Conqu

Les Aventuriers de la mer 3

Hiemain, embarqué de force sur la Vivenef La Vivavia, arrive à s’échapper. Mais ce sera pour tomber de Carybe en Scylla Cet intermède douloureux lui ouvrira les yeux sur le monde des esclaves, monde qu’il réprouvait déjà, mais qu’il va connaître de l’intérieur. Pendant ce temps, Vivacia en profite pour se découvrir aussi. Elle n’est pas seulement un navire, elle n’est pas seulement parce que les Vestri sont. Les rapports entre elle et Hiémain vont en être modifiés, mais peut être renforcés.

Les serpents font leur retour dans le récit, créatures toujours aussi énigmatiques, et pour qui le destin ne semble ne pas être plus clément. Celui-qui-se-souvient semble perdu entre ce la situation devrait être et ce qui est.

Althéa, de son côté, toujours obsédée par son but, reconquérir sa vivenef, fini son voyage en temps que mousse. Brashen est de plus en plus amoureux de la jeune femme, mais Althéa refuse, se refuse ces sentiments, qui pourtant la troublent. Seul La Vivacia et défaire son beau père reste important pour elle.

Du coté de Kennit, tout n’est pas rose non plus. Enfermé dans son rôle de Capitaine machiavélique, il repousse toute marque d’affection ou d’aide de la prostituée qu’il a embarqué sur son navire. Pourtant, elle, comme son équipage l’aime réellement, ce qu’il ne peut comprendre. Peut être qu’il est vraiment, mais vraiment méchant, celui-là. Et comme le destin ne semble pas avare de coup tordu, dans ce volume, il ne va pas être ménagé, loin de là.

Pour finir, la famille restée a terre n’est pas oubliée. Entre Malta, demi sŒur d’Althéa, jeune fille tout ce qu’il y a de frivole, écervelée (mais peut être aussi mauvaise que son père, le capitaine Kyle), qui voudrait être déjà femme, mais que sa mère, Keffria, et sa grand mère ont le plus grand mal à tenir, les Marchands du désert des pluies, les nouveaux marchand, les chalcèdes qui deviennent envahissant, un Gouverneur laxiste et décadent, le destin peut se lâcher. Et s’il a de bonnes nouvelles pour tout ce petit monde, pour l’instant, il garde tout ça dans la manche et n’abat que de mauvaises cartes.

Contrairement à ce que je pensais à la fin du deuxième volume, par encore de raccord entre les différentes histoires… ha si, entre Hiémain et le capitaine Kennit, dur contact d’ailleurs.
Comme dans l’assassin royal, les différents personnages n’ont pas le temps de s’ennuyer, et nous non plus. Cela pourrait même devenir excessif, autant de malheur, mais l’écriture ne nous pousse pas à ce genre de considérations. Entre coups de colère familiaux et tempête en mer, le rythme nous tient, et l’on attend, presque sadiquement, comme le spectateur qui attend que le voltigeur rate les bras de son partenaire, de savoir ce qui va encore leur tomber dessus.

Bon, ben il va falloir attendre le quatrième volume maintenant ?

Perdu à Jamaillia, Hiemain s’apprête à affronter son destin.
Dans sa fuite, l’apprenti prêtre va retrouver Vivacia pour subir avec elle les événements les plus douloureux de leurs jeunes existences. Son père, le capitaine Kyle, de plus en plus violent et humiliant, leste la vivenef d’esclaves, attirant les serpents de mer. Quant à Malta, elle entre progressivement en conflit avec ses aïeules et leur procure bien des tourments. Les Vestrit se déchirent de l’intérieur.
Pendant ce temps Kennit le pirate, affaibli et mutilé à l’issue d’un terrible abordage, sent la chance le quitter. Posséder une vivenef devient pour lui une priorité, un impératif audacieux mais quasi suicidaire.

J’ai Lu Fantasy (Mai 2004)379 pages 7.60 € ISBN : 9782290337066
Traduction : A. Mousnier-Lompre
Titre Original : Ship of Destiny (2000)

Pygmalion 2002

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