduction bien sûr) nous entraine, page après page, à vouloir découvrir au plus vite le dénouement de cette histoire de dieux d’un nouveau temps
Impératrice Moa
A la lecture d’Anansi Boys, qui a des frères et soeur risquera de se poser la question fatidique : quelle part de Gros Charlie ai-je en moi ? Le personnage est très attachant car terriblement normal.Charlie est un monsieur-tout-le-monde sympathique qu’on aimerait tant rencontrer dans les bus à la place des vieux grincheux… Charlie a du mal à croire en la méchanceté de l’humain (si l’on peut considérer son chef Graham Coats comme un humain…) Il veux simplement garder son travail, épouser sa chérie, vivre tranquillement. Il n’a pas une âme de conquérant du monde, ce n’est pas un loser non plus (contrairement à ce qu’affirme sa belle-mère). Mais il y a ce frère, ce Mygal, tellement extraordinaire, charismatique, charmeur, tellement différent version presse-people. Ce frère démoli tranquillement l’existance de Charlie. Il lui a déjà volé tout le talent en ne lui laissant que les complexes, il va en plus lui voler son existance.

Le charme du roman est de voir Charlie “grandir”, devenir lui-même, sortir de ses habitudes, se battre pour obtenir ce qu’il veut après avoir reçut un grand coup de pied au fesse de la part de la destinée. C’est un roman d’apprentissage sur la nature de ce que l’on est, avec les avantages et incovéniants d’une filiation.

Le roman est plus léger d’American Gods, même s’il reprend le motif de la mise en scène de la progéniture divine. Evidemment, avec Anansi, cela ce devait d’être moins solennel qu’avec Odin. Les passages om l’auteur raconte leshistoire d’Anasi contre Tigre ou la Femme Oiseau ont un goût de veillée au coin du feu.

J’ai noté deux maladresses dans la traduction de Michel Pagel (expression qui sentent l’anglicisme à plein nez), mais on lui pardonne pour cette fois.

Nancy Charlie, que tout le monde appelle Gros Charlie, est un comptable comme les autres, enfin presque.
Son père est Anansi, le dieu Araignée, et quand celui ci decedera, et bien qu’on ne peut pas dire qu’il n’est jamais été bien proche de son fils, Gros Charlie ira à son enterrement.
Et c’est là qu’il apprendra qu’il a un frère et qu’il lui suffira de parler à une araignée pour le contacter…
Pour une obscure raison (surement lié à l’alcool d’ailleurs), Charlie fera débarquer un frère bien encombrant et tout va aller de mal en pis…

Le père de Gros Charlie n’était pas ordinaire : il était Anansi, le Dieu Araignée, l’esprit de rébellion, un dieu filou capable de renverser l’ordre social, de créer une fortune à partir de rien et de défier le diable…
Un héritage bien encombrant !
Une mythologie moderne où l’on trouve une sombre prophétie, des désordres familiaux, des déceptions mystiques, et des oiseaux tueurs.
Sans oublier un citron vert.

Au Diable Vauvert (Mai 2006)491 pages 22.00 € ISBN : 2-846-26106-7
Traduction : Michel Pagel
Couverture : Off Paris

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