En Panne Sèche d’Andreas Eschbach

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Même la dernière goutte d essence permet encore d accélérer. Mais pour combien de temps ? L humanité va-t-elle affronter son plus grand défi ?

La fin de l ère du pétrole est imminente. Quand le plus grand champ pétrolifère du monde se tarit, en Arabie séoudite, des bouleversements se mettent en branle. Notre civilisation touche-t-elle à sa ruine ? Markus Westermann, lui, parie sur un miracle : il croit détenir une méthode qui permet de trouver de l or noir. Beaucoup de pétrole. Encore faut-il que ce ne soit pas une illusion. Et lui faut-il jalousement en garder le secret s il veut en tirer tout le bénéfice. Voici le parcours d un jeune ambitieux qui veut conquérir l Amérique et le monde. Une trajectoire semée d embûches, de mystères et de dangers. De coups de théâtre et de révélations inattendues. Un thriller environnemental stupéfiant en même temps qu une réflexion sur les errements et les défaillances à venir de notre société de consommation.

 

  • Broché:768 pages
  • Editeur :ATALANTE (15 janvier 2009)
  • Collection :Insomniaques et ferroviaires
  • Langue :Français
  • ISBN-10:2841724204
  • ISBN-13: 978-2841724208

La quatrième de couverture laisse entrevoir un roman post-apocalyptique « classique » mais En panne sèche va plus loin. Le roman se veut plus un roman d’anticipation que de SF, du moins est-ce ainsi que je le perçois. Jonglant constamment entre les époques ce qui incite à bien rester concentré, il permet de suivre les évolutions du paysage énergétique mondial principalement sous l’angle pétrolier même si les énergies alternatives sont également présentes. Le héros est un jeune ambitieux évoluant dans le monde du pétrole quand ce monde cherche désespéremment des nouveaux champs à exploiter, bref comme maintenant. En dire plus serait trop en dire mais le roman mêle plusieurs approches assez opposées, entre le très pessimiste (voyez La Route de Mc Carthy ou Le Monde Enfin d’Andrevon) et le plus optimiste (thriller « la technologie sauve le monde » à la Clancy).

La connaissance du secteur pétrolier semble étayée par une solide documentation qui donne corps au récit et permet d’alterner les 700 pages entre une intrigue bien déroulée, des données macro économiques, quelques messages personnels qui filtrent (« ah si on avait économisé… ») et même une romance.

Une grande réussite en tout cas.

 

 

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