Chroniques des Ravens (les) de James Barclay

Balaia est un monde dominé par la magie. Quatre collèges se partagent ce pouvoir, quatre mentalités qui s’affrontent sur le terrain de la politique. Les Xetesh tirent leur pouvoir, leur mana, de forces démoniaques, à la plus grande colère de Julatsien. Les collèges de Dordover et Lystern s’intéressant plus à leur sort, leur puissance qu’à des problèmes moraux.

Sur ce monde, les conflits sont continuels, du moment qu’ils ne mettent pas en danger les collèges. Un monde parfait pour les troupes de mercenaires.

Les Ravens sont une de ces troupes. Peu nombreuse, mais extrêmement qualifiée, respectant toujours leurs contrats, ils sont aussi les plus chers, pouvant se permettre de choisir pour qui travailler. Non qu’ils aient une quelconque morale ou politique, pour cela ce sont de parfaits mercenaires. Mais ils ont un code d’honneur, et une entente sans faille. Comme par exemple, tuer, mais ne jamais assassiner.

Ce sont leurs aventures, leurs chroniques qui vont être relatées dans cette trilogie.

De l’ Heroic fantasy typique. Les chroniques commencent avec un groupe de héros/mercenaires déjà bien avancés dans la vie (pas autant que les vieux baroudeurs de Gemmell).
Un guerrier sans passé, surnommé L’inconnu, un barbare, Hirad, bourru et simple comme il se doit, un magicien elfe, Ilkar. Voilà pour l’ossature de la fine équipe. A ceux-là, rajouter quelques compagnons tout aussi solides, et vous avez une parfaite équipe de mercenaires, avec chacun sa spécialité et une ambiance bon enfant…, sauf lorsqu’il s’agit de combattre. Là, c’est le rêve de tout joueur de D&D qui voudrait avoir un groupe parfait  . Mais ça ne marche que dans les livres.

Heureusement, au-delà de l’imagerie typique, l’auteur a créé un monde où personne n’a le temps de se reposer, personnages comme lecteur. La mort survient aussi abruptement que le découpage des chapitres. L’écriture de ces chroniques est d’ailleurs une des marques les plus visibles de James Barclay. Des paragraphes assez courts qui nous font suivre presque au jour le jour les actions des différents personnages importants du récit. Cela donne un rythme de lecture très rapide, mais qui laisse peu de temps pour absorber les informations, et pour qui se perd facilement dans les noms, la distribution en première page, juste avant la carte, ne sera pas inutile.

On peut aussi remarquer parfois l’utilisation d’un langage actuel, mais cela passe bien.

En fait, j’ai eu un peu l’impression de lire la chronique d’une campagne de Donjons et Dragons, ou d’un autre jeu médiéval fantastique, surtout dans la description des combats individuels. Mais très bien écrit, et surtout bien rythmé.

Balaia est un monde dominé par la magie. Quatre collèges se partagent ce pouvoir, quatre mentalités qui s’affrontent sur le terrain de la politique. Les Xetesh tirent leur pouvoir, leur mana, de forces démoniaques, à la plus grande colère de Julatsien. Les collèges de Dordover et Lystern s’intéressant plus à leur sort, leur puissance qu’à des problèmes moraux.

Sur ce monde, les conflits sont continuels, du moment qu’ils ne mettent pas en danger les collèges. Un monde parfait pour les troupes de mercenaires.

Les Ravens sont une de ces troupes. Peu nombreuse, mais extrêmement qualifiée, respectant toujours leurs contrats, ils sont aussi les plus chers, pouvant se permettre de choisir pour qui travailler. Non qu’ils aient une quelconque morale ou politique, pour cela ce sont de parfaits mercenaires. Mais ils ont un code d’honneur, et une entente sans faille. Comme par exemple, tuer, mais ne jamais assassiner.

Ce sont leurs aventures, leurs chroniques qui vont être relatées dans cette trilogie.

Pocket Fantasy n° 5863 (2005)625 pages 9.30 € ISBN : 2-266-15144-4
Traduction : Isabelle Troin
Titre Original : Chronicles of the Raven (1999)

Couverture : Guillaume Sorel
Bragelonne 2002

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