Ender (Le Cycle) de Orson Scott Card

La Terre est menacée par une invasion extra-terrestre et elle a un besoin urgent de former une élite militaire.

Ender est un petit garçon hors-norme et c’est pour cela que l’armée l’a choisi. Un programme d’entraînement adapté, des jeux de guerre pointus, Ender, du haut de ses 6 ans, apprendra rapidement la tactique, le combat au corps à corps, tout ce qui fera de lui, un jour peut-être, le meilleur.
Mais au fond de lui rage un combat intérieur : ce qu’on l’oblige à faire fait-il de lui un tueur ? Reste-t-il quelque chose de bon en lui ?

Basé sur le premier volumeCe livre est le premier d’un cycle de 4 tomes pour le moment, mais il se suffit largement à lui-même.

L’histoire est bien ficelée malgré quelques lenteurs répétitives (à l’école militaire), la traduction française est excellente et la construction même du roman, avec notamment ses débuts de chapitres en voix off, cohérente. Mais ce qui frappe le plus, c’est la psychologie du(des) personnage(s), à la fois complexe et compréhensible, qui leur donne une consistance presque réelle. On arrive à comprendre les angoisses et les hésitations d’Ender alors qu’il est hors du commun, on le sent évoluer, on se perd avec lui. Un enfant qui maîtrise tous les rouages de la guerre est-il toujours un enfant ?

Car ce livre parle de stratégie de combat, individuel ou de groupe, et donc de survie. Il pose les questions « classiques » à ce sujet et propose une réponse sécuritaire peut-être trop souvent entendue et qui soulève elle-même une cohorte d’autres questions. Se sentir menacé suffit-il à prendre la décision d’éliminer toute source potentielle de danger ?

Orson Scott Card est né en 1951. D’aucuns considèrent Le Cycle d’Ender comme le chef-d’oeuvre de cet auteur contemporain majeur. De confession mormone, Card n’a de cesse de mettre en scène des quêtes initiatiques, où l’accomplissement de l’Homme s’opère par le biais d’une souffrance toujours nécessaire.

Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi à repousser l’attaque des doryphores… Aujourd’hui pourtant, une nouvelle invasion menace.
Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais le temps est compté. Parmi les élèves officiers, tous des surdoués, Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé à devenir un puissant stratège, il est le jouet des manipulations de ses supérieurs depuis sa naissance… et cela le dépasse.
Car c’est entre ses mains que repose le sort de l’humanité.
Et Ender n’a que six ans.

J’ai Lu (1994) pages ISBN :
Traduction : Daniel Lemoine
Titre Original : (1977)

Couverture : Jean-Michel Ponzio

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