Des Fleurs pour Algernon de Daniel Keyes

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Algernon est une souris de laboratoire dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l’intelligence. Enhardis par cette réussite, les deux savants tentent alors, avec l’assistance de la psychologue Alice Kinnian, d’appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d’esprit employé dans une boulangerie.

C’est bientôt l’extraordinaire éveil de l’intelligence pour le jeune homme. Il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l’amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser.

Mais un jours les facultés supérieures d’Algernon déclinent. Commence alors pour Charlie le drame atroce d’un homme qui, en pleine conscience, se sent retourner â l’état de bête…

  • Editeur :J’ai lu (25 avril 2001)
  • Collection :Science Fiction
  • Langue :Français
  • ISBN-10:2290312959
  • ISBN-13: 978-2290312957

4,80€

Ce livre représente pour moi la difficulté extrème que peut etre la rédaction d’une quatrième de couverture: trop en dire ou ne pas donner envie. Le choix ici est à mon avis d’en avoir trop dit ce qui m’a posé beaucoup de problèmes pour entrer dans ce roman pourtant réputé comme chef d’oeuvre.

Savoir que le narrateur/héros va passer du stade débile à génie pour revenir à débile en 3 ou 4 mois enlève tout le suspense et réduit le roman à sa valeur narrative et émotive. Il faut reconnaitre que le roman n’en manque pas et qu’il est particulièrement poignant. Conçu comme un recueil de compte-rendus rédigés par le cobaye – pleins de fautes et bébètes au début, normaux au milieu et regressant sur les dernières pages. Comme tout texte à la première personne (à mon avis), le rendu est beaucoup plus dense psychologiquement – le contenu de l’intrigue est d’ailleurs réduit à sa plus simple expression. 100% psychologie, 0% action.

De toute façon, le pari est tenu : le roman est une belle réussite qui remplit son contrat, il prend aux tripes, il a d’ailleurs été adapté en téléfilm (plébiscité par les spectateurs d’allociné). Le seul reproche que je pourrais lui faire est que l’on sent dans le style que le roman est déjà un peu ancien (Prix Locus en 1960).

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