Cinq Anguilles dans une Botte d’Humains de Jean Pierre Andrevon

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En 2065, le planeur de l’Union l’œil du ciel, qui surveille la Frontière sur les franges de la ceinture d’astéroïdes, repère un satellite sans signe distinctif.
Les six membres de son équipage entrent en contact avec quelque chose qu’ils ramènent sur terre. En 2067, Guillermo Fern Morus, généticien qui vit au secret sur une île de l’Océan Pacifique, décide de lancer aux trousses des spationautes un traqueur mi-homme, mi-robot nommé Zak. Pour mener à bien l’opération, il devra faire appel à Macno… Le Macno  » Magasin des Armes, Cycles et Narrations Obliques  » est une société virtuelle.
Elle n’existe pas physiquement, pas de bureau, pas d’adresse, pas de personnel. C’est une machine intelligente. Un computer relié aux réseaux, connectable, joignable et consultable internationalement par tous les moyens de communication. Il génère une certaine auto-indépendance, voire une forte personnalité intéressée par le bordel, la provocation et l’entropie. Il peut se découvrir efficace, vengeur ou farceur, en tout cas, on ne sait pas trop ce qu’il cherche.
Macno est le casse-couilles de l’avenir.

MACNO est une collection éphémère lancée par les éditions Baleine entre 98 et 2000 et qui a fait une quinzaine de tomes. Elle était supposée devenir le pendant SF de la série du Poulpe. Echec. Je suis généralement assez fan du Poulpe à quelques exceptions près donc bien tenté par cette collection.

Et un titre signé Andrevon, ça attire aussi. La collection fait généralement appel à des écrivains installés.

Dans ce court roman de pure SF, on suit initialement un groupe de 5 astronautes faisant face à un objet non identifié, à l’impact de cet objet et de son contenu sur leur vie et à la traque dont ils sont l’objet à leur retour sur ce qu’est devenue la Terre après le délitement des Etats : des privés (entreprises ?) y font ce qu’ils veulent.

L’histoire en elle même est plutot intéressante, mêlant manipulation génétique, espace, vampirisme dans une ambiance décadente cyberpunk. Je trouve la technique narrative d’Andrevon très bonne, le rythme est plaisant. Par contre, le roman global semble très décousu, comme s’il avait été raccourci en enlevant des chapitres : la traque de Zak commence bien et finit en eau de boudin puis est oubliée, macno est à peine évoqué puis passe au second plan sans qu’on ait la moindre idée de ses motivations, pas d’explication finale éclairante… tout cela a un parfum d’inachevé qui ne me donne pas très envie d’aller lire les autres tomes.

 

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