Ceux de la l

Ce livre est en fait le premier recueil français du cycle de la légion de Williamson. Sorti dans les années 30, c’est une des séries fondatrices des spaces opéras. Il a été rassemblé par l’équipe des éditions du Belial et retraduit intégralement dans une version moderne par une équipe de traducteurs. Les 3 romans sont suivis d’une brève postface rédigée par Roland C.Wagner.

Aladoree Anthar est la détentrice du secret D’AKKA, une mystérieuse arme qui a sauvé l’humanité et la république à plusieurs reprises. Reposant sur une théorie de la courbure de l’espace-temps, AKKA permet d’annihiler tout objet. Mais une seule personne à la fois peut détenir son secret, sous peine de voir l’arme devenir inutilisable par l’annulation mutuelle des différentes versions de l’arme.
John Ulnar, descendant des anciens empereurs du système solaire vient de devenir légionnaire, aidé par son oncle Adam Ulnar, commandant en chef de la légion et son cousin Eric Ulnar, grand explorateur spatial. Sa première mission est de protêger Aladoree Anthar et son secret avec son oncle. Mais le lendemain de son arrivée dans la base cachée où réside la gardienne de la paix, le capitaine de la base est assassiné. Le capitaine Eric Ulnar met aux arrêts les 3 vétérans de la base : Hal Sambu, Giles Habibula et Jay Kalam. Mais en fait, Eric Ulnar, qui est le seul survivant d’une expédition dans le système de l’étoile de Barnard, a conclu une alliance avec ses habitants pour qu’ils l’aident à renverser la république et à restaurer l’empire des Ulnar. Il enlève donc Aladoree Anthar aidé de ses alliés les Méduses. Son cousin John, fidèle à la république se révolte et décide de partir à sa recherche. Mais toute la légion, soumise aux ordres des Ulnars impérialistes se lance à sa poursuite. Aidé des 3 vétérans qu’il avait emprisonné, il va partir à la pourusite de la clef de la survie humaine, menacée par les Méduses.

Ceux de la légion est une oeuvre intéressante, très palpitante, même si on sait fatalement que tous se passera bien, que personne ne mourra dans l’equipe et que le heros sera honoré par tous à la fin. Scenario classique, mais interêt au rendez vous.
D’abord, on peut dire que la série a mal vieilli, imaginez une civilisation humaine avec des serrures mécaniques, des vaisseaux spatiaux avec fusées, des bouteilles en verre et une foule de petits objets anodins à notre époque, mais terriblemennt anachroniques au 30ème siècle. D’autant plus qu’à l’époque, les ordinateurs n’existaient pas et qu’ils font un vide dans la partie scientifique de l’oeuvre. Certes nous avons des androides, mais on ne parle pas encore de robots.
Comme le fait remarquer Roland Wagner dans sa postface, les heros ressemblent un peu aux 3 mousquetaires, le dernier personnage faisant office de d’Artagnan. Ainsi Habibula est ce bon vieux Porthos, porté sur la bouteille et les exploits héroiques qui sauvent tout le monde(voire même matamore en plus courageux). Sambu est un Athos du futur, fort, silencieux, on ne le voit pas beaucoup, il apporte sa pierre à l’edifice mais sans se faire remarquer. Kalam est notre aramis, intelligent, autoritaire, mysterieux, toutes les qualités du chef. Ensuite nous avons John et Bob Star pour incarner d’Artagnan, tous 2 jeunes et fougeux(enfin john ets le plus vieux dans le numéro 2, puis qu’il est le père du second), puis Cham Derron qui semble plus palôt à côté d’eux(presque un planchet). Au final, le bon vieux roman de cape et d’épee, voire un roman chevaleresque. Toujours le même scénario : menace-equipe de choc-peripéties dangereuses- victoire-tout le monde est content. Ce n’est pas exceptionnel, mais à l’époque c’était un chef d’oeuvre. Et malgré toutes les productions récentes, ce livre mérite largement sa place dans les classements, car outre son rôle de précurseur, il est écrit simplement, dans un but purement commercial vu le contexte, mais est très confortable à explorer, on y replongera avec plaisir et délectation.
Sinon, j’ai remarqué une certaine prolifération des coquilles : fautes d’orthographe, oublis de mots, mauvaises traductions, ce n’est pas grand chose, mais c’est gênant pour les puristes.
Et pour conclure, je tiens à faire remarquer à tous que nous avons là la 1ere apparition de la notion de république dans la sf!!! Notion brillamanent reprise quelques 40 années plus tard par un certain Lucas, george lucas.

Elle se nomme Aladoree Anthar. Détentrice des secrets d’une arme fabuleuse, elle est l’ultime chance de survie de l’ensemble des mondes humains en guerre contre les Méduses, envahisseurs extraterrestres mortels et implacables. La Légion de l’Espace est en déroute, les colonies humaines tombent les unes après les autres. Pour John Star, Hal Sambu, Giles Habibula et Jay Kalam, il n’y a pas d’alternative : il leur faut retrouver Aladoree Anthar, maintenue en captivité sur le monde moribond des envahisseurs, quelque part autour de l’Etoile de Barnard, à plus de six années lumière de notre système solaire. De la réussite de leur entreprise dépend la survie de l’humanité, ni plus, ni moins.
Le Bélial (2004)500 pages 23.00 € ISBN : 2-84344-059-9 (1935)
Couverture : Cédric Lecacheceur
1936

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