Interview : Christian Stryckmans

Réalisée par :mail
Date :décembre 2005
Premier livre de l’auteur à paraître aux éditions Bénévent, Mondes parallèles nous fait suivre les aventures de quatres jeunes au travers de différents mondes.. Suivez le guide :

Allan : Tu as fait publié aux éditions Bénévent cet été Les Mondes Parallèles, une histoire, comme son titre l’indique d’ailleurs, de voyage dans des mondes parallèles… Avant que nous parlions plus avant, je te laisse le soin de te présenter à nos lecteurs qui ne te connaissent probablement pas :
Christian : J’ai 44 ans et suis marié depuis 26 ans. Deux enfants partagent également ma vie. Je n’ai jamais trouvé un emploi qui me convienne vraiment et c’est par la suggestion d’un ami qui trouvait que j’avais beaucoup d’imagination et qui m’a suggéré d’écrire, que je me suis mis à écrire mon premier roman. Depuis, je me suis mis en tête que mes capacités à écrire me comblaient entièrement. Comme quoi, il faut s’attendre à n’importe quel âge à se découvrir une vocation.
J’aime également le dessin et la peinture sur toile, mais c’est très occasionnel.
Je dois dire que je n’ai jamais fait d’école de dessin et pourtant j’y suis arrivé. On m’a toujours dis que j’avais des mains en or (rire). Je n’aimais pas l’école en fait. J’avais toujours les idées ailleurs.
J’aime aussi énormément le changement. Ecrire est pour moi une forme de voyage.

Allan : Tu nous as rendu – et continue à nous rendre – visite sur le forum et tu nous indiquais que la lecture n’était pas forcément une chose que tu appréciais… Alors : comment fait-on pour “vendre” un produit qu’on n’achèterait probablement pas ?
Christian : Bonne question ! Je n’en sais absolument rien. Un premier roman est difficile à vendre. Il y a les auteurs connus et les autres. Moi je suis parmi les autres, en duel avec la concurrence. Je plaisante, il n’y a pas de duel. En fait c’est chacun pour soi. J’imagine qu’une fois que les gens me connaîtront et qu’ils apprécieront ce que j’écris, je passerai à l’échelon supérieur. Mes livres se vendront mieux, je suppose. Naturellement, je ne néglige pas l’idée que ça ne marche jamais. Ca me rappelle d’ailleurs une chanson d’Aznavour « Je m’voyais déjà ». Pas que je m’y voie, mais j’espère. Qui pas ?
En ce qui concerne la lecture, je ne suis pas un fervent lecteur, je l’avoue, c’est vrai. J’ai déjà plongé mon nez dans quelques romans et que j’ai terminé. Pas trop de pages et pas trop de détail. Je suis plus porté sur le spirituel et j’ai ma propre philosophie de la vie. A chacun ses goûts.

Allan : Que réponds tu à des détracteurs qui te diront qu’il n’est pas possible d’être écrivain quand on n’a pas l’habitude de lire…
Christian : Pour écrire mon premier roman, j’ai vraiment galéré. J’étais constamment dans le dictionnaire et je me suis acheté un livre de synonymes. Le pc est aussi une bonne aide pour la correction. Pour le reste, la mise en forme des phrases, ça n’a pas vraiment été un problème. Disons que j’imagine la scène devant moi et ce que les acteurs pourraient dire. La vie de tous les jours, quoi. Pour les détails d’une scène, je creuse un peu, sans trop élaborer mais que ce soit le plus crédible possible. Les gens qui lisent une histoire ont toujours une part d’imagination personnelle qui embellit le scénario. C’est ce que je pense.

Allan : Arrêtons maintenant avec les sujets qui fâchent et passons à l’écrit proprement dit : alors pourquoi parler des mondes parallèles ?
Christian : Je me suis demandé un jour ce qu’il pouvait se passer si j’avais fais un autre choix crucial dans ma vie. Que ce serait-il passé si… C’est alors que j’ai pensé qu’une partie de ma personne pouvait très bien avoir prit cette route et ainsi de suite pour tous les choix que j’ai pu faire dans ma vie jusqu’à aujourd’hui. C’est alors que m’est venu l’idée des mondes parallèles sur Terre. Tu t’imagines tous les choix que les gens font dans une vie ? C’est infini, non ? Ce sujet m’a semblé fascinant et j’en ai fait un livre. Je fais de mon mieux pour décrire ma pensée dans ce roman. Et si Hitler avait gagné la guerre par exemple ? Et si l’Atlantide avait existé ? Tous ces mondes qui coexistent avec nous, alors que nous ne nous en rendons même pas compte.

Allan : Ne trouve tu pas qu’il y a une acceptation trop rapide de la part de tes personnages : mais peut-être voulais-tu passer rapidement à l’histoire en elle-même ?
Christian : Mes personnages principaux sont déjà du genre aventuriers. Deux du moins, car ils sont quatre. Leur acceptation vient du fait de leur désir d’action. Maintenant il faut dire qu’ils n’ont pas beaucoup le choix. C’est partir ou alors quoi… ? Un autre choix qu’ils ont préféré ne pas faire. Passé la porte qui mène vers un autre monde leurs semble plus approprié. Je dois rire, parce que j’en aurais fait autant. Combien de gens ne se font pas piéger par le net ou la pub ? De nos jours, les gens acceptent n’importe quoi, du moment qu’ils sortent de leur train-train habituel.
Certains de mes personnages me ressemblent un peu. Je pense que tout écrivain miroite dans sa création.

Allan : L’histoire quand à elle surfe entre thriller, parcours initiatique et évidemment Sf… Quand tu l’as écrit dans quelle “catégorie” voulais-tu le ranger ?
Christian : Sf, je pense. Mais avec le temps et mon roman qui se terminait, j’ai opté pour l’aventure.
Lorsque je parle de mon roman, je dis toujours : c’est un roman d’aventure teinté de science fiction. C’est comme ça que je le vois.

Allan : J’ai indiqué dans la critique que j’avais trouvé des similitudes avec la série Sliders, série que tu n’as jamais regardé… On arriverait donc à penser qu’on ne peut plus rien “inventer” en SF
Christian : A dire qu’on n’arrive plus à rien inventer, je ne dirais pas ça. Seulement, pour le moment (peut-être) on reste toujours dans les mêmes scénarios. Notre monde actuel est nouveau d’une certaine manière. La technologie à fait un bon énorme ces dernières années et cela engendre pas mal d’idées. Les extraterrestres, le futur, le passé, on a de quoi cogiter.
Stargate, monority report, la guerre des mondes, charmed, la saga des star wars et tous les films sur le seigneurs des anneaux. L’homme imagine encore et encore. On peut encore s’attendre à voir pas mal de romans ou de film du même genre, mais avec quelques nouveautés. C’est ça la Sf ou autres, on prend les mêmes thèmes et on ajoute quelques nouveautés. Ce qui fait que les gens restent regarder car ils aiment la nouveauté.

Allan : Tu nous parlais aussi de 4 romans en instance sur le forum : tu peux nous en dire plus ?
Christian : Mais certainement. En fait, 3 maintenant, du fait que le premier est sorti. Les suivants sont d’un autre genre. Toujours de la SF-aventure pour le deuxième. Plutôt du thriller-horreur pour le troisième et le quatrième, disons que c’est de la SF, mais ici on parlera aussi politique et philosophie. Aucun de mes quatre romans ne se ressemblent. Il s’agit vraiment de quatre thèmes vraiment différents. Je ne sais pas encore dans quel ordre je vais les éditer, mais l’avenir me le fera bien savoir.

Allan : Toi qui nous connais : que penses tu de Fantastinet ?
Christian : Aller, je vais vous faire un peu de pub. (Je rigole). Non, franchement c’est un chouette site. Très intéressant et vraiment conviviale. Je m’y amuse bien et les membres sont fort sympa. (Je ne sais pas eux me trouve aussi sympa) ? On y parle de tout et de rien, quoi que ce site est surtout basé sur la lecture fantastique, SF et fantaisie. On se fait des connaissances et les conversations sont parfois piquantes sur le forum. On y parle surtout de livre, évidemment ! On s’occupe de vous si vous en avez besoin. Non, rien à redire que du positif.

Allan : Que peut-on te souhaiter ?
Christian : Ben, que mon livre ait du succès, ainsi que les autres. Si les gens trouvent bien ce que j’écris, ils me permettront de continuer d’écrire pour que je les fasse rêver.

Allan : Le mot de la fin sera :
Christian : Que ceux qui me lisent, aient autant de plaisir que moi j’en ai eu en écrivant.

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