Chevaucheur d’Ouragan de Sam Nell

Notre avis : Un premier roman d’une maîtrise stylistique et culturelle extrême. Une œuvre très ambitieuse pour un début de carrière plus que prometteur. Une poésie ténébreuse qui rime avec son titre : Chevaucheur d’Ouragan. Un voyage dans les arcanes de la magie et du mystère. Un début et une fin tournés avec brio. De nombreux passages réellement foudroyants. Je perçois dans cette œuvre quelque chose d’à la fois obscur et envoûtant comme un sortilège dont il faut à tout prix se libérer pour lire la page suivante et la page suivante… encore… encore…encore… Et de Scander : “Trouvons la Pierre Philosophale et le Graal, suivons les traces des atlantes et leur sagesse…”

Abel de Tyr, Chroniqueur sans envergure, panse les plaies de son âme dans la cité-épave de Kraal, sinistre repaire de ruffians. Par le truchement d’une mystérieuse astrologue, il est invité à bord du Souffle de l’Âme, mythique vaisseau volant et fleuron de la flotte corsaire de la reine des Orages. Sous les ordres de Trestan Vortigern, prince damné de la maison Vortex, commence pour lui la plus incroyable des odyssées… Un voyage qui l’entraînera aux confins de l’Empire atlante sur les traces des Minotaures, des dragons et de la Pierre Philosophale.

Mnemos (Août 2010) – Icares – 368 pages – 20 € – ISBN: 978-2-35408-090-7

Illustration : Sébastien Bermès

Biographie de l’auteur :

On ne choisit pas toujours son destin.

Si Sam NELL était né en 1809 dans le Shropshire. Il aurait sans doute embarqué pour le nouveau monde à bord du HMS Beagle, armé de son carnet et d’une mine de charbon…

S’il avait vu le jour en 1851, sur les rives du Mississipi, il aurait certainement abandonné ses études de dentiste pour s’acheter un colt et jouer au poker…

Voire même, s’il était venu au monde en 1900, sur les berges du Rhône, il lui serait poussé des ailes et il aurait survolé les Andes sur un vieux Breguet de l’Aéropostale…

Mais il est né en 1975, sur les bords de la Loire, et comme il n’a ni le pied d’un footballeur ni la voix d’une popstar, il finit ingénieur.

Pourtant, il dévore Homère, Verne, Dumas, Tolkien, Zelazny, Kay, Martin ; regarde en boucle Michael Mann, Ridley Scott et David Fincher ; attrape le virus du jeu de rôles ; s’achète des épées, une cotte de mailles et pratique l’escrime ancienne ; apprend la fauconnerie ; et voyage, toujours à la recherche de grands espaces sauvages…

Le verdict est sans appel : ce garçon est bourré de fantasmes romanesques contrariés. Et quelques années de finance plus tard, il se décide enfin à prendre la plume pour y mettre un peu d’ordre. Sur le papier à tout le moins.

Chevaucheur d’Ouragan sera son premier roman. Une fantasy épique. Quelque part entre Simbad et Elric de Melniboné. Loin de Darwin, Saint-Ex et Doc Holiday.

Encore que…


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