Entre Chien et Louve de Gudule

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Son mari mort depuis quelques semaines, Astrid, d’origine africaine, décide de rester vivre en Belgique, dans un lieu complètement perdu. Depuis quelques temps, une étrange ombre tourne autour de sa maison et l’inquiétude de la vieille femme s’accroit de jour en jour. L’arrivée d’un chien, Fidèle, va lui permettre de se rassurer un peu mais aussi de pouvoir parler avec lui de sa vie.

Ce qu’elle ne sait pas, c’est que l’esprit de son mari habite le chien et que ses propos vont remettre en cause toute une vision d’une vie passée…

Mais en ce temps-là, Astrid ne mordait pas ; pas encore. A douze ans, on n’est pas cruel. Elle rejetait la tête en arrière, ouvrait en grand ses lèvres insolentes, riait aux larmes, puis s’enfuyait. Je courais derrière, en sueur, les tempes comprimées, ahuri de soleil. Foulant fiévreusement la terre rouge. Son rire tintait dans la fournaise.

Ce court roman de Gudule est le deuxième que je lis et je dois bien avouer que je vais très rapidement devenir fan si chaque histoire est construite dans le même moule.. Parce qu’une nouvelle fois, après avoir lu Repas éternel, je me suis retrouvé complètement embarquer dans cette histoire où un mari qui se pensait amant voit sa vie sous le regard de sa femme, ramenée d’Afrique et plongée dans une Belgique à l’époque toujours raciste et retorse cà l’arrivée de population étrangère.

La réincarnation en chien va permettre à notre mari mort de découvrir à quel point sa femme a souffert, attirant le regard du lecteur sur cette période peu glorieuse de la Belgique.

Avec des petits à coups, Gudule nous emmène vers un dénouement exceptionnel. Un pur régal.

Bragelonne – 139 pages – 2,99€ (Ebook)

Il y a plus de vingt ans que Gudule tue des petites filles, dans ses romans. « C’est de ma propre enfance que je me débarrasse », nous assure-t-elle ; nous lui laissons, ainsi qu’à Freud qu’elle bouscule quelque peu, l’entière responsabilité de ce propos.

Dans ce recueil, vous trouverez, outre un inédit : « Dancing Lolita », sept romans écrits entre 1995 et 1998 et publiés, pour la majorité d’entre eux, au Fleuve noir, dans la défunte collection « Frayeur » dirigée par Jean Rollin. 

Oyez, bonnes gens, le club des petites filles mortes ouvre ses portes. Au menu : sang frais, frisson, peurs bleues et nuits blanches à gogo. Avis aux amateurs !

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