Fille de l’alchimiste (La) de Kay Meyer

Christopher, 17 ans, est un orphelin. Contrairement aux autres orphelins, il a montré très tôt des prédispositions pour l’étude, ce qui a poussé le directeur de l’orphelinat à faire de lui un érudit, et ce malgré une allergie à la colle servant à relier les livres, allergie lui interdisant donc toute proximité avec les bibliothèques. Aussi, quand Charlotte Institoris, une aristocrate, a manifesté le désir d’adopter un orphelin adolescent, c’est lui qui a été choisi, les frères s’occupant de l’orphelinat pensant qu’il pourrait ainsi compléter son éducation.

Parvenu dans son nouveau foyer, il y découvre des choses bizarres. D’une part, le château des Institoris se trouve sur une île, loin de tout, et à quelques encablures du village le plus proche. D’autre part, son nouveau père, Nestor Institoris, ne daigne même pas l’accueillir, préférant rester enfermé au grenier où il mène des expériences alchimiques. Christopher se rend vite compte que sa belle-mère trompe son mari avec un noble voisin, le baron Friedrich von Vehse, et que son « frère » Daniel, adopté lui aussi, se montre immédiatement froid et distant avec lui, tandis que sa « soeur Aura » n’est guère plus enthousiaste. Reste la jeune Sylvette, fille des époux Institoris, qui s’entiche aussitôt de lui.

Une nuit, intrigué par ce père qui ne désire pas le voir, Christopher cherche à pénétrer dans le grenier. Il finit par repérer des barreaux enfoncés dans la façade extérieure, qui lui permettent d’atteindre le fameux laboratoire de l’alchimiste. Surpris par Nestor Institoris, il devient son apprenti après avoir montré qu’il avait quelques connaissances en alchimie. Mais quelques jours plus tard, un assassin pénètre dans le grenier par le même chemin que Christopher quelques nuits auparavant, et tue le vieil homme. Après l’avoir fait fuir, Christopher décide de dissimuler la mort de son père adoptif, une mort qui passera inaperçue puisqu’il ne descendait plus, et entreprend de poursuivre ses travaux à sa place.

Quelques jours plus tard, Aura doit partir en pension en Suisse, dans une école d’où elle ne reviendra pas avant sa majorité. Mais après quelques semaines, elle s’échappe et découvre que certaines des pensionnaires sont livrées à un vieillard qui les tue. S’enfuyant, elle se réfugie à Zurich où elle dénonce les activités criminelles de l’école à la police, qui ne la croit pas et l’y renvoie. Désormais, elle le sait, elle est la prochaine sur la liste.

Je l’ai déjà remarqué, depuis quelques années, l’imaginaire allemand commence à être diffusé de plus en plus largement en France, «la fille de l’alchimiste» n’étant qu’une manifestation de plus de ce phénomène. A remarquer aussi que les livres allemands relevant de l’imaginaire qui sont traduits dans nos contrées car ayant rencontré un franc succès sont généralement fantastique, pour ne pas dire ésotérique, comme nous le verrons ultérieurement avec l’exemple de «Jesus Vidéo», de Andreas Eschbach.

Ici, tout se résume finalement à une banale histoire alchimique. Deux alchimistes, anciens compagnons devenus rivaux, qui cherchent tous les deux à fabriquer la pierre philosophale. Pour eux le monde et ses habitants ne sont que des instruments servant leurs desseins. L’histoire repose en outre sur les templiers, éternels méchants de l’histoire chrétienne, et ce n’est pas ce livre qui va soigner leurs relations publiques. Nos héros parcourent l’Europe, combattent, meurent aussi, et vont de découverte en découverte.

Un livre finalement banal, honnête même, du suspense, du mystère, de l’action, des sentiments, une quête cruciale, des méchants vraiments méchants, des gentils torturés et pas très nets, des ressorts dramatiques utilisés avec parcimonie mais habileté, de l’exotisme, de grands secrets exhumés et des vraies fausses momies. Tout serait parfait s’il n’y avait l’alchimie, la parente pauvre de la science, la mal aimée, qui est encore une fois bien maltraitée par un auteur pour qui l’alchimie se résume à des savants fous triturant leurs alambics pour obtenir une hypothétique pierre, alors qu’il est établi que l’alchimie ne doit sa mauvaise réputation qu’à sa défaite face à la chimie, et alors même que nombre de grandes découvertes modernes ont été faites par des alchimistes ( à commencer par Newton…). Car, et oui, «la fille de l’alchimiste» est aussi un roman baignant dans les stéréotypes, qui ont eux la vie dure, comme souvent dans des romans de ce genre.

Un livre intérêssant, indubitablement, mais qui au fond ne fait que prophétiser la vague de livres mystiques qui déferlera quelques années plus tard sur le monde. L’histoire est bien ficelée, on ne s’ennuie pas du tout, mais ne propose pas de véritable profondeur dans son contenu, rien d’autre qu’un banal jeu sur les apparences et les trompe-l-oeil. Un roman de très bonne facture, mais sans plus.

Christopher, 17 ans, est un orphelin. Contrairement aux autres orphelins, il a montré très tôt des prédispositions pour l’étude, ce qui a poussé le directeur de l’orphelinat à faire de lui un érudit, et ce malgré une allergie à la colle servant à relier les livres, allergie lui interdisant donc toute proximité avec les bibliothèques. Aussi, quand Charlotte Institoris, une aristocrate, a manifesté le désir d’adopter un orphelin adolescent, c’est lui qui a été choisi, les frères s’occupant de l’orphelinat pensant qu’il pourrait ainsi compléter son éducation.

Parvenu dans son nouveau foyer, il y découvre des choses bizarres. D’une part, le château des Institoris se trouve sur une île, loin de tout, et à quelques encablures du village le plus proche. D’autre part, son nouveau père, Nestor Institoris, ne daigne même pas l’accueillir, préférant rester enfermé au grenier où il mène des expériences alchimiques. Christopher se rend vite compte que sa belle-mère trompe son mari avec un noble voisin, le baron Friedrich von Vehse, et que son « frère » Daniel, adopté lui aussi, se montre immédiatement froid et distant avec lui, tandis que sa « soeur Aura » n’est guère plus enthousiaste. Reste la jeune Sylvette, fille des époux Institoris, qui s’entiche aussitôt de lui.

Une nuit, intrigué par ce père qui ne désire pas le voir, Christopher cherche à pénétrer dans le grenier. Il finit par repérer des barreaux enfoncés dans la façade extérieure, qui lui permettent d’atteindre le fameux laboratoire de l’alchimiste. Surpris par Nestor Institoris, il devient son apprenti après avoir montré qu’il avait quelques connaissances en alchimie. Mais quelques jours plus tard, un assassin pénètre dans le grenier par le même chemin que Christopher quelques nuits auparavant, et tue le vieil homme. Après l’avoir fait fuir, Christopher décide de dissimuler la mort de son père adoptif, une mort qui passera inaperçue puisqu’il ne descendait plus, et entreprend de poursuivre ses travaux à sa place.

Quelques jours plus tard, Aura doit partir en pension en Suisse, dans une école d’où elle ne reviendra pas avant sa majorité. Mais après quelques semaines, elle s’échappe et découvre que certaines des pensionnaires sont livrées à un vieillard qui les tue. S’enfuyant, elle se réfugie à Zurich où elle dénonce les activités criminelles de l’école à la police, qui ne la croit pas et l’y renvoie. Désormais, elle le sait, elle est la prochaine sur la liste.

Fin du XIXe siècle. Aura Institoris a grandi dans le labyrinthe de couloirs obscurs du château de ses ancêtres, bâti sur un récif de la Baltique. Lorsque son père, l’alchimiste Nestor Nepomuk Institoris, est assassiné sur l’ordre de son plus vieux rival, la jeune fille se trouve entraînée malgré elle au cŒur d’un conflit dont les racines remontent au Moyen Âge. Aux côtés de son frère adoptif, elle décide d’affronter le meurtrier de son père. S’initiant à son tour aux terribles secrets de l’alchimie, elle va braver les intrigues et les dangers, et partir sur la piste du plus grand mystère de l’humanité : l’immortalité… Best-seller en Allemagne, La Fille de l’alchimiste a été traduit dans une dizaine de langues.
Le Livre de Poche Fantasy (Janvier 2008)626 pages 7.50 € ISBN : 9782253119852
Traduction : Françoise Perigaut
Titre Original : Die Alchimist (1998)

Couverture : Marc Simonetti
Du Rocher 2005

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