Immortalit

Quand les Dieux buvaient 0

Quand la fée Bibine-Bibine décide de quitter Moudubas (on ne connaît pas vraiment les raisons si ce n’est que que les performances des korrigans sont au-dessus de celles des elfes noirs), celui-ci ne prend pas bien la chose.
Réputés pour leur méchanceté, Moudubas ne peut décemment pas laisser le crime de la fée infidèle impuni et la solution la plus simple semble encore de trafiquer le miroir magique de l’impudente. Quand aux conséquences, advienne que pourra, il ne va non plus s’occuper de ce genre de détails…
C’est pourquoi les deux fées mais néanmoins amies de Bibine-Bibine, Petrol’Kiwi et Pimprenouche vont devoir enfourcher leur balai et mener une quête pour pouvoir se débarasser de l’encombrant objet.
Heureusement, elles ne sont pas les seules à mener une quête (un groupe de nains semblent avoir quelques difficultés d’un objet puant la magie) et elles vont donc profiter de cette aubaine pour savoir ce qu’elles ont à faire.
De son côté, un nain va apprendre que sa fille va avoir un enfant avec un ogre, ce qui donne un résultat assez piteux : un Homme…

_ La prochaine fois, je prendrai mon carrosse, grommela Pimprenouche.
_ Je te souhaite bien du courage dans les embouteillages, ricana Pétrol’Kiwi. La dernière fois que je suis venue ici en carrosse, devine combien de temps j’ai mis, rien qu’à faire Melnibone-Rlyeh ?
_ Aucune idée.
_ Deux éons presque et demi.
_ Deux éons ? Et demi ?
– Exactement. Je peux te dire que j’ai ftagné comme un Cthulhu, c’est pour ça que j’ai passé mon permis de balayer.
_ Oui mais l’avantage d’un carrosse, c’est que s’il reçoit une décharge magique, il fait cage de Farfaday.


Allan :Que dire de ce quatrième mais néanmoins premier opus de la série “Quand les dieux buvaient…”

Tout d’abord, ceux qui sont fans de Terry Pratchett devrait apprécier puisque de son propre aveu, c’est un hommage à l’auteur de Light-Fantasy (ou Parodic fantasy pour ceux qui préfèreraient). Je ne comparerais pas à l’Œuvre de l’auteur anglais puisque je dois le reconnaître (même si cela me vaudra probablement des oh exaspéré) : je n’ai pas lu un seul des romans du Sieur Pratchett. Moi ce que je vois, c’est que je me suis bien gaussé dans un roman certes parodique mais jamais au grand jamais lourd ou lassant.

Les dialogues sont savoureux et nous prenons un réel plaisir à suivre les fées dans leurs péripéties. J’ai même cru déceler quelques éléments qui me feraient penser que Petrol’Kiwi et Pimprenouche suivent la communauté de l’anneau, ce que je ne peux leur reprocher étant donné que :

  • 1 – Elles n’ont jamais mené de quêtes
  • 2 – Elles ne savent pas comment mener la leur
  • 3 – Tout comme le nain, elles doivent se débarasser d’un objet encombrant ET magique
  • .

    Le plus grand danger dans ces clins d’Œil était de tomber dans une parodie du Seigneur des Anneaux : Catherine a su éviter cet ecueil grâce notamment à un réel scenario… Les références au Seigneur des Anneaux sont d’autant plus savoureuses qu’elles se fondent bien dans la quête des fées ! Catherine insiste même sur le fait que dans l’adaptation de Peter Jackson, les hobbits et leurs accolytes subissent des attaques et autres désagréments systématiquement pendant leur repas… Rien que cela nécessiterait le revisionnage de l’adaptation du Seigneur des Anneaux pour le constater (mais j’ai toute confiance en Catherine) mais surtout, une relecture du SdA pour voir si ce n’est pas déjà le cas dans l’Œuvre écrite…

    Bref, on s’amuse à suivre les péripéties de la communauté de l’anneau sous un angle radicalement différent, gastronomique pourrait-on dire.

    Ce qui n’empêche pas, quelques réparties cinglantes sur un monde réel ne respectant pas grand-chose : “Tu peux toujours édicter les lois que tu veux, il y aura toujours des pollueurs pour dégazer leurs vieux sortilèges n’importe où…”

    Voilà, il ne me reste plus qu’à prendre le temps d’enchaîner sur les trois volumes suivants mais écrits précédemment…

    Merci pour ce grand moment de détente 🙂

    Orcusnf :Catherine Dufour, vous connaissez ? Mais si, celle qui a écrit le goût de l’immortalité en 2005. Et avec lequel elle avait gagné 4 prix dont le GPI (4 ? moi la dernière fois j’en avais compté 3, ça se reproduit vite ces bêbêtes là, encore un cinquième et elle nous fait une équipe de basket). Enfin bon, comme le mention la mince biographie livrée en pack sur chaque couverture, quand Catherine a découvert Terry Pratchett, elle a jeté ses manuscrits et tout recommencé. Mais il existe une autre version maintenant. Quand vous découvrez Catherine Dufour, vous jetez vos Terry Pratchett et achetez le reste de quand les dieux buvaient. ( moi je vous conseille quand même de juste les jeter dans un coin, pas dans la poubelle)

    Ah, qu’est ce qu’on aime ça, le retour des notes de bas de page. Vous en avez rêvé, vous aimiez ça chez les auteurs britanniques, découvrez les maintenant chez les auteurs français. C’est tout aussi bon, bien fait et tordant. Mais l’histoire ne se limite pas qu’à une succession de bas de pages, je vous encourage aussi à découvrir ce qu’il y a entre les interlignes, ça devrait vous interesser un tantinet. Mais soyons plus sérieux, nous avons d’autre choses à voir quand même.

    Car comme toute bonne préquelle ( considérant qu’une préquelle peut être bonne, ce qui est rare sauf avec Catherine Dufour), ce livre s’emploie à remonter aux origines de l’histoire qui va suivre grâce à une rétrovision ultramoderne, que je ne saurais vous expliquer, mais heureusement service-client s’en chargera une fois que vous aurez achetés le livre. Donc, dans la genèse du livre, nous savons qu’il y a une bonne dose de Terry Pratchett. Mais revenons aux sources de la fantasy burlesque dudit auteur, et nous trouvons Tolkien, le grand, le beau, le fort et le rapide Tolkien, le super-héraut des légendes mythologiques, le pourfendeur de la modernité débilitante, le (beurk) ennemi de la science-fiction, vil séide de la technologique qui a détruit la magie. Et donc, pour ce retour au point de départ, nous nous embarquons pour un aller simple vers une quête où il faut apporter un certain objet magique rendant invisible dans le cratère d’un volcan, avec un nain comme porteur et un elfe, un nain barbu ,trois autres petits nains et des humains comme compagnons. Sans oublier le magicien qui aime les feux d’artifice. Mais nos amies ne les accompagnent pas, elles restent dans leur sillage, profitant du peu d’ennemis qu’ils laissent derrière eux pour avancer peinardes. Elles apportent ainsi un point de vue original et décalé sur cette quête, de laquelle elles tireront de nombreuses conclusions alimentaro-questuelles d’une importance primordiale pour tout questeur qui se respectera à l’issue de celle-ci.

    Donc, entre les considérations gastronomiques, les questions existentielles concommitentes à celles sur le bien-fondé de la quête, les mésaventures et les retournements de situation improbables mais avant tout futile, attendez vous à ne pas reposer vos zygomatiques. Quand vous refermerez ce bouquin, donnez leur une semaine de vacances si vous ne voulez pas qu’ils se mettent en grève, il ne faut pas les surmener non plus. Mais tout le comique n’est pas asé sur le point de vue nouveau apporté à une quête plus célèbre, mais aussi sur la vie des fées, et leurs petits déboires amoureux. Ne manquez pas non plus ainsi leurs péripéties dans l’Ether ou dans le monde normal, d’autant que ces épisodes sont agrémentés de passages sur les nains, les ogres, les elfes noirs et les interactions possibles entre toutes ces races à priori incompatibles.

    Au final, nous retombons quand même sur nos pattes puisque l’histoire reprend un point de vue chronologique sur ses derniers frémissements. On retrouve la préquelle dans l’influence que ses conclusions exerceront sur le reste de la trilogie originelle. Comme toute bonne préquelle, les éléments du drame ont été mis en place quand s’amorce le dernier chapitre, et il n’y a plus qu’à attendre l’inauguration, qui va sans conteste déclencher un festival de malheurs sur le monde fantastique des fées. Et là, c’est tout de suite moins drôle, quoique…

    Etienne: Pas grand chose à rajouter aux avis des camarades. C’est à mon sens le meilleur de la série : pas aussi dense que les premiers, pas aussi obscur que le 3eme, à la fois plus drole et plus proche de la référence affichée (Pratchett).

    Tout le monde connaît Merlin.
    Tout le monde sait qu’il est amoureux de la Dame du Lac. Mais savez-vous que c’est un ange ? Qu’il est d’une beauté sans pareille ? Qu’il a une voix merveilleuse ? Et l’âme la plus noire qu’on puisse trouver, plus noire même que celle de Blanche Neige. Et savez-vous que c’est un vampire ?

    Le Livre de Poche Fantasy (Juin 2009)667 pages 6.50 € ISBN : 9782253125419 Nestiveqnen 2007250 pages 18.50 € ISBN : 9782915653373
    QuatrièmeIl était une fois trois fées qui vivaient heureuses dans leur forêt enchantée. L’une d’elles était amoureuse d’un elfe noir. Un jour, hélas, elle le quitta pour un korrigan et il décida de se venger. Il sabota le miroir magique de la fée volage.

    Or, si fabriquer un miroir magique est horriblement compliqué, le détruire est terriblement dangereux.

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