Bécherel

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Du 14 octobre 2006 au 15 octobre 2006

Tout a commencé sur le perron de l’église de Bécherel où un concert est programmé.
Malheureusement, la grande porte intérieure de l’église est verrouillée et le concert semble avoir commencé…
Pourtant ma montre n’indique que cinq minutes de retard par rapport à l’horaire indiqué, ça commence mal.

Nous nous dirigeons donc à la recherche d’un peu de réconfort, que nous trouvons bien vite chez Edith.
En façade, une librairie, et dans l’arrière-salle, un petit salon de thé rustique donnant sur une terrasse malheureusement trop fraiche en cette saison.
Nous voici donc accueillis chaleureusement et invités à gouter des gateaux dont les recettes se trouvent… dans des livres de SF !
Car la librairie d’Edith se trouve être l’un des centres de l’animation SF.

Bientôt, le salon se remplit. Autour d’une grande table ronde discutent auteurs et libraires en sirotant un café.
Puis les lycéens arrivent, car ce week-end est avant tout organisé pour eux, on le sent bien.
Malgré la publicité, peu d’amateurs se sont déplacés (le samedi en tout cas).
Pour savoir qui vous avez raté : c’est ici (http://science-fiction.abraxas-libris.fr/auteurs.html)

L’animation commence par une présentation des intervenants puis une lecture de Jacques Barberi.
S’ensuit une discussion sur ce qu’est la SF…
C’est avant tout une histoire, pas forcément technologique, qui pourrait commencer par “Et si…” et qui traite de l’humain.

J’en retiens une citation de Brunner, l’auteur de Tous à Zanzibar (entre autres) :
“Respectez l’environnement. Jetez vos déchets dans la mer, pas sur le quai.”
Juste pour dire que certains thèmes des années 70, voire la plupart, sont toujours d’actualité.

L’aventure se poursuit avec un rendez-vous au cinéma de Romillé pour voir “Les Evadés du Futur”, d’Elizabeth Antébi (1974).
L’image est mauvaise et l’ambiance kitchissime : vêtements et coiffures, ambiance sonore (vive Schaeffer !), montage…
Tout cela nous semble appartenir à un autre monde ! Et pourtant… Pourtant devant nous défilent Philip K. Dick, Theodore Sturgeon,
Robert Silverberg, Isaac Asimov, Norman Spinrad, John Brunner en chair et en os.

Chacun expose ses idées et prises de position politiques, celles qu’on ne dévoile pas forcément dans les livres, préférant laisser le lecteur choisir lui-même.
Certains parlent des drogues qui permettent d’accéder à des niveaux de conscience supérieurs (Silverberg qui trouve que la
marijuana est trop douce pour ces expériences de l’esprit) alors que d’autres (surtout un autre, Asimov, qui a fait sourire la salle à plusieurs reprises malgré sa rigidité de savant émérite) évitent à tout prix ces substances qui pourraient endommager un organe que d’autres n’ont pas : leur cerveau.

Avant et après le film, de courtes discussions avec la réalisatrice du film, Elizabeth Antébi, et Stéphanie Nicot, qui se souviennent avec nostalgie de la belle époque.

(J’ai déjà entendu ça quelque part : c’était mieux avant.
Oui, c’était mieux, mesdames, parce que vous étiez jeunes alors.)

Bref, nous sortons pour nous diriger vers une salle où un soi-disant chef va faire une démonstration de gastronomie moléculaire.
Pour ceux qui ne sauraient pas faire une mayonnaise (Elizabeth Antébi semble en être ), la leçon est bonne, mais il faut
se contenter de regarder la démonstration et surtout ne pas écouter les inepties scientifiques proférées par Serge HUON.
Selon lui en effet, le fouet couperait les molécules du blanc d’oeuf, l’azote liquide dégagerait des vapeurs de dioxyde de carbone et un million de personnes mourraient d’intoxication alimentaire en France chaque année (le vrai chiffre est 400, voir Wikipedia).
Nous sommes partis avant d’en entendre plus.

Ces leçons de cuisine ont été filmées par les lycéens, espérons qu’ils ne remettront pas en question leurs cours de chimie et de géographie…

Pour conclure, cette journée fut agréable, mais parfois un peu trop surnaturelle…
Dommage qu’il n’y ait pas eu plus d’amateurs et que le timing ait été aussi serré (pas le temps de faire le tour des librairies entre la discussion et le cinéma).
La journée du dimanche promettait d’aborder des thèmes plus actuels et tout aussi intéressants…

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