Interview de Lilie Bagage

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Il y a quelques jours, nous vous avons parlé des Larmes de Yada, premier roman de Lilie Bagage aux Editions Nestiveqnen. Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir cette jeune auteure aux projets de romans nombreux.

Avant toute chose, pourrais-tu te présenter à nos visiteurs

Hello lecteurs et lectrices de Fantastinet ! Moi, c’est Lilie, Bagage (comme un certain familier du Disque-Monde), la trentaine (comme beaucoup de gens géniaux), 1m70 (les  bras levés), auteur d’imaginaire et gourmande invétérée.

Ton premier roman, Les Larmes de Yada est paru en juin aux éditions Nestiveqnen : qu’est ce que cela représente pour toi ?

Comme toutes les premières fois, j’attendais ça avec impatience, excitation et un peu d’appréhension aussi. Un roman, c’est la consécration de plusieurs mois de travail… On met beaucoup de soi dans un texte, on ne sait pas non plus exactement à quoi va ressembler l’objet-livre, une fois finalisé… alors la publication ressemble à un véritable accouchement !!
Et puis quand le résultat est là, entre nos mains, c’est un grand moment de bonheur 🙂 La couverture de Philippe Jozelon est tout simplement magnifique.

J’ai lu ton roman et avant que nous en parlions, comment le présenterais-tu ? 

C’est une histoire de vie(s) à deux voix, avec des regrets, un soupçon de mélancolie, beaucoup de choix et de carrefours temporels, aussi. Pour le reste, je vous laisse lire le résumé 😉

Le centre de l’histoire a été pour moi, la solitude dont est victime Asha : ce sujet, de plus en plus d’actualité, est un sujet qui te tient à cœur ?

Je ne sais pas si je peux dire que ça me tient à cœur, mais c’est un sujet qui pose question, oui, et pour lequel on aimerait trouver des solutions. En racontant l’histoire d’Asha, je n’ai pas cherché à généraliser, mais la solitude subie (puisque c’est le cas ici) est une situation de plus en plus fréquente dans notre société ; pas seulement chez les personnes âgées, mais aussi chez les étudiants éloignés de leur famille ou les personnes en situation de grande précarité. Asha met le doigt dans un engrenage.
L’absence de son entourage, le manque de solidarité mais aussi ses choix personnels font que sa solitude se transforme peu à peu en isolement…

Ton roman est empreint d’humanité : penses-tu qu’une prise de conscience est nécessaire sur ce sujet ? 

Je crois que j’ai d’abord voulu raconter une histoire de vie, avec son lot de joies, de tristesses, d’erreurs de jugement, d’imperfections… Et de rencontres bienveillantes, aussi. Enis incarne cette gentillesse et cette envie d’aider les autres, mais d’autres personnages font preuve de compassion et de bonté au fil du récit, même si ça peut paraître maladroit ou intéressé. Je ne cherche pas vraiment à provoquer de prise de conscience, même si j’ai tendance à préférer écrire des histoires qui montre les bons côtés de l’humanité !

J’ai perçu la relation que tu construis entre Asha et Enis comme une volonté d’injecter de l’espoir dans un tableau plutôt noir globalement : était-ce un moyen de rendre l’histoire moins sombre ?

Je pense que j’avais besoin de quelqu’un qui, au contraire d’Asha, pense et vit au présent, sans se soucier du passé ou de l’avenir. J’avais besoin d’un personnage contrepoids, qui tente par tous les moyens de la retenir.

Je n’ai pas cherché à réduire la noirceur du récit, mais plutôt à présenter deux facettes différentes d’un prisme : Asha donne la priorité au passé, tandis qu’Enis s’accroche au présent. Ils sont complémentaires, même sur la question de l’espoir. On pourrait se dire qu’Asha déborde d’espoir à l’idée de retrouver ses moments passés, et que c’est ce trop-plein d’espérance qui la pousse à faire certains choix… 😉

Je laisse la liberté de l’interprétation au lecteur 🙂

J’ai cru comprendre que tu avais d’autres projets en cours, peux-tu nous en dire plus ? 

Beaucoup de projets en cours, oui ! Mais tous en fantasy.

Le premier, encore au stade du premier jet, est un roman d’urban fantasy où les dieux Hindous s’invitent dans Lyon et chamboulent la vie de Sarah, une jeune femme aux phobies disons… envahissantes ?

Le second, que je peaufine encore, est un one-shot de fantasy qui fait la part belle au ludique (et
même au vidéoludique).

Pour le dernier, c’est un roman jeunesse où il est question de vaccination (et de branle-bas de combat à l’intérieur du corps humain !).

J’aime bien travailler sur des projets différents 🙂

Comment ressens-tu les critiques et/ou chroniques déjà parues ?

Plutôt bien ! 🙂

Bon, c’est facile, les premiers retours sur les Larmes étant positifs… Le plus important pour moi, c’est de voir que le texte a provoqué des émotions chez le lecteur (mon objectif ultime quand je prends
la plume !). C’est un accomplissement, j’ai le sentiment d’avoir fait correctement mon travail d’auteur, et ça, c’est vraiment gratifiant.

Je te laisse le mot de la fin : 

Un seul mot ?? D’accord, alors je vote pour… : Supercalifragilisticexpialidocious 😉

Merci à Fantastinet (et à toutes celles et ceux qui auront lu cette interview jusqu’au bout !)

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