Interview de Jean-Luc Marcastel

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Connu pour son cycle de Louis le Galoup mais aussi pour Frankia, Jean-Luc Marcastel a une actualité chargée… Ce qui ne l’a pas empêché de nous accorder un peu de temps, ce pour quoi nous le remercions.

Vous retrouverez les chroniques des différents livres ici :

Louis Le Galoup : 

Allan :  Tout d’abord, en guise d’introduction, peux-tu nous parler de toi, de tes inspirations et de ce qui te pousse / motive à nous raconter de belles histoires ?

Jean-Luc : C’est un peu vaste comme question, non ? Mais je vais essayer d’y répondre de la manière la plus concise possible.

Je suis Jean-Luc Marcastel, né à Aurillac, dans le Cantal (la Cimmérie française) en 1969 (l’année où on a marché sur la Lune, comme je me plais à le dire, mais c’est une coïncidence). J’y ai fait ma scolarité, puis, après un bac A3, lettres et art, suis parti  à Toulouse pour suivre des études d’histoire. J’y ai épousé ma fée, ma muse, l’inspiratrice de toute mon oeuvre, et, après un petit détour par le Pas de Calais (merci à l’éducation nationale de nous faire visiter de belles régions exotiques) je suis rentré, avec ma belle, dans ma Cimmérie natale, tel Conan retournant chez lui après ses aventures. J’y ai enseigné l’histoire géographie pendant quelques années jusqu’à ce que soit publié  « Le village au bout du monde » premier tome de  la  saga de « Louis le Galoup ».

Comme le Galoup commençait à connaître le succès, j’ai décidé de me consacrer pleinement à ma passion de toujours, l’écriture. J’ai donc cessé de raconter  l’Histoire avec un grand « H » pour raconter mes histoires…

Du coup j’enchaine sur ta seconde question. Qu’est-ce qui me pousse à raconter des histoires ? Je ne sais pas. D’aussi loin que je me  souvienne, j’ai toujours aimé faire rêver les autres, mon côté « conteur ». Gamin, je passais une partie de mes vacances avec mes cousins dans une vieille maison de famille appartenant à une de mes grandes tantes en Corrèze. La maison ne disposant pas d’assez de chambres, nous dormions sous la tente, dans le pré voisin, à côté des bois, qui, la nuit, craquaient et bruissaient abominablement. Les citadins ne se rendent pas compte, mais une forêt, la nuit, c’est extrêmement bruyant et vivant… Et comme nous commencions la veillée devant le cantou, (la grande cheminée traditionnelle, avec ses petits bancs devant laquelle tout le monde faisait cercle comme dans les veillées d’antan, moi je finissais, sous la tente par raconter  des histoires à faire peur à mes cousins et cousines. Si je faisais bien mon boulot, plus personne n’osait sortir de la tente  pour le reste de la nuit.

Je ne faisais d’ailleurs pas que raconter mes histoires, je les écrivais aussi, en nous mettant en scène, mes cousins, mes amis et  moi. J’écrivais entre chaque vacances et  je leur lisais nos aventures imaginaires quand nous nous retrouvions…  Plus tard, j’ai écrit les aventures d’autres héros derrière lesquels je nous cachais, mais je continuais de leur lire puisque ces histoires leur plaisaient.

Plus tard, c’est à ma belle, le soir, que je lisais les romans qu’elle m’inspirait et que je lui dédiais, puis, maintenant, à mon fils, Louis. J’ai écris le Galoup en pensant à lui, et, à travers lui, à tous les enfants qui lirons  cette histoire, mais aussi à ma belle et à toutes celles, ou ceux, qui s’y égareront.

J’aime raconter des histoires car on peut y dire simplement des choses très importantes.

 Le premier cycle dont nous allons parler est bien entendu le cycle de Louis Le Galoup, un cycle en 5 volumes, entièrement publié et édité par les éditions Nouvel Angle. Ce cycle, dont les trois premiers volets sont déjà chroniqués sur Fantastinet, (je ne les « consomme » pas tous d’une traite et garde un peu de plaisir pour plus tard), met en avant un jeune garçon aux prises avec un pouvoir puissant. Qu’acceptes-tu de présenter sans dénaturer l’histoire ?

Le cycle du Galoup part d’une constat très simple. Un jour, un ami me téléphone et me demande si j’ai vu « Le Seigneur des anneaux » (le film). Je  lui réponds que oui, je l’ai vu et que oui, il est très bien, l’adaptation est réussie. Cet ami continue ensuite en me disant : « Tu as vu les paysages ? C’est extraordinaire, la Nouvelle Zélande ça à l’air magnifique !  »

Il se trouve que j’étais alors à ma fenêtre, que nous étions en hiver, que mon regard s’égarait sur les cimes enneigées des montagnes caressées par le soleil couchant, et que j’avais  en tête des images des châteaux forts magnifiques de nos vallées.

Et là ça a fait tilt !

Nous avions tout : les décors, les légendes à ne savoir qu’en faire. Nous dormions sur un trésor inexploité auquel nous tournions le dos. Qu’attendions-nous pour mêler ces légendes disparates en un tout cohérent, pour les utiliser enfin et leur prêter nouvelle vie ? Pourquoi tournions nous le dos  à notre patrimoine pour tout le temps réutiliser le folklore anglo-saxon ?

Ce qu’il faut prendre de Tolkien, ce n’est pas son univers, mais sa démarche. Aller à la recherche de nos légendes, de notre folklore, retourner à la source, comme il l’a fait, non pas pour les recopier une énième fois, mais pour les réutiliser dans une moderne fantaisie. C’est ce que j’ai voulu faire dans le Galoup, sur le fond mais aussi la forme, en retrouvant la verve et la force des conteurs à la veillée. Retourner à l’origine et non au distillat forcément affadi.

 Nous avons donc de jeunes  personnages, confrontés à une histoire qui les dépasse, mais plus que ce rapport à l’Histoire avec un grand « H », il s’agit avant tout d’une histoire d’hommes et de femmes non ?

Pour moi, tout l’intérêt du Galoup, en tant que personnage, est ce rapport  avec la bête qui sommeille en nous. Le galoup, pour moi, est  vraiment l’archétype de l’humanité, prise entre le ça (la bête) et le surmoi. Il arrive un jour, en chacun de nous, où une force se réveille, puissante, irrésistible, où le corps  entre en révolution, se transforme, se couvre de poils, où nous n’en sommes plus maître, où une énergie débordante monte en nous, impétueuse, sauvage. Tout le travail de l’homme est alors d’apprendre à s’accepter, avec ses démons, à canaliser cette force pour en faire un instrument de création et non de destruction… En ce qui meconcerne, ça a été le dessin et l’écriture, la rencontre avec ma belle, l’apprentissage de soi et de l’autre, pour certains c’est le sport, la musique ou que sais-je ?

Celui qui renie sa bête, qui ne l’accepte pas, qui refuse de l’affronter et par là, de la dompter, celui-là risque un jour de la voir se retourner contre lui et  de le dévorer.

Pour moi le Galoup, c’est tout ça, et le chemin de  mes héros est donc un parcours initiatique.

L’univers dans lequel évolue Louis et ses compagnons est assez proche du notre si ce n’est la magie, et la présence de créatures étranges. On sent un enracinement de ton récit dans les croyances populaires, me trompais-je ?

Tu ne te trompes pas. Je revendique cette influence et cette inspiration, celle des conteurs à la veillée dont j’essaie de retrouver, par écrit, le ton et la verve, ces légendes que Claude Seignolle, mon maître en diablerie et en écriture, le plus grand des conteurs, a si bien su sauver de l’oubli.

Quand les gens me demandent à quel genre appartient le Galoup, je leur réponds généralement :  » A la croisées des chemins entre Claude Seignolle etTolkien « . Claude Seignolle pour cette « oralité écrite » cette verve que j’aime tant, et ces légendes de nos pays de France, et Tolkien pour le côté grande saga médiévale avec souffle épique et gestes héroïques.

Si on doit être plus précis, l’action se situe en Occitanie, que représente cette région pour toi ?

Tout d’abord mon païs. Je suis cantalien, donc languedocien et Occitan. Même si je ne revendique aucun indépendantisme et me sens tout ce qu’il y a de plus français, j’aime ma région et sa culture, ses paysages et ses légendes. Par contre je suis attristé de voir que, même chez moi, dans le sud de la France le « Pays  d’Oc », tous les amateurs de fantastique connaissent l’imaginaire Celtique, breton ou anglo-saxons, mais méconnaissent totalement celui de leur propre région. Les Bretons ou les anglo-saxon ont su jouer avec leur folklore, le faire revivre, le mettre à l’honneur, le moderniser, ils en sont fiers… Nous, nous lui tournons le dos, l’ignorons, ou dans le pire des cas, le méprisons.

Pourtant, quelle richesse, tant au niveau des lieux remarquables, des paysages grandioses, des vestiges extraordinaires du passé : les monts du Cantal, les tours de Merle, le château d’Anjony, Rocamadour, Carcassonne, Salers, Aigues-Mortes, Saint-Guilhem le désert, le plateau du Larzac, la Couvertoirade, Cordes sur Ciel, les Cévennes, Rocamadour, les châteaux cathares, le Gévaudan et sa Beste, Roland à Ronceveau et tant d’autres que j’oublie… Des décors parfaits, des légendes extraordinaires, celle du Grand Veneur, des Dracs, de la Tarasque…

Nous avions tous, les décors et la matière première, ne manquait que le liant pour les mêler en un tout cohérent, c’est ce que j’ai essayé de faire avec le Galoup.

L’essentiel de l’histoire tourne autour d’une considération finalement assez simple, peu importe notre naissance, l’essentiel est de savoir ce que nous voulons faire des dons et tares dont nous héritons… Doit-on y voir un nouveau duel Inné versus Acquis ?

Inné Versus acquis, non, je ne pense pas que les deux s’opposent. Au contraire, ils sont complémentaires. Tout le travail de l’homme, s’il veut s’ouvrir aux autres et se réaliser, est d’abord, pour moi, de s’accepter lui même, avec sa part de lumière et d’ombre. Les connaissant toutes deux, et se connaissant  lui même, il doit apprendre à les utiliser, à en faire des forces plutôt que des faiblesses, à canaliser sa violence, ses pulsions, dans un élan créateur, quel qu’il soit (peinture écriture, sport, commerce, que sais-je)…

 Si le cycle de Louis Le Galoup est celui qui t’a fait connaître, deux nouveaux romans sont à paraître, dont le Dernier Hiver (disponible depuis le 8 octobre) : ce roman est beaucoup plus sombre… Pourquoi ?

Le Dernier hiver part d’un postulat et d’une question très simple même si les réponses qu’on y apporte peuvent être, elles, très compliquées. Qui sommes nous quand l’ordre et la loi s’effondre ? Quand il n’y a plus de barrière ?

Dans  « Le Dernier Hiver », suite à une « modification climatique » une nouvelle ère glaciaire recouvre le monde, une forêts de pins « prédatrice » colonise toute les terres et enserre les villes, les étouffe les unes après les autres. Face à cet assaut, la civilisation vacille, s’effondre. Les hommes se retrouvent livrés à eux même dans un monde dont ils ne sont plus les maîtres.. Un monde où ils réapprennent la peur de la nuit et des ténèbres… car sous les branches la Malesève, cette forêt vampire qui recouvre le monde, les bêtes elles même changent, deviennent plus résistantes, plus redoutables et l’homme redevient une proie.

Dans ce futur où un crépuscule éternel à remplacé le jour, l’homme se révèle tel qu’en lui même, dans ce qu’il à de meilleur… Ou de pire.

 Le récit est celui d’un jeune homme qui va se lancer dans une aventure insensée pour sauver son amour, c’est pas « too much » ?

Too much ? Non, je ne crois pas, quand j’évite, chaque jour, d’allumer la radio ou la télévision pour ne pas entendre le dernier massacre, le dernier fait divers odieux du jour. Une bombe explosant dans un train ou sur une place publique qui tue cent personnes. Un enfant ou une femme battus à mort. Une jeune fille retrouvée morte et violée… et je ne sais combien d’autres actes abominables… Tu te rappelles cette chanson de Stéphan Eicher « Déjeuner en paix » c’est tout moi ça.  Le 11 septembre 2001 j’ai dû être le dernier à apprendre ce qui s’était passé. A quatre heures de l’après midi, ma femme est rentrée du boulot pour me dire :  » Comment, tu n’es pas au courant.  » Il était quatre heure de l’après midi et non, je n’étais pas au courant. Je me refuse à regarder les infos parce que ça me déprime. J’en ai assez de cette litanie de malheur et de mort, de haine et  de fureur.

Non, je ne pense pas que ce soit too much et quand je vois combien il est compliqué, pour mes semblables, de trouver le bonheur ou simplement le réconfort de l’autre, cet amour auquel pourtant nous aspirons tous, ou du moins la plupart d’entre nous, je ne crois pas que ce soit too much. Malheureusement, la haine et la violence semblent, dans le monde avoir plus pignon sur rue que l’amour où l’amitié, les deux valeurs qui sont le coeur du Dernier Hiver. Et l’amour est bien le moteur de toutes les histoires depuis le début de  l’humanité. Le premier texte écrit, l’épopée de Gilgamesh, est une histoire d’amour puisque Gilgamesh va chercher une fleur censée redonner vie à son ami Enkidou. Isis, elle, va rechercher et rassembler les morceaux d’Osiris que Seth a caché aux quatre coins d’Egypte. Par amour, Hélène décide de suivre Pâris et déclenche la Guerre de Troie. Ménélas et son frère Agamemnon, lance 1000 vaisseaux sur les flots pour la reprendre. Ulysse affronte toutes les épreuves de l’Odyssée pour retrouver Pénélope. Et que dire de Tristan et Yseult, Roméo et Juliette et  tant d’autres… Alors fier de toutes ces histoires, non, je ne trouve pas que se soit too much. En plus, mon héros n’a pas le choix, en allant chercher Léa, c’est sa part d’humanité, ce qui lui permet d’être humain, qu’il veut retrouver…

 Ce récit montre une vraie volonté de résistance et montre que l’Amour peut triompher de beaucoup d’obstacle : malgré tout optimiste ?

Oui, à chaque fois que je vois deux amoureux s’embrasser, oublieux du monde des convenances et des  autres, sur un banc public, dans un aéroport ou au coin d’une rue, je les trouve beaux. Quand je vois un petite asiatique au bras d’un jeune européen, une petite française au bras d’un jeune beur, un enfant métisse courir vers ses parents qui le regardent avec des yeux plein d’amour et de fierté, je me dis que l’humanité n’est pas foutue. Quand je vois d’anciens ennemis travailler ensemble, main dans la main, à la construction de l’avenir, comme l’Allemagne et la France, en oubliant les horreurs et les guerres du passé car les générations présentes ne sont pas responsables des erreurs de  leur parents, je suis fier de mon peuple, celui des hommes.

Le deuxième roman à paraître à la fin du mois reprend des aventures dans Occitània, peux-tu nous en dire plus ?

Le 20 octobre va sortir le premier tome de ma nouvelle saga dans l’Occitània imaginaire du Galoup « La geste d’Alban » dont le titre sera « L’enfant Monstre ».

Sans en dévoiler trop je peux te dire que cette nouvelle série se déroulera 300 ans avant l’histoire de Louis, juste après les  « Maljours », (ce siècle de ténèbres perpétuelles ayant suivi le cataclysme qui a brisé la France en deux parties en l’an 999). Les terres d’Oc ne sont pas encore un royaume mais un patchwork de fiefs souvent dirigés par des seigneurs brigands autoproclamés faisant régner des lois iniques. Les Malebestes (ces créatures changées par le pouvoir de la Brèche du Diable qui sépare en deux le territoire de ce qui fut le royaume de France) abondent sur ces terres navrées et font régner la terreur. Seul l’ordre  des Traquebestes, ces moines guerriers et chasseurs voués à combattre les maléfices de la Brèche sous toutes ses formes, maintient un semblant d’ordre et de justice dans ces contrées encore marquées par les séquelles du cataclysme.

Alban, le héros de cette nouvelle saga, est le fils aîné d’un petit Seigneur des terres d’Oc. Il devrait, par droit d’aînesse, hériter des terres et des titres de son père, mais il est né Brècheux, touché, dans le ventre de sa mère, par le pouvoir de la Brèche.  Ainsi, son bras  gauche, énorme, disproportionné, possède des griffes rétractiles, ses yeux sont semblables à ceux des chats, jaunes et fendus, quant à son visage, son père l’oblige  à le dissimuler sous un masque de cuir.

A la mort de son père, les gens de son fief refusent de l’accepter pour Seigneur et lui préfère son jeune frère Enric, aussi beau et blond qu’il est difforme et inquiétant.

Mais Alban va faire une rencontre qui bouleversera sa vie et lui ouvrira d’autres horizons, celle d’Enguerrand de Trencavel, le plus fameux des Traquebestes, qui lui proposera de le rejoindre à la commanderie de son ordre et de devenir son disciple…

Mais Alban fera aussi d’autres rencontres, dont celle d’une troupe de Saltimbanques parmi lesquels Aymeric, un jeune troubadour hâbleur en panne d’inspiration qui voit en lui le sujet d’une geste, mais aussi Lamia, une fascinante, énigmatique et dangereuse danseuse dont il pourrait bien s’éprendre… mais comment une telle romance pourrait-elle se nouer entre ces deux personnages écorchés, surtout quand l’un doit prononcer ses  voeux et entrer dans les ordres, même combattants…

Alban, malgré ses différences, deviendra le plus grand des Traquebestes, un héros dont on raconte encore la légende des siècle plus tard, le lion blanc d’Occcitània… Il sauvera ces terres de l’emprise du peuple des siblaires et de leur reine, la Tarasque… mais devra-t-il, pour cela, sacrifier sa vie et son amour ?

Voilà, j’espère t’avoir donné envie de lire cette nouvelle saga qui développe et prolonge celle de Louis et son univers, cette Occitània de légendes que j’ai inventée, ces terres d’Oc qui s’étendent de l’autre côté du voile des possibles…

 Nous avons eu la chance de nous rencontrer pour un débat au Mans, ce contact avec le public semble être important pour toi, pourquoi ?

Il est très important, et même primordial, en tout cas en ce qui me concerne. Ecrire est une activité solitaire, et même si des mondes entiers bouillonnent sous mon crâne, j’aime le contact avec mes semblables qui sont le carburant et la matière première de mes récits. Chaque rencontre chaque échange m’enrichit. Enfin, la rencontre avec mes lecteurs, en dédicace, est, pour moi, le moment où je reçois le vrai salaire de mon travail, quand un lecteur vient me trouver pour me dire qu’il a aimé mon livre et que je l’ai fait rêver et voyager le temps de quelques pages.

Je suppose que lancé comme tu es, tu as foison de projet, tu peux nous mettre l’eau à la bouche ?

Oui j’ai beaucoup de projets, tant que j’ai bien peur de ne pas avoir assez d’une vie pour tous les écrire. Il faut que je choisisse, que je cueille ceux qui me semblent les plus mûrs, les plus prometteurs et que je laisse les autres arriver à maturité, ou accepter qu’ils ne voient jamais le jour, même si c’est un crève coeur.

Un de mes projets, par exemple (et celui là  est déjà écrit) se déroule entièrement dans un champ, parmi un peuple microscopique et je te promets que jamais plus, après avoir lu ce livre, tu ne regarderas un champ ou un ruisseau de la même manière.

Un autre met en scène un des plus fameux héros de la littérature française dans… Mais non, j’en ai assez dit…

  Je te laisse le mot de la fin :

Ne cessez jamais de rêver, et ne laissez personne le faire à votre place.

 

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