Beau comme un aéroport de Douglas Adams

Dirk Gently, détective holistique 2

J’ai un peu de mal à arrêter une opinion sur ce titre. D’un côté, je trouve assez sympatiques les personnages, notamment le principal, et l’histoire possède bien cet humour so british de Douglas Adams (qui a bossé avec les Monty Python pour mémoire). Donc pas déçu puisque c’est ce que j’apprécie et recherche avec cet auteur : l’antihéros, l’humour léger et décalé, l’histoire un poil abracadabrantesque…

Justement, c’est sur l’histoire que je suis un peu plus réservé. Je trouve qu’elle manque un peu de corps. Les dieux ont été mieux traités ailleurs, notamment par Gaiman, et l’histoire ne s’appuie pas sur grand chose. La fin laisse un peu sur sa faim, même si on n’échappe pas à la loufoquerie du H2G2. D’ailleurs, autant le début est vraiment excellent (le passage de la 4eme de couv est irrésistible), autant même l’humour s’essouffle par la suite.
Sympa mais pas indispensable.

Folio SF n°125 (Mars 2003)350 pages 4.60 € ISBN : 2-070-42683-1
Traduction : Jean Rosenthal
Titre Original : The long dark tea-time of the soul (1998)

Couverture : de Benjamin Carré
Lorsqu’un comptoir d’embarquement au terminal 2 de l’aéroport de Londre, un si joli petit aéroport pourtant, saute à travers le toit dans une boule de flammes orange, ce sont toujours les mêmes qui veulent revendiquer la responsabilité de l’évènement.
D’abord l’IRA, puis l’OLP, puis la Compagnie du gaz. Même le Commissariat à l’Energie atomique s’empresse de publier un communiqué affirmant que la situation est parfaitement maitrisée, qu’un pareil accident a une chance sur un million de se produire, qu’il n’y a pratiquement aucune fuite radioactive, que le site même de l’explosion ferait un charmant lieu de pique-nique pour les enfants des écoles, etc., avant d’être obligé de convenir qu’il n’y est pour rien.
On ne peut trouver à la catastrophe aucune explication rationnelle : on y voit simplement la main de Dieu. Mais quel Dieu ? se demande Dirk Gently, le détective holistique. Et pourquoi ? Que ferait donc un dieu au terminal 2 de l’aéroport de Londres à attendre le vol de 15h37 pour Oslo ?

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