Dans l’abîme du temps adapté par Gou Tanabe

D’après la nouvelle Dans l’abîme du temps de H.P. Lovecraft

Les éditions Ki-Oon propose un deuxième titre de Gou Tanabe adapté des oeuvres de H.P. Lovecraft et nous avions déjà tout le bien que nous pensions des Montagnes hallucinées parues en deux volumes en 2018 et 2019.

Pour vous rafraîchir un peu la mémoire, les volumes en question était centrés sur la nouvelle éponyme qui mettait en avant une expédition scientifique en Antarctique avec pour résultat d’étranges découvertes.

Nous repartons ici sur un mode similaire même s’il est beaucoup plus question de possession (ou de transfert de corps, vous le traduisez comme vous voulez) et de voyages dans le temps.

Le professeur Peasley, dès le début de notre histoire, est en compagnie du Professeur Dyer, qui faisait partie de l’expédition en Antarctique, et tous deux semblent sur la piste de la Grand-Race. Le cheminement pour arriver jusqu’à cette étape constitue le récit de ce manga conséquent, s’appuyant donc sur un écrit de Lovecraft datant de 1936.

Car tout aussi réelle plane sur notre monde une ombre moqueuse et inconcevable : une ombre hors du temps

L’histoire tourne donc autour du Professeur Peasley, professeur en économie politique, qui en 1908 va subir une amnésie qui va durer cinq longues années et lui coûter, entre autres, sa famille. Mais au retour de cette amnésie, il va s’attacher à comprendre d’où lui viennent ses étranges cauchemars qui le projettent dans des architectures inconnues et au sein de créatures qu’il n’aurait jamais pu imaginer tout seul.

En voulant percer les secrets qui entourent sa maladie, et désormais soutenu uniquement par son deuxième fils Wingate, la traque des créatures qu’il voit vont occuper tout son temps et son énergie. Que s’est-il passé durant ces 5 années ? C’est ce que nous avait raconté H.P. Lovecraft et que reprend donc ici Gou Tanabe avec le même talent que pour les Montagnes Hallucinés.

Le récit est construit de la même façon et nous retrouvons beaucoup de points communs avec la première expéditions. Les dessins rendent la tension et l’horreur dans le même temps de cet univers alternatif que découvre notre malheureux professeur et ses cauchemars vont devenir nos cauchemars dans le dessin est précis et ciselé.

La différentiation entre le monde réel et le monde onirique du personnage nous permette de bien comprendre ce qu’il se passe.

Cette collection “Lovecraft” est vraiment une très bonne idée, le choix étant fait de faire cette nouvelle publication avec une couverture cuir faisant à nouveau de cette parution un très bel objet.

J’attend donc la prochaine parution, La couleur tombée du ciel, prévue pour mars 2020, avec beaucoup d’impatience.

Ki-Oon (Septembre 2019) – 362 pages – 17,90€ – 9791032704899
Traduction : Sylvain Chollet (Japon)
Titre Original : Toki o koeru kage Lovecraft kessakushu vol 1 & 2
Adaptation Graphique : Clair Obscur

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