Hantise de Michelle Jaffe

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Hantise” est écrit à la première personne et nous plonge dans un univers sombre et angoissant, à l’image de son héroïne paralysée suite à un accident. L’accident est le point central : que s’est-il passé ? A partir de cela, Michelle Jaffe présente un récit très bien construit qui nous coupe le souffle petit à petit avec des souvenirs incompréhensibles. L’inquiétude monte et monte si bien qu’il est très difficile de lâcher ce roman ; jusqu’aux toutes dernières pages, l’auteure entretient un monde flou…

Notre héroïne est  Jane Freeman. Elle évolue parmi une  jeunesse dorée faite d’alcool, de drogues et d’apparence. Et pourtant, elle en est bien différente : Jane, naturelle, sincère et touchante, n’y semble pas vraiment à sa place… Alors que s’est-il passé lors de cette soirée pour qu’elle se retrouve abandonnée dans un rosier victime d’un violent traumatisme crânien ? C’est ce qu’elle va tenter de découvrir tout au long du roman, paralysée sur son lit, enfermée dans une chambre d’hôpital où s’entassent les cadeaux et où se succèdent les visiteurs.

L’ambiance de ce roman est profondément malsaine. Progressivement, on découvre un entourage fait de mensonges, de jalousie, de non-dits et les suspects potentiels se multiplient. Néanmoins, je ne m’attendais absolument pas à la révélation finale. Je me suis laissée happer par cet univers glauque et étouffant.

Pour conclure, “Hantise” est un huis-clos oppressant, haletant ; un thriller psychologique à l’ambiance sombre et malsaine. Un récit parfaitement construit dont je devrais me souvenir un moment…

“L’image est austère et pourtant étrangement belle. au premier plan, à droite, un buisson. Au milieu, une fille. Elle a un joli visage, à demi caché par des cheveux noirs. Son corps est couvert d’entailles, une rivière de sang dégouline de sa tête. Ses lèvres sont entrouvertes, mais elle est incapable de parler. Ses yeux sont grand ouverts, mais ils ne voient rien.

L’image ressemble à n’importe laquelle des photos que j’ai prises, à un détail près. Je suis sur la photo. La fille, c’est moi.”

Hachette (janvier 2011) – Black Moon – 402 pages – 16€ – ISBN : 9782012021549

Traduction : Laure Porché

Couverture : Marie Barbedor

Titre VO : Rosebush (2010)

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