Interview de Mira Grant

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En novembre paraissait en France Feed, premier roman d’une trilogie sur les zombies et les survirants ; nous suivons deux jeunes Georgia et Shaun… Nous avons voulu avoir quelques informations et je remercie donc Mira d’avoir accepté de répondre à quelques une de nos questions. La version anglaise est disponible ici.

Allan : Bonjour Mira, pourrais-tu te présenter à tes  lecteurs français qui ont récemment découvert tes livres en France ? 
Mira: Bonjour ! Je suis Mira Grant ; j’écris des livres de science-fiction sur des thèmes médicaux ; J’adore les films d’horreur, les Comics et  l’épidémiologie médico-légale, et je suis réellement impatiente de visite la France pour la première fois en 2014, quand je viendrais à Disneyland.

J’ai lu que tu avais fait des etudes sur des sujets aussi terrible que les films d’horreur et les virus : qu’est-ce-qui pousse une jeune fille comme toi vers ce genre de sujets d’intérêts ?

J’étais très effrayée de tomber malade dans ma jeunesse, et j’ai réalisé que j’avais commencé à étudier les maladies pour mieux les comprendre. Plus je les comprenais, plus je les trouvais fascinantes, et moins terrifiantes. Ils vont nous tuer un jour, mais je serais fasciné pendant qu’ils le feront.

Les Zombies sont dans l’air du temps. As-tu une idée pour laquelle les gens aiment les zombies ? 

Les Zombies représentent énormément de choses pour beaucoup de personnes ; ce sont des monstres à géométrie variable. Vous pouvez en faire ce que vous voulez, sans aucune idée préconcue par rapport à de vieux ennemis. Le Zombie est aujourd’hui ce que le vampire était au XVIIIè siècle.

Le premier livre de ta trilogie « Feed« , a été publié en France fin 2012. Comment t’es-tu senti lorsque tu as appris que tu serais traduite ? 

J’étais ravi. J’adore voir mes livres se diffuser autour du monde, trouver une nouvelle audience…  Infectant. C’est comme si je devenais un virus fascinant !

Quand j’ai lu ton livre, j’ai été surpris car je pensais lire un livre sur les zombies mais en fait, les Zombies ne sont pas le centre de l’histoire… Tu es d’accord avec ça ? 
Oui. Les Zombies sont le symptôme d’une maladie, non la réelle cause, et je pense que que ça marche très bien.

En fait, du fait des Zombies, les moyens d’être informés ont totalement changés. Nous voyons que les blogs sont plus fiables en terme d’informations que la presse « officielle ». Et, si nous nous référons aux exemples récents (Syrie, …), ce n’est pas si éloigné que cela de la réalité. Penses-tu que, comme dans ton roman, les informations véhiculées par les blogs et réseaux sociaux pourraient remplacer la presse traditionnelle ?
Seulement si nous mettons en place un meilleur système de vérification et contreppods. Il est désormais très facile pour la presse en ligne d’être une chambre d’écho très vite, et cela peut devenir dangereux. J’ai la plupart de mes infos en ligne, mais je fais aussi beaucoup de recherche pour m’assurer de la véracité des faits.

En France, a été publié, comme dit plus tôt, la première partie de votre histoire et j’ai été très surpris par la fin du premier volume. J’imagine que vous ne souhaitiez pas que les lecteurs puissent anticiper la fin, et par la même que nous nous attachions aux personnages ?
 Je suis vraiment attaché à tous mes personnages. Je veux que les gens les aiment autant que moi. Ce qui se passe à la fin du livre n’a pas d’importance.

La politique et en particulier l’élection présidentielle est le fil conducteur dans lequel Georgia et Shaun sont impliqués ; ces deux personnages sont jeunes mais dans le même temps plus honnêtes que la majorité des personnes qu’ils rencontrent. 
Malheureusement, c’est une réalité politique. Lorsque mon travail dépend de l’agrément de dix personnes disant tous des choses différentes, c’est très dur d’être honnête.

Lorsque je lis votre livre, et en particulier ce qui tourne autour des parents de Georgia et Shaun, nous avons l’impression que rien n’est réel, que les personnes sont fausses et ne souhaite agir que pour leur propre bénéfice. Est-ce la vision que  tu as des personnes ? Chacun pour soi ? 
Non ; Je pense que les personnes sont vraiment bon, au fond, et sont capable de choses énormes, merveilleuses et incroyables. Mais je pense qu’il est aussi facile de tomber dansle piège de ne penser qu’à ses besoins, à un moment précis, et non les besoins de ceux qui nous entourent. C’est un danger contre lequel chacun peut lutter. L’amour compte plus, je pense. A la fin de la journée, l’amour compte plus.

Je sais que le second volume est déjà publié, as-tu une date prévue pour le dernier ?
Le dernier livre, Blackout, est déjà publié aux Etats-Unis et au Royaume Uni !

As-tu déjà une autre idée de roman en tête ? 
J’ai un nouveau livre, Parasite, qui sera publié aux USA/Royaume Uni au mois de novembre.  Et j’écris énormément sous mon vrai nom, Seanan McGuire.

Comme c’est le début d’année, toute l’équipe Fantastinet te souhaite une bonne année. Quels sont tes souhaits ?
J’espère écrire énormément, voir beaucoup, faire énormémetn et visister autant de parcs Disney que possible.

Le dernier mot est pour toi : 
Merci à tous de me lire. Cela représente tout pour moi.

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