Compagnie de la foudre (La) de Stan Nicholls

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Orcs 1

Un monde où différente races vivent, sinon en paix, au moins selon des règles qu’ils connaissent. Les elfes, les nains, les orcs, font partie de ces habitants. Ils font partie des races aînées, les premières.
Un monde où la magie se marie à la nature, à la terre, à l’eau et à l’air. Un monde où tous font un, et se respectent.
Puis arrive les humains. Qui enferment l’eau et les hippogriffes dans des enclos. Qui détruisent les forêts. Qui chassent sans besoin de manger. Qui ont apporté avec eux deux maladies. Une physique, bénigne pour les humains, mortelle pour les races aînées, une morale, l’idée d’un dieu unique, et devant l’être… pour tous. La magie commence à se mourir, et les orcs, combattants nés, et nés pour combattre, se retrouvent à guerroyer contre des humains pour d’autres humains. Ne plus être des guerriers, mais des mercenaires.

Parmi ces orcs, il se trouve une compagnie à la réputation bien assise. Elle est commandée par Stryke. Il est maintenant au service de Jennesta, une hybride matinée d’humain.
Lors d’une mission spéciale, pour récupérer un objet pour sa maîtresse, il va se retrouver, lui et ses hommes, sur une toute autre voie que celle qu’il suivait jusqu’à maintenant. Son avenir va en être changé.

Grand fan des annales de la Compagnie noire, je n’ai pu m’empêcher de faire le rapprochement entre les deux récits. Mais cela n’est en rien gênant.
Les ors, créatures guerrières, à l’image déjà pas très positives pour les joueurs de Dongeons et Dragons, et dont l’impression pour le grand public n’a pas dû s’arranger avec le Film du seigneur des anneaux, trouve une place de héros.
Et quel plaisir de suivre cette idée. Un capitaine, un toubib, une orc, un nain (si, si) menant d’une poigne de fer une petite compagnie d’autres orc. Les personnages ont un vécu, une personnalité, qui se découvre pendant qu’ils prennent conscience d’eux même. Chacun est un cocon grossier qui s’ouvre sous les yeux du lecteur. Et qui s’ouvre dans la douleur, les combats, les fuites et les massacres. Ca tranche, ça pile, le sang gicle, mais sous cette couche (oui, rappeler vous, quand Shrek explique le coup de l’oignon) rude, ce cache aussi de l’amitié, un soin des autres (enfin surtout des autres membres de la compagnie), et aussi des envies positives, comme la liberté, pour tous. Liberté qui leur a été enlevée par les humains.

Dans la quatrième de couverture, l’éditeur parle de parabole sérieuse sur la conquête des Amériques par l’homme blanc et l’extermination des Amérindiens. C’est exact, mais que cela ne vous fasse pas peur, lecteurs, il n’y a pas de tartine de morale, comme vous pourriez en trouver dans Alvin le faiseur, un très bon livre, soit dit en passant.

Une autre différence notable avec les Annales de la Compagnie noire, est le niveau de lecture, plus simple, et la lecture plus rapide. Cela ne veut aucunement dire que l’écriture est mauvaise, ou que le récit est vide. Simplement qu’il se lit plus facilement. J’insiste.

Donc, pour finir, un excellent début de trilogie, ne demandant pas un haut niveau de lecture pour qui ne se laisse pas impressionner par l’idée d’une trilogie. Au fait les trois tomes sont déjà sortis. Donc pas d’attente. Le pied non ?

Regardez-moi ! Regardez l’orc ! Je lis dans vos yeux de la peur et de la haine. Vous me considérez comme un monstre, un prédateur des ténèbres, un démon dont vous parlez pour effrayer vos enfants. Une créature à traquer et à abattre comme une bête. Le moment est venu de prêter l’oreille à la bête. Et de savoir qu’elle vit aussi en vous. Vous me craignez, mais je mérite votre respect. Maras-Dantia était notre royaume, celui des nains, des elfes et des autres races aînées, longtemps avant que votre espèce ne vienne le saccager. Longtemps avant que vous ne dévoriez notre magie et ne violiez l’âme de notre monde. Ecoutez mon histoire. Regardez couler mon sang et remerciez les dieux. Remerciez-les que ce soit moi et pas vous qui aie manié l’épée. Remerciez les orcs nés pour se battre et destinés à ramener la paix !
2001 Bragelonne (2001)298 pages 9.99 € ISBN : 2-914370-12-1
Traduction : Isabelle Troin
Titre Original : Orcs, first blood book 1 : Bodyguard of lightning (1999)

Couverture : de Didier Graffet
1999 1999

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