Aubemort de James Barclay

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Chroniques des Ravens 1

Les Ravens sont un groupe de mercenaires, les plus chers du marché sur Bahia, mais aussi les plus surs. Ils sont liés par un code strict, qui fait d’eux les meilleurs tueurs, mais jamais des assassins.
Mais ils prennent de l’âge, et à la tête d’une fortune confortable, certains membres pensent à la retraite. Jusqu’à ce qu’un mage des Xetesh, collège aux mŒurs très obscures les entraîne dans une aventure plus que périlleuse… mais très bien payée. Seulement le prix se révèle très rapidement être la mort pour certains d’entre eux. Malgré tout, ils continuent, car le but de la mission ne laisse pas beaucoup d’autres choix. Sauver Bahia des Seigneurs Sorcyers ou mourir comme tout le monde.

Dilvich : De l’ Heroic fantasy typique. Les chroniques commencent avec un groupe de héros/mercenaires déjà bien avancés dans la vie (pas autant que les vieux baroudeurs de Gemmell).
Un guerrier sans passé, surnommé L’inconnu, un barbare, Hirad, bourru et simple comme il se doit, un magicien elfe, Ilkar. Voilà pour l’ossature de la fine équipe. A ceux-là, rajouter quelques compagnons tout aussi solides, et vous avez une parfaite équipe de mercenaires, avec chacun sa spécialité et une ambiance bon enfant…, sauf lorsqu’il s’agit de combattre. Là, c’est le rêve de tout joueur de D&D qui voudrait avoir un groupe parfait  . Mais ça ne marche que dans les livres.

Heureusement, au-delà de l’imagerie typique, l’auteur a créé un monde où personne n’a le temps de se reposer, personnages comme lecteur. La mort survient aussi abruptement que le découpage des chapitres. L’écriture de ces chroniques est d’ailleurs une des marques les plus visibles de James Barclay. Des paragraphes assez courts qui nous font suivre presque au jour le jour les actions des différents personnages importants du récit. Cela donne un rythme de lecture très rapide, mais qui laisse peu de temps pour absorber les informations, et pour qui se perd facilement dans les noms, la distribution en première page, juste avant la carte, ne sera pas inutile.

On peut aussi remarquer parfois l’utilisation d’un langage actuel, mais cela passe bien.

En fait, j’ai eu un peu l’impression de lire la chronique d’une campagne de Donjons et Dragons, ou d’un autre jeu médiéval fantastique, surtout dans la description des combats individuels. Mais très bien écrit, et surtout bien rythmé.

Orcusnf : Par rapport aux récentes productions en héroïc fantasy, je trouve que Aubemort est rafraîchissant, qu’il apporte un peu de changement à une littérature qui s’embourbe dans ses clichés. Je ne suis pas fan de fantasy, mais je sais reconnaître les bonnes séries, et les chroniques des ravens est une bonne série.

Evidemment, ça ressemble énormément, comme il a déjà été dit, à une partie de jdr qui aurait été couchée sur papier. Je m’attendais même parfois à avoir un lancer de dé tant certaines situations étaient hautement improbables, mais je ne trouve pas que ça soit vraiment un défaut. Attention, soyons clair, je ne dis pas que j’aime les adaptations en roman de parties Jdr, je trouve que ce roman est bien fait malgré son aspect jdr.

On peut lui reprocher d’être parfois assez sobre, car l’auteur a du mal à nous donner des informations sur Balaia. Nous n’apprendrons jamais tous les détails de la première guerre avec les seigneurs sorcyers, ni les raisons de la séparation des collèges, ni même le passé des ravens. Juste quelques bribes éparpillées ici et là, mais qui ensemble ne forment pas de tout cohérent. C’est pauvre, ce qui renforce l’aspect Jdr du livre, mais n’est pas gênant outre mesure.

Car il faut dire que je trouve ce monde plutôt pas mal foutu. Quand je lis La compagnie noire ( série que j’adore) où les magiciens peuvent sortir des sorts incroyables sans la moindre fatigue et les ravens où le moindre sort provoque un contrecoup sur la santé du lanceur, je préfère les Ravens. C’est quand même plus logique et cohérent. Bien sûr, ça casse le rythme de l’action par rapport à tout ce qu’on connait en HF ( de Tolkien à Cook), mais c’est tellement plus réaliste. Enfin, nous n’avons plus l’impression qu’un sorcier rend une armée invincible, il en faut maintenant des centaines. (et là, on est servis!!)

En outre, les personnages sont vraiment attachants, pas au début quand ils meurent tous, mais à la fin, on a une certaine tendresse pour certains d’entre eux, prompts à se sacrifier pour sauver le monde. Ce n’est pas encore parfait, mais je pense que le tome 2 comblera les lacunes!

Ah oui, autre point significatif, la non démesure des combats. Dans certains livres, les armées comptent des centaines de milliers d’hommes. Ici, les armées comptent péniblement quelques milliers d’hommes, pas toujours expérimentés. Ca change un peu du titanesque, ça rapproche du lecteur.

En clair, lisez le, c’est un bon livre qui joue sur la mode des compagnies de mercenaires, mais qui n’en vaut pas moins le détour.

Bragelonne (Mai 2011) -424 pages – 10,00€ – 9782352945017

Traduction : Isabelle Troin

Les Ravens ont combattu ensemble durant des années…
Six hommes et un elfe vendant leur épée au plus offrant dans les guerres qui ont déchiré Balaia, tout en restant loyaux envers leur code d’honneur et envers eux-mêmes. Mais en acceptant d’escorter un mage du Collège de magie Xetesk dans une sinistre mission, ils se jettent dans un écheveau d’intrigues et d’anciens secrets qui va changer leur vie pour toujours. Car ils doivent trouver AubeMort : un sort qui, s’il est lancé, provoquera la fin du monde.
Bragelonne (Mars 2006) – 387 pages – 20,00€ – 9782915549584

Traduction : Isabelle Troin

Les Ravens ont combattu ensemble durant des années…
Six hommes et un elfe vendant leur épée au plus offrant dans les guerres qui ont déchiré Balaia. Tout en restant loyaux envers leur code d’honneur et envers eux-mêmes. Mais en acceptant d’escorter un mage du Collège de magie Xetesk dans une sinistre mission, ils se jettent dans un écheveau d’influences politiques et d’anciens secrets qui va changer leur vie pour toujours. Car ils doivent trouver AubeMort : un sort qui, s’il est lancé, provoquera la fin du monde.
Isolés, trahis, dans un monde au bord de la catastrophe, les Ravens n’ont d’autre choix que de faire confiance à un homme qui respire le mensonge et a un démon pour familier..


Pocket Fantasy (2005)625 pages 9.30 € ISBN : 2-266-15144-4
Traduction : Isabelle Troin
Titre Original : Dawnthief (1999)

Couverture : Guillaume Sorel

Un monde dominé par la magie…
Un groupe de mercenaires, les Ravens, liés par l’honneur, l’amitié et le combat… Un mage sinistre et maléfique qui leur impose une mission périlleuse retrouver AubeMort, un sortilège de fin du monde qui menace le royaume de Balaia… La quête commence, impitoyable, sanglante et terrifiante. Premier volume de la trilogie des Chroniques des Ravens, AubeMort est un récit d’aventures, d’action et de magie mené tambour battant.
Véritable phénomène en Angleterre, James Barclay est l’un des auteurs de fantasy le plus lu du moment, dépassant même les frontières du genre !

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