La Mer des Epées

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La légende de Drizzt n°13
La Mer des Epées

Bien qu’ils ignorent toujours où se trouve Wulfgar, Drizzt, Catti-Brie, Bruenor et Régis coulent des jours heureux au Valbise. Cette paix est bien vite anéantie quand survient un groupe de bandits de grand chemin, mené par la rusée Gemme Poivre. Cette dernière est arrêtée et l’on découvre lors de son procès qu’elle arbore des tatouages semblables aux signes gravés sur le marteau de guerre de Wulfgar…
Craignant le pire, Drizzt et Catti-Brie reprennent la route, bien décidés à retrouver leur ami.

Milady (Janvier 2011) – 19.50€ – 9782811204594

Auteur : R.A. Salvatore
Illustrateur : Todd Lockwood
Traduction : Sonia Quémener

Quatrième : Quand on veut sauver un ami, il faut parfois le traiter plus durement qu’un ennemi.
Car la vérité, pour un coeur blessé, peut être aussi douloureuse que la morsure d’une lame.

Après une vertigineuse plongée dans la déchéance, le barbare Wulfgar, brisé par sa captivité dans les Abysses, remonte lentement à la surface. Aidé par Delly Curtie, sa nouvelle compagne, il reprend goût au bonheur, en admiration devant le sourire de Colson, la petite fille que les deux jeunes gens ont adoptée. Mais l’ombre du passé plane encore sur l’ancien frère d’armes de Drizzt et de Catti-Brie. Et depuis qu’il a perdu Aegis-fang, le marteau de guerre offert par Bruenor, Wulfgar doute de pouvoir se représenter un jour devant son père adoptif. D’autant qu’il fait montre, pour retrouver l’arme disparue, d’un manque de combativité qui inquiète jusqu’à sa bien aimée…
Lancés à la recherche de leur ami, Drizzt, Catti-Brie, Régis et Bruenor le retrouveront-ils à temps pour lui insuffler la force et l’énergie qui lui manquent ? Ou devront-ils le laisser se fracasser pour de bon sur les récifs de la vie ?
Fleuve Noir : 2000 – 260 pages – ISBN : 2-265-07827-1 -Traduction :Michèle Zacchayus
Couverture :Todd Lockwood

Séquence :d’Ombre-Terre et du Val Bise
Alors que Wulfgar écume les mers à bord du Farfadet des mers, le célèbre navire du capitaine Deudermont, Drizzt et ses compagnons ont repris leur classique vie au Val Bise. Lorsque le conseil des Dix-Cités leur demande d’arrêter une bande de brigands de la région, et qu’ils reconnaissent, sur l’épaule du chef de ces bigands, la marque d’Aegis-Fang, le marteau de Wulfgar, les membres de la compagnie du Hall se doute que quelque chose ne va pas, et décide de retrouver leur ami Barbare, en commençant par la ville de Luskan.
R.A. Salvatore m’épate ! J’avoue qu’alors que j’étais assez content de retrouver le personnage de Drizzt qu’on n’avait pas revu depuis « Retour à la clarté », je craignais que le fait de retrouver la compagnie de Mitril Hall entraine la fin de l’originalité dans la séquence à laquelle on a eut le droit avec « L’épine dorsale du monde » et « Les ailes noires de la mort ». Et pourtant, même si cette nouvelle aventure de Drizzt et ses compagnons n’a pas l’originalité des deux romans précédents, elle n’est pas non plus une simple copie des aventures qu’ils ont déjà vécues. Cependant, elle n’est tout de même pas exempt de défauts.
Le principal défaut de ce roman sont toutes ces parties durant lesquelles l’auteur fait trainer l’histoire, se répétant même parfois comme s’ils voulaient remplir un nombre de pages minimum. Dans le même style, certains passages sont découpées en paragraphes très courts, passant d’un personnage à l’autre sans qu’il ne se passe vraiment quelque chose : on a dix lignes parlant de Drizzt, puis dix autres lignes décrivant ce que faits Régis, puis une quinzaine de lignes à propos de Bruenor, et on revient pour huit lignes sur Drizzt etc… sans que l’action n’avance. Du coup, l’auteur remplit des pages sans qu’il ne se passe vraiment rien.
Mais ce seront là les uniques défauts du livre que les fans de Drizzt oublieront vite au profit de l’histoire plutôt plaisante de ce roman. La manière par laquelle Drizzt, Bruenor, Cattie-Brie et Régis apprennent les problèmes de leur ami Wulfgar est assez sympa, montrant que l’auteur n’est pas à court d’imagination. De même pour le nouvel adversaire de Drizzt Do’Urden : Le’Lorinel. Tout au long de l’aventure, on se demande ce que vient faire là ce personnage dont on ne se rappelle pas avoir entendu parler dans une précédente aventure, et quand on arrive à la fin de l’histoire, on est étonné de découvrir qui il est, et pourquoi il voulait tant combattre le célèbre Drow en combat singulier.
En parlant de combat, R.A. Salvatore nous montre ici aussi qu’il est toujours aussi doué pour décrire les duels et les combats en petits groupes. Que dire de la scène dans la demeure de Deudermont ! Sublime ! Et ce n’est pas la seule, mais je préfère ne pas vous en révéler trop.
Par contre, ne vous fiez pas au titre original du roman, qui cette fois-ci est à mon avis moins bien choisi que le titre français car il laissait entendre qu’une bonne partie de l’aventure se passerait en mer, ce qui n’est pas le cas.
En Bref, les amateurs de l’elfe noir se raviront de retrouver leur personnage dans cette nouvelle aventure et oublieront la longueur du roman par moment. Les autres apprécieront également le livre, même s’il est vraiment préférable d’avoir lu toutes les aventures précédentes de Drizzt pour apprécier celle-ci comme il faut.

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