Chevalier des

Corum 1

Il y avait en ce temps-là des océans de lumière et des cités dans les cieux et de farouches bêtes volantes en bronze… C’était le temps des dieux qui se manifestaient sur notre monde en tous ses aspects, le temps de la magie et des fantasmes… C’était un temps de richesse et un temps d’obscurantisme. Le temps des Maîtres de l’Epée. Le temps où se mouraient les Vadhaghs et les Nhadraghs, ennemis de temps immémorial. Le temps où l’Homme, esclave de la peur, commençait à se manifester, apportant avec lui la mort et la terreur…

Ce que vous venez de lire est quatrième de couverture. Elle est parfaite pour introduire le cycle.

En ces temps, le Prince Corum Jhaelen Irsei, le Prince à la Robe écarlate vivait dans le château familaile d’Erorn. Comme tous les Vadhags, il passait le temps de sa vie de presque immortelle à la recherche de la beauté, à la création, et à toute ce qui touchait l’esprit. Ils étaient heureux. Puis il voit mourir sa famille de terrible façon, torturée et assassinée par les Mabdens, nom donné dans ces temps reculés aux hommes. Il a apprit alors de ceux qui allaient devenir ses ennemis jurés les notions de haine et de vengeance. Sa quête commençait, et les mondes, de nouveau le théâtre de la guerre entre le Chaos et la Loi, allaient apprendre la portée de sa douleur.

Corum est un des incarnations du héros éternel, rôle donné aussi par le destin à Hawkmoon ,Elric, Erekosë, Kane, Cornelius, Carnélian, Glogauer, Bastable et d’autres…). Voyage entre les dimensions, les mondes, et le temps, le récit se lit malgré tout avec facilité. L’écriture de Michael Moorcock permet de profiter pleinement de ses personnages, de leurs personnalités parfaitement décrites. Rencontre avec les dieux, avec la souffrance. Mais aussi un amour impossible, mais pourtant devenant réel. Corum va rencontrer le premier prince des épées, Arioch, et ainsi vont être posées les bases du cycle. Le combat du Chaos et de la Loi. Avec Corum, héros qui n’a jamais demandé à l’être, mais à qui le destin ne laisse pas le choix.

M. Moorcock nous donne au passage une légende aux légendes des elfes, des mythes nordique ou celtes, pour ce que j’en ai vu. Il y en a sûrement d’autre. C’est de toute façon un cycle indispensable pour ce qui est de la fantasy, et qu’il faudra poursuivre avec les autres héros maudits de l’auteur.

L’Alatante Bibliothèque de l’évasion (1988)187 pages ISBN : 2-905158-05-0
Traduction : Bruno Martin
Titre Original : The Knight of the Sword (1971)

Couverture : Jérôme Bosch

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