Interview de Marie-Lorna Vaconsin

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Marie-Lorna Vaconsin. Paris oct. 2016
© Bruno Charoy

A l’occasion de la parution du premier volume du projet Starpoint ce jour, nous avons posé quelques questions à son auteure.

Bonjour Marie-Lorna, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour aux lecteurs ! Pour bien me présenter, je dois dire qu’avant d’être romancière, je suis surtout lectrice et fan de monde parallèle. Je m’étais un inventé un monde à moi quand j’étais petite et la seule expérience qui pouvait rivaliser avec son exploration était la lecture. Du coup, quand j’ai découvert des romans comme Narnia ou La croisée des mondes, j’ai eu l’impression qu’ils avaient été écrits pour moi et j’ai toujours rêvé d’essayer, un jour, de faire pareil.

Je lis que tu es actrice, auteure et restauratrice : comment gère-t-on les 3 carrières ?

Je ne peux pas vraiment dire que je gère tout ça à la fois, les moments alternent sans toujours se chevaucher. Par exemple, depuis trois ans j’ai arrêté de jouer la comédie pour pouvoir passer plus de temps à écrire. Et puis, précisément en ce moment, je viens d’ouvrir un nouveau restaurant, donc on va dire que depuis quinze jours, mon planning d’écriture est un peu perturbé… Mais je sais qu’il va reprendre sa place très vite parce que la restauration se mélange très bien à l’écriture : j’aime travailler dans le concret toute la journée puis rentrer le soir, changer d’univers et rêver à Starpoint. Il me semble parfois que plus ma journée est dure, mieux j’écris le soir.

Concernant le projet Starpoint, comment le présenterais-tu ?
Je dirai que c’est un livre d’exploration : il explore de l’adolescence aussi bien que les territoires d’Archéanie ; il explore la physique quantique aussi bien que les sentiments et le désir…

Je t’ai trouvé dur avec ton personnage : l’appeler Pythagore, c’est lourd à porter non ?
Oui, je comprends ce que vous voulez dire…!
Une très ancienne version du livre commençait pas une lettre de Pythagore à son père ; Pyth lui demandait des comptes sur les raisons du choix de ce prénom aussi dur à porter. Mais, finalement, j’ai supprimé ce passage parce qu’il ne faisait aucun écho en moi. J’aime vraiment le prénom Pythagore et, de toute façon, je crois qu’on peut faire ce qu’on veut de son prénom, qu’on peut le sublimer ou le subir en fonction de la façon dont on pose son regard sur le monde.

L’histoire tourne autour du trio Pythagore, Foresta et Louise : comment souhaitais tu composer la relation entre ce trio ?
Je voulais quelque chose de dynamique comme dans la vie au lycée : les relations évoluent, amité, admiration, amour, désir, exaspération… je voulais que les relations soient en perpétuelle évolution. Elles vont encore plus évoluer dans le tome 2 !

La relation Pythagore – Foresta notamment marque les amours adolescentes : cet aspect est-il indispensable dans un roman « Young Adult » ?
Je ne saurais pas dire ce qui est indispensable en général, mais je peux dire que, pour moi, c’était essentiel de parler de ce moment de bascule où on se voit tomber amoureux sans pouvoir rien y faire : on se met à interpréter chaque micro geste, chaque micro mouvement, chaque regard en se demandant ce que ça veut dire. On frissonne d’un frôlement d’épaule, d’une main qui se pose par inadvertance. Dans ces moments là, traverser le couloir du lycée peut devenir l’aventure la plus bouleversante.

Ce premier volume, qui s’auto-suffit, ouvre néanmoins sur le second tome : devons-nous nous attendre à des révélations étonnantes sur notre univers ?

Oui, parce que notre univers et le monde parallèle sont étroitement liés, voire intriqués…

Sauf erreur de ma part, Starpoint sera une trilogie : as-tu une idée des parutions des suites ?

Si je ne me trompe pas, je pense qu’il y en aura un par an, à peu près à la même période de l’année – mars, avril.

As-tu d’autres projets en cours ?
J’ai d’autres idées qui poussent tranquillement dans ma tête sans que je travaille dessus. En ce moment, je ne travaille que sur Starpoint.

Que peut-on te souhaiter ?
De rêver encore longtemps, de faire grandir Pythagore, Foresta et Louise. D’avoir le temps d’explorer moi-même le monde parallèle.

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