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Si on rougit au club diogène, ce n’est que pour s’être fait éclabousser de sang ou en proie à des excitations d’origine phallique. Si on tue, c’ets par légitime défense ou inadvertance. La fin du 19eme siècle n’a donc pas fini de mourir, avec Franklin, Vayec et toute la clique, dans ce Paris qui n’aura de cesse de devenir la capitale des mystères.
Car enfin, sachez que si on y entre, au club Diogène, ce n’est que pour en sortir fou.
Chiens (et chiennes) autorisés.

Ce premier volume de la série, met aux prises les membres du Club avec un curieux collectionneur dénommé Benjamin Lacurie. Quand certains collectionnent les autographes et d’autres les boutons de culotte, Lacurie semble s’être pris d’une passion irrépressible et quasi-mystique pour… les têtes humaines. Ce sera l’occasion pour le lecteur de faire la connaissance des sept membres du Club Diogène, cinq hommes et deux femmes aux caractères tranchés: Vayec, Franklin, Fédor, le Maréchal, d’Orville, Camille et Lison… autant de pseudonymes, car l’identité réelle, l’existence de chacun des membres sont scrupuleusement conservées secrètes.

Court texte (140 pages, 12€ mais 3e avec la promo qui dure) qui inaugure la série du Club Diogène, série au parcours chaotique : 2 tomes à la clef d’argent, 6 tomes sous forme de feuilleton reprise en partie chez Malpertuis par la suite.

Une première histoire courte, pas vraiment SFFF, ou juste sous l’angle fantastique/horreur.

L’esprit de ce club respecte l’origine de ce nom (sherlock Holmes) : un Club de misanthropes, peu portés sur l’amour de leur prochain. Par contre, l’angle “silence absolu” n’est pas respecté du tout, et le côté sexuel ne doit pas venir de Conan Doyle : quelle bande de bavards ! Un peu trop de discussion intramuros et assez peu d’intrigue finalement : un homme mystérieux, particulièrement intéressé par la tête de son prochain. Bon, soit, et alors ? l’intrigue se noue et se dénoue aussi rapidement, le roman étant plus intéressant par sa galerie de portraits de membres du Club, trop nombreux pour un seul roman, mais ce nombre est plus compréhensible dans le cas d’une série.

à signaler tout de même, la qualité des illustrations en noir et blanc et la qualité de la mise en page : les Lettrines sont vraiment remarquables.
à lire dans la perspective de lire au moins le tome suivant, vilaines romances.

Ce premier volume de la série, met aux prises les membres du Club avec un curieux collectionneur dénommé Benjamin Lacurie. Quand certains collectionnent les autographes et d’autres les boutons de culotte, Lacurie semble s’être pris d’une passion irrépressible et quasi-mystique pour… les têtes humaines. Ce sera l’occasion pour le lecteur de faire la connaissance des sept membres du Club Diogène, cinq hommes et deux femmes aux caractères tranchés: Vayec, Franklin, Fédor, le Maréchal, d’Orville, Camille et Lison… autant de pseudonymes, car l’identité réelle, l’existence de chacun des membres sont scrupuleusement conservées secrètes.

N’est-il pas flatteur de s’entendre dire que l’on possède une belle tête?
Depuis un fameux soir d’ennui où le Club Diogène s’est réuni dans sa suite de l’hôtel Impérial, Franklin ne l’entend plus vraiment de cette oreille.
Peut-être même maudit-il encore le Maréchal qui, s’il n’avait pas la fâcheuse habitude d’assister aux exécutions capitales, n’aurait certainement pas fait rentrer Benjamin Lacurie dans les annales du Club Diogène.

La Clef d’Argent (2002)140 pages 3.00 € ISBN : 2908254476 (2002)
Couverture : Fernando Goncalvès-Félix
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