Dieu des Cendres de François Debois et Nathaniel Legendre

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L’histoire se déroule en Irlande dans la région du Connemara. Le Tome 1 s’ouvre en l’an 928 de notre ère, ou des femmes retranchées dans une grotte sont massacrées par des vikings. Cette grotte deviendra au 18ième siècle, un lieu de culte secret du dieu des rats, alias le Luchtigern pour les adorateurs Celtes.

Après cette sanglante introduction, nous nous retrouvons en 1754. Sir Turpins, plume renommée en Irlande, arrive au manoir du très sombre Lord Bolton pour y rédiger sa biographie. Dès lors nous allons vivre le terrible destin de Jack Bolton. Terrible car, très rapidement, Turpins découvre que Bolton n’est autre que le seigneur des rats ! Notre biographe est maintenant condamné à compléter son Œuvre. En 1649, Jack Bolton, anglais de 25 ans, est un jeune peintre doué pour son art mais également un libertin épanoui.
Et cela dénote à cette époque, car Cromwell impose le puritanisme à l’Angleterre et part en guerre contre l’Irlande catholique. Acquis à la cause de Cromwell, l’ambitieux William Bolton piège son propre frère en utilisant sa faiblesse pour la chair. Jack Bolton n’a d’autre solution que de s’engager dans l’armée britannique débarquée en terre Irlandaise. C’est la bascule pour notre conteur que l’on pense sortir indemne de cette guerre. Or, coupable de fautes, il est la cible d’une malédiction et sera l’instrument de vengeance pour chaque vie Irlandaise victime de la guerre. La guerre terminée, pour remercier les vainqueurs, l’Angleterre confisque les biens Irlandais au profit de ses bras armés méritants. C’est ainsi que Jack, que son fidèle ami Edward, rencontré sur les champs de bataille et que d’autres fidèles serviteurs armés de Cromwell prennent possession de terres, manoir et personnels. Jack y rencontre Ana, une servante de caractère qui ne cache pas son opposition à l’envahisseur. Ana deviendra l’amour de sa vie, mais la malédiction fait son office. Chaque fois qu’un anglais refuse de payer l’eineachlan – une sorte de tribu pour expier une faute – il est la victime du Luchtigern réincarné en Lord Bolton.

Le Tome 2, est le dénouement de cette malédiction. L’album est rythmé par les poursuites : Jack, aidé d’Edward, recherche Ana, son amour perdue. Mais ce n’est pas son seul problème, , Jack doit fuir d’avides et tenaces poursuivants, par ordre d’apparition : son frère, dont le dessein est d’utiliser et retourner le Luchtigern à son profit, Crawford, un chasseur de sorcières, veut comprendre le secret de la transformation en Luchtigern, enfin un druide dénommé Turpins … aurait il un rapport familiale avec notre brave biographe ? Je vous laisse avec le Dieu des Cendres, dont vous l’aurez compris le final ne déçoit pas.

Les deux tomes se lisent avec grand plaisir et ne plairont pas qu’aux fans de légendes celtiques. Le scénario de François Debois mêlant légende celte et faits historiques est réussi. De l’aventure, de l’amour, du mystère, du suspens maintenu entier jusqu’au bout du bout du second album, tel pourrait être la bande annonce, la formule est commune je le concède mais elle s’applique parfaitement à la série. Le dessin d’Aja – alias Alberto Jimenez Albuquerque- sert grandement le scénario, le graphisme est superbe, un plaisir pour les yeux. On regrette une chose, certaines bulles taille timbre mériterai un dimensionnement à la hauteur, non je n’ai pas de problème de vue… pas encore. Enfin mention bien également pour les couleurs de Sandrine Cordurié, cela participe grandement à l’atmosphère des albums. A quand une nouvelle série ?

Votre navigateur ne gère peut-être pas l’affichage de cette image. L’histoire se déroule en Irlande dans la région du Connemara. Le Tome 1 s’ouvre en l’an 928 de notre ère, ou des femmes retranchées dans une grotte sont massacrées par des vikings. Cette grotte deviendra au 18ième siècle, un lieu de culte secret du dieu des rats, alias le Luchtigern pour les adorateurs Celtes.

Après cette sanglante introduction, nous nous retrouvons en 1754. Sir Turpins, plume renommée en Irlande, arrive au manoir du très sombre Lord Bolton pour y rédiger sa biographie. Dès lors nous allons vivre le terrible destin de Jack Bolton. Terrible car, très rapidement, Turpins découvre que Bolton n’est autre que le seigneur des rats ! Notre biographe est maintenant condamné à compléter son Œuvre. En 1649, Jack Bolton, anglais de 25 ans, est un jeune peintre doué pour son art mais également un libertin épanoui.
Et cela dénote à cette époque, car Cromwell impose le puritanisme à l’Angleterre et part en guerre contre l’Irlande catholique. Acquis à la cause de Cromwell, l’ambitieux William Bolton piège son propre frère en utilisant sa faiblesse pour la chair. Jack Bolton n’a d’autre solution que de s’engager dans l’armée britannique débarquée en terre Irlandaise. C’est la bascule pour notre conteur que l’on pense sortir indemne de cette guerre. Or, coupable de fautes, il est la cible d’une malédiction et sera l’instrument de vengeance pour chaque vie Irlandaise victime de la guerre. La guerre terminée, pour remercier les vainqueurs, l’Angleterre confisque les biens Irlandais au profit de ses bras armés méritants. C’est ainsi que Jack, que son fidèle ami Edward, rencontré sur les champs de bataille et que d’autres fidèles serviteurs armés de Cromwell prennent possession de terres, manoir et personnels. Jack y rencontre Ana, une servante de caractère qui ne cache pas son opposition à l’envahisseur. Ana deviendra l’amour de sa vie, mais la malédiction fait son office. Chaque fois qu’un anglais refuse de payer l’eineachlan – une sorte de tribu pour expier une faute – il est la victime du Luchtigern réincarné en Lord Bolton.

Le Tome 2, est le dénouement de cette malédiction. L’album est rythmé par les poursuites : Jack, aidé d’Edward, recherche Ana, son amour perdue. Mais ce n’est pas son seul problème, , Jack doit fuir d’avides et tenaces poursuivants, par ordre d’apparition : son frère, dont le dessein est d’utiliser et retourner le Luchtigern à son profit, Crawford, un chasseur de sorcières, veut comprendre le secret de la transformation en Luchtigern, enfin un druide dénommé Turpins … aurait il un rapport familiale avec notre brave biographe ? Je vous laisse avec le Dieu des Cendres, dont vous l’aurez compris le final ne déçoit pas.

Couverture : Alberto Jiménez Albuquerque (Dessin) Sandrine Cordurié et Anouk Pérusse-Bell (Couleurs)

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