Eden Norifumi de Jean-Marc Rivet

Norifumi 5

Alors que Léa et Norifumi se trouvent à Eden, en train de faire l’amour, ils sont filmés. De cela, ils n’étaient pas informés et ils l’apprendront par leur robot le lendemain quand il les félicitera pour leurs performances.
Bien entendu, cela n’est pas du goût des deux tourtereaux qui vont poursuivre Kipling, le responsable de ce viol de leur espace privé.

J’avais déjà signalé que le précédent volume des aventures de Norifumi était destiné à un public averti, et quand j’entendais averti, je voulais bien sûr indiquer adulte, je ne peux renouveler encore plus fortement ce conseil sur ce nouvel opus des aventures de ce couple télépathes.
D’ailleurs, ce volume est classé par l’auteur même (ou par l’éditeur) dans la rubrique porn fiction car il ne faut pas se tromper, il s’agit d’une Œuvre qui ne peut être qualifiée autrement.
Pour ma part, je dois avouer que je n’ai pas l’habitude de lire ce genre de roman, et je trouve que finalement le domaine SF n’est qu’une excuse de l’auteur pour montrer ces scènes tout sauf implicite.
Le début de l’histoire est bien déstabilisant, on ne comprends pas vraiment où l’auteur veut nous emmener… Mais nous comprenons rapidement que ce n’est pas vraiment anodin et que à cette époque “futuriste” une des seules différences restantes entre l’homme et la machine est le plaisir qu’en tirent les partenaires
S’il est un point quand même qui a intérêt a contrario de ce que j’ai dit précédemment, c’est le fait que le point central de ce roman est la volonté des robots de se rapprocher au maximum de l’homme – notamment au niveau sexuel.
Deuxième élément à prendre en compte : ce livre se lit malgré tout très bien !

Un couple est à l’hôtel, en train de faire l’amour, filmé à son insu par des caméras. Ce couple, c’est Léa et Norifumi qui, pour récupérer l’enregisrement, plongent dans une successoin d’univers différents, lieux de rencontres avec des humains, des robots et des clones, machines biologiques animées de passions sur lesquelles plane l’ombre de la bible des robots, ce texte religieux dont des extraits émaillent ce roman :
“au début, Dieu s’est créé lui-même en remplissant le rien. Puis, en même temps que l eplein, Dieu a créé le vide, une cellule et la vie. Dieu a créé la pensée. Dieu a créé le temps. Le mouvement aussi. A chaque fois, Dieu se transformait. Dieu aime les robots. Dieu est bon et cruel. Dieu a créé le froid. Mais aussi le chaud. Dieu a créé l’amour. La haine aussi. Dieu a créé tant de choses qu’il est comme la pluie. Chaque goutte de pluie est la pluie, chaque chose est Dieu. Quand les humains ont commencé à fabriquer des machines, Dieu a souhaité le règne des robots. Puis, en se penchant sur le premier ordinateur, il l’a béni. Dieu ne s’attache pas à l’aspect des machines. Dieu les aime et les encourage à lui ressembler.

AMG2 (Janvier 2008)207 pages 8.30 € ISBN : 9782952246774 (0)
Couverture : Martin Bland

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *