Fog de James Herbert

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Moyenne : 9.0/10 (1 vote pris en compte)

– Ils l’ont trouvé, vous le savez. Par bonheur, le vent s’est calmé, et il dérive très lentement. C’est un spectacle incroyable, paraît-il, que cette masse large d’un mile et haute d’autant.
– Il a augmenté de volume, observa Holman contrarié. La dernière fois que je l’ai vu, il en faisait la moitié

Alors qu’il revient d’une inspection sur un terrain militaire pour le compte du ministère de l’environnement de façon totalement secrète, John Holman se retrouve pris dans un tremblement de terre dans un petit village.
Survivant aux éléments, John sera affecté par un étrange nuage qui s’enfuit de la faille. Et bientôt, c’est toute l’Angleterre qui se retrouve face à la folie.

Fog est un roman de terreur comme on les aime, mené avec beaucoup de talent par James Herbert.
L’histoire est somme toute assez banale : une « pollution » dont on recherche la cause, contamine une grande partie de la population avec comme effet dans Fog de rendre les personnes totalement folle… Quoique… S’agit-il d’une réelle folie ou simplement d’une abolition des barrières mentales que l’on se donne ? Car si on regarde les conséquences de ce brouillard, les personnes ne sont pas toutes violentes, agressives ou pédophiles : chaque « victime » du brouillard semble agir selon ces propres codes à l’instar de cette scène mémorable où Holman récupère un homme sain d’esprit.
Nous voyons que finalement, ces actes ne sont que la rupture du vernis de surface.
Certaines scènes sont dures, très dures et nous plongent dans une horreur sans nom, il m’est même arrivé de me demander comment son auteur avait pu arriver à imaginer de telles scènes, par exemple celle qui se déroule dans le gymnase, avec les enfants : nous voyons que les hommes sont capables de tout, car il ne s’agit finalement que d’actes que nous avons plus ou moins vus (viols, meurtres en séries, …)
La force du roman est l’alternance entre les scènes de folie dont sont acteurs nos amis anglais et les efforts de Holman pour essayer d’arrêter l’épidémie.
Il est à noter que les coupables de cette crise, les militaires, sont au centre de l’intrigue, montrés du doigt – tout comme l’ensemble des pouvoirs – car essayant de se protéger et ce au mépris des vies humaines…

Alors qu’il revient d’une inspection sur un terrain militaire pour le compte du ministère de l’environnement de façon totalement secrète, John Holman se retrouve pris dans un tremblement de terre dans un petit village.
Survivant aux éléments, John sera affecté par un étrange nuage qui s’enfuit de la faille. Et bientôt, c’est toute l’Angleterre qui se retrouve face à la folie.

Cela commença par un tremblement de terre.
Dans la confusion, au milieu des cris des victimes, personne ne prêta vraiment attention à ce brouillard jaunâtre qui s’échappait de la terre éventrée et que le vent eut tôt fait d’emporter vers la campagne anglaise. Puis des massacres inexplicables, déments, furent signalés sur le passage de la nappe de brouillard. Elle se mit à croître, progressant inexorablement vers les zones les plus peuplées d’Angleterre.

Milady (Décembre 2008)348 pages 8.00 € ISBN : 9782811200732
Traduction : Anne Crichton
Titre Original : The Fog (1975)

Couverture : Sarry Long

Fog de James Herbert, 9.0 out of 10 based on 1 rating

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