Des lendemains qui scintillent de Alfred Elton Van Vogt

En apprenant qu’il a mérité l’accolade, le Pr higenroth ets partagé par deux sentiments contradictoire. D’une part, il veut vivre pour continuer à mettre son intelligence au service de la patrie, mais d’autre part, il sait qu’il a définitivement triomphé de son principal opposant, le Dr Glucken.
Sa femme, une jeune beauté de 20 ans, se rejouit de la nouvelle, car son mari se voit recompensé de son travail. Et surtout, elle préfère son adversaire, qui lui est plus jeune et encore promis à un bel avenir. Quel besoin avait son mari d’écrire des tracts contre le régime, il en paye le prix maintenant.
Se résignant à son sort, tandis que son brillant adevrsiare vient le féliciter et prendre la mesure de ce qu’il va bientôt gagner, Higenroth prépare sa vengeance. Il inscrit le secret de la transdiffusion dans l’adn de son fils encore dans le ventre de sa femme. Son secret sera révélé le jour de son 21eme anniversaire. Puis, lorsqu’on vient le chercher pour l’Accolade et que Lilgin, le dictateur, lui fait l’honneur de lui parler. Il enclenche la transdiffusion, procédé consistant à diffuser une image simultanément sur toute la planète, et ainsi, le mond entier voit Lilgin et Higenroth s’entretenir ensemble. Désormais, le dictateur est sous la menace de ce procédé dangereux pour la sureté de l’état. Mais l’exécution a belle et bien lieu, et tout se déroule comme prêvu pour les survivants.
Une vingtaine d’années plus tard, un jeune homme débarque à la cité des sciences de l’information, une prison moderne pour scientifiques contestataires. Le seul hic est que ce jeune homme est innocent. Mais pour une obscure raison, il est nommé le soir même membre du présidium, au poste de president scientifique. Tellement jeune pour un poste d’une telle ampleur, il ne fêtera ses 21 ans que dans 3 jours.

En pleine guerre froide, van vogt écrit un livre sur les dictatures. Loin des goulags et autres joyeusetés de ces régimes. Il nous en montre le côté machiavélique, avec des sosies du dictateur pour égarer les ennemis, des co-présidents toujours aussi hypocrites et sycophantes, une propagande populaire toujours aussi efficace. En effet, sous couvert de glorification des scientifiques, l’accolade n’est qu’une vaste fumisterie couvrant les exécutions des intellectuels dérangeants. Connaissnat toutes les caractéristiques de ces régimes autoritaires, l’auteur nous plonge en plein dedans. Lilgin joue le jeu du ” petit père des peuples” jusqu’au bout. Lorsque la transdiffusion entre en action, il s’adresse directement au spectateurs, leur explique ce qu’il fait, les remercie de le soutenir, montre tout ce qu’il fait, même les actions le splus intimes. Le peuple lui a confié le pouvoir et il entend lui montrer qu’il ne lui cache rien.
Loin d’une description plus sombre, comme Orwell dans 1984, celle ci entre dans la sphère politique, avec tous les mécanismes régulant cette vaste arène. Orlo Thomas, jeune homme innocnet y est plongé et fait tout pour survivre, trouver une tâche essentielle, réflêchir aux actes les plus futiles, tout entre en jeu dans la décision de sa survie. Il incar,e la jeunesse, état de santé tant chéri par le régime qui lui accorde les honneurs et les lui retire quand le bénéficiaire est devenu trop peu jeune. 3 jours, voilà ce qu’il lui reste à vivre si tout se passe bien, et ils ne seront pas de trop vu l’ampleur de la tâche. Découvrir qui il est vraiment et pourquoi il est condamné à mort à la moindre erreur lors de son mandat de président. Surmonter les intrigues de palais et choisir son camp ne sera pas tâche facile.

Le Pr Higenroth venait de recevoir la lettre officielle l’informant qu’il avait mérité l’Accolade. C’était la suprème récompense qui pouvait être décernée à un scientifique. L’ennui était que l’Accolade consistait en la décapitation de l’interéssé dont le savoir était supposé se transmettre immédiatement à l’esprit de ses élèves au moment de sa mort. Or, le Pr Higenroth n’avait pas envie de mourir.
Que faire lorsqu’on vit dans un pays gouverné par un dictateur impitoyable assisté d’un présidium composé de membres prêts à tout pour éviter de tomber en disgrâce? La résistance était inutile, la fuite impossible.
Il restait cependnat une arme au professeur : son invention, la transdiffusion. Que pourrait faire le dictateur si tous ses gestes, toutes ses paroles étaient perçus à chaque instant par l’ensemble de la nation.

J’ai Lu (1975)230 pages
Traduction : Michel Deutsch
Titre Original : Future Glitter (1973)

Couverture : Tibor Csernus
1973

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