Grendel de John Gardner

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Le Grendel de John Gardner nous présente l’histoire de Beowulf vue du point de vue de Grendel, créature jugée démoniaque. Celle-ci va découvrir au fur et à mesure de sa vie, les hommes dont elle va naturellement se méfier tant leurs moeurs semblent particulières et incompréhensibles. Ce niveau d’incompréhension va aller de mal en pis et Grendel ne va pas comprendre  un certain nombre de choses comme cette propension à tuer sans aucune raison.

Bien sûr Grendel s’alimente d’hommes et de femmes, mais pour se nourrir uniquement et le “démon” n’avait a priori rien contre les humains mais sa rencontre avec Hrothgar va entraîner une haine viscérale pour les hommes… Le personnage décrit dans le poème initiale comme bestial, et ici une créature intelligente mais se sentant désespérément seule car exclue.

Elle tentera pourtant de se rapprocher des hommes, à de nombreuses occasion et tentera aussi de se faire accepter.. Mais rien à faire, son destin semble en dépit de tous ses efforts et ses actions d’être une créature à part. La religion n’y peut rien, de même que son humanité qu’il n’arrive pas à faire valoir.

Cette oeuvre est riche, empli de symbolisme et l’apport du postface de Xavier Mauméjean est indiscutable tant il permet d’éclairer le texte.

Les Dragons n’en ont rien à secouer de votre libre arbitre

Denoël (Janvier 2010) – Lunes d’Encre – 184 pages – 17,00€ – 9782207109083

Traduction : René Daillie

Couverture : Lasth

“Le Grendel de John Gardner est à la saga de Beowulf ce que l’Ulysse de James Joyce est à L’Odyssée d’Homère. Dans les deux cas, il s’agit d’une complète trahison. Cette violence faite au texte original n’est rendue possible que par une claire compréhension de l’oeuvre, et se justifie par un impératif supérieur, celui de la création littéraire. Chez John Gardner, l’acte de réécriture se double d’une dette jamais acquittée à l’égard de son frère dont il est le meurtrier.” Xavier Mauméjean, extrait de la postface.

Grendel, qui narre l’épopée de Beowulf du point de vue du monstre, s’est imposé en moins de quarante ans comme un des grands classique de la fantasy anglo-saxonne. Court, brutal, d’un humour ravageur, ce conte philosophique frappe le lecteur avec la force d’une comète, dans l’éblouissement.

Plus d’information sur Beowulf : Wikipedia

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