Extinction de Lisa Smedman

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Séquence :de la guerre de la reine araignée n°4
Milady : Ce roman est sans aucun conteste le meilleur de cette séquence à mon avis, car contrairement aux autres qui proposent une aventure de drows somme toute assez classique pour ce genre de personnages, celui-ci propose vraiment quelque chose d’original, à travers les aventures de Halisstra et Ryld. L’intrigue principale n’avance certe toujours pas beaucoup, mais l’intérêt de ce roman réside vraiment dans ce cheminement effectué par les deux personnages, et dont l’issue sera même surprenante.
Le roman se démarque aussi des autres de la séquence par le décor dans lequel se déroule l’aventure. Loin des couloirs sombres de l’Outreterre, cette aventure se déroule à la surface de Féérune, et plus particulièrement dans le désert d’Anauroch. Un décor qui apporte un petit “vent de fraicheur” à la séquence également. Mas on ne quitte pas pour autant complètement l’Outreterre puisqu’on suit ici en parallèle trois histoires : celle de Ryld et Halystra, celle des autres membres du groupe dont ils se sont séparés, et celle se déroulant à Menzoberranzan. Ces deux dernières tournent toujours un peu en rond, mais ceux qui auront apprécié les précédents romans poursuivront la lecture de celles-ci avec toujours autant d’intérêt, surtout que les décors parcourus par le groupe de Quenthel n’étaient pas non plus encore connus des lecteurs de la collection jusque là.
Ceux qui regrettaient jusque là la trop grande présence de combats dans les romans de la séquence apprécieront sans doute d’autant plus cette quatrième aventure qu’elle est contient beaucoup moins. Ici, l’auteur prend plus le temps de décrire le ressenti des personnages, surtout les deux qui font tout l’intérêt du livre. On a malgré tout le droit à toujours autant de combats à Menzoberranzan et du côté du groupe de Quenthel, donc tout le monde y trouvera son compte.

Quand on sait que l’auteur de ce roman a ensuite écrit une nouvelle trilogie, encore inédite en France, faisant suite à la séquence de la guerre de la reine araignée, on peut espérer quelque chose de vraiment bon, vu la qualité de ce quatrième tome qui est sans aucun doute le meilleur de la guerre de la reine araignée, selon moi.

Fleuve Noir : Autant le dire tout de suite, ce quatrième roman de la séquence est celui qui m’a le plus plu pour le moment. Pour la première fois, à aucun moment dans le livre, on a l’impression que celui-ci traîne. Au contraire ! Il se passe ici énormément de choses, et tout se passe très vite. Evidemment, on ne découvre pas grand chose de plus concernant le silence de Lolth, mais au moins cette fois-ci, on traine sans s’ennuyer comme ça a pu être le cas par moment dans les précédents livres.
Pour commencer, les décors sont ici bien différents de ce que l’on voit généralement dans les aventures d’elfes noirs. Quasiment pas de tunnel ici, mais principalement des passages à la surface de Toril. Ceci donne des situations assez intéressantes pour ces drows qui ne sont pas du tout habitués à la vue du soleil.

Comme le dit la quatrième de couverture, l’équipe se divise ici en deux groupes : d’un côté Halisstra et Ryld, et de l’autre le reste du groupe. On suit donc en parallèle les deux équipes, en plus de l’histoire de Menzoberranzan. Mais le livre est assez bien écrit pour qu’on ne s’y perde pas dans toutes ces aventures.
L’histoire d’Halisstra et Ryld m’a personnellement énormément plue, notamment par son originalité qui donne à ce roman une touche unique par rapport à tous les autres racontant des histoires de drows. La relation née entre ces deux personnages étant également très intéressante, leur histoire est celle qui m’a ici le plus plu.
Mais l’histoire de l’autre groupe n’est pas inintéressante pour autant. Parcourant divers endroits qu’on ne connaissait pour le moment pas du tout, et rencontrant des créatures qu’on ne connaissait pas non plus, ce groupe continue la quête suivie depuis le début de la séquence. Dommage cependant que leur but actuel soit finalement de refaire ce qu’ils ont fait dans le troisième tome. Les relations entre les personnages de ce groupe s’intensifient cependant, ce qui est plutôt intéressant.
La guerre à Menzoberranzan cependant est largement mise de côté dans ce roman. On suit principalement les tribulation de Gromph pour se sortir de la fâcheuse situation dans laquelle il était, mais la bataille de Menzoberranzan reste vraiment en second plan. Ce n’est pas forcément un mal finalement, vu comme on avait déjà insisté dessus dans le tome précédent.

Certains reprochent à l’auteur de ce roman sa manière de décrire les combats, trop proche du jeu de rôle. Effectivement, il y a à un moment ou deux quelques termes maladroits utilisés (mais je ne suis pas sûr que je les aurais vus si on ne m’en avait pas parlé avant) mais de manière générale, je n’ai pas trouvé sa manière de raconter plus mauvaise qu’une autre. De toute façon, les combats ayant une part bien moindre dans ce roman par rapport aux précédents (ce qui n’est pas un mal), ce n’est pas bien gênant.
La traduction de Fabrice Joly est toujours aussi bonne, avec toujours par endroit ces notes en bas de page permettant de préciser certains points.

Finalement donc, avec ces histoires originales, qui enfin nous changent des aventures classiques des drows, Lisa Smedman signe ici selon moi le meilleur des quatre premiers romans de la séquence.
Espérons que cela dure avec le cinquième…

Quatrième : Tandis que Pharaun, Quenthel, Jeggred, Danifae et Vallas cherchent le moyen de replonger dans le chaos infini des Abysses, Halisstra et Ryld découvrent un univers où la vie possède une véritable valeur et où aucun assassin ne rôde dans l’ombre. Dans leurs efforts pour survivre à ces nouvelles épreuves, ils risquent pourtant de perdre l’âme même de leur nature de drows. Et ce simple fait pourrait bien mener l’espèce toute entière au bord de l’extinction.
Milady : Mars 2010 – 382 pages – 19.00 € – ISBN : 9782811202910 –
Traduction :Fabrice Joly
Couverture :Brom

Quatrième : Tandis que Pharaun, Quenthel, Jeggred, Danifae et Vlas cherchent le moyen de replonger dans le chaos infini des Abysses, l’esprit tourné vers la trahison et la vigilance aiguisée comme jamais, Halisstra et Ryld découvrent un univers où la vie possède une véritable valeur et où aucun assassin ne rôde dans l’ombre. Dans leurs efforts pour survivre à ces nouvelles épreuves, ils risquent cependant de perdre l’âme même de leur nature elfe noire. Et ce simple état de fait pourrait bien mener la race tout entière au bord de l’extinction.
Fleuve Noir : 2000 – 448 pages – ISBN : 2-265-08252-X –

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