Delirium de Lauren Oliver

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“Les maladies les plus dangereuses sont celles qui nous donnent l’illusion d’aller bien.”

Voilà comment commence le premier chapitre : avec une citation d’un des proverbes du Livre des trois S. Ce Livre des trois S est la base de l’histoire : c’est les règles, les rites et les mœurs véhiculés par ce livre que suivent les habitants de Portland. Ce livre fait toute l’originalité du roman. A chaque début du chapitre, on peut lire une citation du Livre des trois S ou de tout autre livre officiel et qui va dans le sens du système. Et ça, c’est quand même vraiment bien pensé et surtout ça signifie que Lauren Oliver s’est réellement investie dans son univers : il n’y a pas à douter qu’elle a écrit le Livre des trois S. Du coup, la curiosité est grande avec l’espoir de pouvoir le lire en entier un jour.

Quant au reste de l’histoire ça ressemble à d’autres histoires déjà lues et c’est un peu dommage car cela ne fait pas de ce livre un coup de cœur. Un bon moment, agréable comme la plupart de ces histoires, certes, mais rien de sensationnel. L’histoire entre Lena et Alex, les deux personnages principaux du roman, est un peu longue à se mettre en route. Mais heureusement, il y a cette histoire des symptômes du Delirium, des Invulnérables qui ont subis l’opération, des Vulnérables parce qu’ils ne l’ont pas encore vécue et des Invalides qui résistent et restent avec la maladie du Delirium.

Parler de la fin du roman, reviendrait à tout raconter. Pour ne pas en gâcher le plaisir, il n’y a plus qu’à se plonger dans le Delirium et peut-être contracter le deliria nervosa pour la plume cristalline de Lauren Oliver.

Hachette Jeunesse (Janvier 2011) – Black Moon – 451 pages – 18,00€ – 9782012021266

Traduction : Alice Delarbre

Couverture : Gustavo Marx

Et si rien n’était plus dangereux que l’amour ?

Plus que quatre-vingt quinze jours, et je serai enfin protégée de l’amor deliria nervosa. Après le protocole, je serai heureuse et en sécurité. Pour toujours. C’est ce que tout le monde dit. Et je l’ai toujours cru. Jusqu’à aujourd’hui.

Car aujourd’hui, tout a changé.

Si l’amour conduit à la folie, alors je veux perdre la raison. Si l’amour est une maladie, alors je veux être contaminée. Si l’amour est la vérité, alors je préfère une seule seconde de cette vie qu’une éternité de mensonges.

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