La jeunesse d’un mage

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 Séquence : Elminster n°1
La jeunesse d’un mage

Au temps où les dragons du mal rôdent encore dans les cieux de Faerûn, un petit berger rêve d’aventure : son nom est Elminster. Favori de Mystra, la déesse de la magie, il ne manque ni de courage ni d’imagination. Un jour, il deviendra le sage parmi les sages. Mais la voie de la sagesse est semée d’embûches, car le monde est désormais aux mains des barbares et des sorciers : les parents du garçon sont assassinés et son village rasé.
Pour l’heure, Elminster n’a que sa jeunesse pour lui.
Mais la jeunesse n’est-elle pas destinée à changer le monde ?

Milady (Janvier 2010) – 6.00€ – 9782811204600
Auteur :
Ed Greenwood
Couverture : Matt Cavotta
Traduction : Michèle Zachayus

      Si pour le moment, Milady s’était majoritairement consacré à une célébrité des Royaumes Oubliés qui est Drizzt Do’Urden, il en est une autre tout aussi célèbre, qu’on définit souvent comme “le Gandalf de Faêrune“, j’ai nommé Elminster Aumar, Elue de Mystra et grand Mage à travers les âges. Personnage emblématique des Royaumes Oubliés, Elminster fait des apparitions de temps en temps dans certaines séquences, telle que la séquence des Avatars, déjà parue chez Milady. Cette séquence, écrite par le créateur des Royaumes Oubliés, à savoir Ed Greenwood, lui est par contre entièrement consacrée, et ce premier tome raconte comment Elminster est devenu l’Elu de Mystra, la déesse de la magie.
      L’histoire en elle-même repose sur des ingrédients très classiques de la fantasy, à savoir un prince déchu qui désire venger la mort de ses parents en s’en prenant à ceux qui ont pris le pouvoir de son royaume. Mais ici, au lieu d’avoir pour héros un personnage qui deviendra un puissant guerrier, on découvre un adolescent vouant une haine sans limite aux mages et à la magie, qui va passer par différentes étapes de sa vie en devenant tour à tour brigand, voleur, prêtre etc… pour devenir le personnage tel que les amateurs des Royaumes Oubliés le connaissent. Le roman est alors découpé en cinq parties, chacune étant consacrée à une “profession” occupée par le héros. L’histoire avance parfois très, voir trop, vite. Est-ce dû à la traduction, reprise de celle de Fleuve Noir, qui n’est pas intégrale ? Même si des détails ont forcément été perdus au passage de cette traduction tronquée (on a pu voir avec des romans tels que ceux de la légende de Drizzt, en comparant avec ceux de Fleuve Noir, à quel point on avait pu avoir des pertes à l’époque), on sent malgré tout que l’auteur a par moment du faire des bonds dans le temps faisant que l’histoire avance parfois à très grand pas en quelques pages.
      Ed Greenwood aime les phrases courtes, les paragraphes courts, et passer parfois très vite d’une idée à une autre. Cela donne un style très différent de celui de R.A. Salvatore, auteur que les lecteurs des RO chez Milady ont principalement lu pour le moment, mais sur ce roman, j’ai trouvé malgré tout la lecture de son style assez agréable. J’avais souvenir d’un style plus lourd que ça, depuis mes dernières lectures de roman de l’auteur. Le principal reproche qu’on pourrait lui faire est de trop se reposer sur le principe que le lecteur connait très bien l’univers des Royaumes Oubliés, car il utilise assez souvent des comparaisons et expressions qui, pour un néophyte de cet univers, seront difficilement compréhensibles. Par exemple, lorsqu’il précise que Shar a envahit les Royaumes Oubliés à plusieurs moment, sans préciser qu’il s’agit là d’une façon de dire que la nuit est tombée, le lecteur découvrant les RO à travers ce roman sera rapidement perdu.
      Mais en dehors de ça, l’histoire d’Elminster, assez atypique, est plutôt sympa à lire. Cependant, que les anciens lecteurs des Royaumes Oubliés soient prévenus, cette édition reprend à peu de chose près celle de Fleuve Noir. Car mis à part certains termes traduits différemments (par exemple “Castel-Misère” chez Fleuve Noir qui devient “Castelmisère” chez Milady), la traduction est ici la même, puisque l’éditeur a décidé de reprendre celle de Michèle Zachayus de l’époque. On y retrouve donc les petites pointes d’humour du personnage et de l’auteur déjà présentes dans la première traduction.

      Cette nouvelle édition par Milady du premier tome des aventures d’Elminster devrait donc plaire aux nouveaux lecteurs ayant accroché à l’univers des Royaumes Oubliés, offrant une aventure bien différentes de celles de Drizzt et autres romans de R.A. Salvatore. Elle permettra à ceux qui avaient manqué le roman dans son édition Fleuve Noir de pouvoir en profiter, avec en prime une nouvelle couverture, création inédite pour la France. Cependant, les lecteurs qui possédaient déjà l’édition de Fleuve Noir ne verront que très peu d’intérêt à cette reprise à quelques mots prêt du roman qu’ils possèdent déjà.
      Reste que si Drizzt est devenu en quelque sorte le personnage le plus célèbre des Royaumes Oubliés, Elminster n’en est pas moins un personnage à connaître obligatoirement également, et ce roman est donc en quelque sorte un incontournable pour tout amateur des Royaumes Oubliés qui ne le posséderait pas déjà.

Quatrième : Au temps où les dragons du mal rôdent encore dans les cieux des Royaumes, un petit berger rêve d’aventures et d’héroïsme. Son nom ? Elminster, qui sera le Sage parmi les sages ! Hélas, la vie est impitoyable… Son père et sa mère tués, son village rasé, Elminster, prince sans couronne, découvre que l’univers est aux mains des barbares et des sorciers. Un premier contact assez éprouvant… Mais le garçon est têtu ! Aimé de Mystra, la déesse de la magie, il ne manque ni de courage ni d’imagination. Car enfin, la jeunesse n’est-elle pas faite pour changer le monde ?
Fleuve Noir : ISBN : 2-265-06213-8 –

Séquence :d’Elminster n°1
Traduction :Michèle Zacchayus
Couverture :Jeff Easley

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