Gauntlgrym, par R.A. Salvatore

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Neverwinter – Tome 1

     Si on a pris l’habitude de parler des aventures de Drizzt Do’Urden lorsqu’on parle des différentes séquences et trilogies mettant en scène ce personnage, petit à petit le célèbre elfe noir s’est entouré d’un nombre de personnages assez important à tel point que même s’il reste le personnage central de ces romans, il n’en est pas nécessairement le seul héros. C’est le cas dans « Gauntlgrym », où l’elfe noir laisse même un moment la vedette à d’autres personnages, pour une aventure qui s’avère être la meilleure de la séquence depuis la Trilogie du Val Bise, et sans aucun doute le meilleur roman inédit paru chez Milady jusqu’à présent.

Les lecteurs ayant lu « Le Roi Orque » se rappellent peut-être de l’antique cité naine de Gontelgrim, citée dans ce roman. C’est cette dernière qui sera au centre du premier tome de la trilogie « Neverwinter ». Et si Milady a été tenu par l’éditeur américain de conserver les titres originaux pour cette trilogie (Gauntlgrym et Neverwinter), compte tenu des liens entre celle-ci et le futur jeu-vidéo « Neverwinter, c’est bien de Gontelgrim et de Padhiver dont on parlera ici.
Si Drizzt et Bruenor sont au coeur du prologue de « Gauntlgrym », ainsi que des premiers chapitres du roman emplis de nostalgie tandis qu’on sent qu’on approche de la fin d’une époque de la vie de Drizzt, c’est ensuite pour laisser la place à un autre groupe de personnages, dans la première partie du roman. L’histoire prend place à Luskan, la Cité des Navigateurs tenue désormais par les Hauts Capitaines suite aux faits survenus dans « Le Roi Pirate« . On y retrouve donc inévitablement Jarlaxle et son compagnon nain Athorgate, qui se font recruter par une étrange elfe nommée Dhalia. Cette dernière, aidée par la liche Valindra Manteaudombre et un certain vampire, dit avoir découvert l’emplacement de l’antique cité de Gontelgrim. La première partie du roman raconte alors la quête de ce groupe atypique à la recherche de la cité naine, recherchée depuis des années par Bruenor. En parallèle de cela, on découvre la présence de Néthérisse à Padhiver, luttant pour une raison qu’on ignore pour prendre le pouvoir de la région. On y découvre d’ailleurs un certain Barrabus le Gris, un assassin dont on se doute immédiatement de la réelle identité tant l’auteur en parle en des termes rappelant un autre personnage de sa saga.
Autour des déjà nombreux personnages de la séquence des aventures de Drizzt viennent donc se greffer encore d’autres personnages, ainsi que différentes organisations qui vont s’opposer autour de Padhiver, créant ainsi un background pour le futur jeu-vidéo lié à cette trilogie. Mais si tous ces éléments sont implémentés ici pour un jeu-vidéo, à aucun moment on n’a l’impression ici d’ajouts artificiels. Au contraire, R.A. Salvatore imbrique tous ces éléments les uns avec les autres de manière très intéressante, et si on sent que des éléments sont ici mis en place pour n’être utilisés que plus tard, tous ont malgré tout leur importance. Il en est de même pour les personnages du roman qui savent s’éclypser quand ils ne sont plus nécessaires à l’intrigue, et revenir quand cela s’avère utile, sans que ça ne soit à aucun moment artificiel.

Une fois la première partie du roman terminée, l’histoire fait un nouveau bond dans le temps, et on retrouve cette fois Drizzt qui va enfin être impliqué dans l’aventure. L’intrigue est vraiment bien construite, et les amateurs des romans de Salvatore se réjouiront de retrouver tous les éléments encore présents des romans précédents avoir une part plus ou moins importante dans l’aventure. La quête menée par les héros n’est en elle-même pas d’une grande originalité, mais ce sont surtout les personnages et les relations entre eux qui sont vraiment intéressants. On retrouve un Drizzt ayant beaucoup changé avec le temps, très affecté encore par la perte de ses proches. Et s’il a changé, sa nouvelle compagne de combat quand à elle est torturée à souhait, et très intéressante.
Après une partie permettant de réunir tous les personnages impliqués dans l’histoire, la dernière partie du roman est quand à elle épique. Car si jusque là le roman mettait avant tout l’accent sur l’intrigue, ponctuée seulement de temps en temps par quelques combats, cette dernière partie ravira les amateurs de duels et autres batailles, comme Salvatore sait parfaitement les décrire. On sent alors que la quête des héros semble perdue d’avance, et on les suit sans être certain de ce qui pourra arriver à chacun des membres du groupe.

Véritable transistion entre ce qui fut le « Drizzt d’avant » et ce qui sera le nouveau Drizzt, « Gauntlgrym » offre enfin la transition et le changement que j’attendais depuis longtemps dans les aventures de l’elfe noir. Non seulement l’auteur a été ici bien plus inspiré qu’il ne l’a été ces dernières années, mais il apporte d’autant plus un changement qui promet de très bonnes choses pour les aventures à venir de Drizzt Do’Urden. Sans hésiter le meilleur roman des Royaumes Oubliés que j’ai lu depuis plusieurs années, « Gauntlgrym » offre une aventure épique où se croisent quantité de personnages intéressants. Un incontournable des Royaumes Oubliés.

Milady (Mars 2012) – 456 pages – 21,90€ –   978-2811206901

Traducteur : Éric Betsch
Couverture : Todd Lockwood

Gauntlgrym, patrie légendaire des Nains. Dans ce royaume perdu, symbole de leur âge d’or, brûle un feu de forge éternel. C’est la terre promise que le roi Bruenor recherche depuis plus d’un demi-siècle, et qui représente la quête ultime. Bruenor n’hésite pas à abandonner le trône de Castelmithral au profit de son rêve de toujours : celui de pouvoir poser les yeux sur la gloire de Gauntlgrym. En compagnie de l’elfe noir Drizzt Do’Urden, son fidèle compagnon, le roi des nains entreprend une quête périlleuse qui le mènera droit vers la ville de Padhiver et ses secrets ancestraux.

Gauntlgrym, par R.A. Salvatore, 10.0 out of 10 based on 1 rating

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