Interview de Pierre Pevel

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Allan : Bonjour Pierre, la dernière fois que nous t’avions interviewé, c’était à l’occasion de la parution du 1er volume des “Lames du Cardinal”, le troisième tome est sorti en Septembre de cette année. Alors j’ai déduit de ma lecture de “Le Dragon des Arcanes” que tu en as fini avec les Lames du Cardinal : est-ce une erreur de ma part ?

Pierre :
Il ne faut jamais dire : “Fontaine…”. Mais j’en ai fini avec les Lames, pour un moment au moins. Je les retrouverai peut-être, elles ou leurs univers, mais je me suis tourné vers d’autres projets pour l’instant. SI je devais revenir aux Lames, les pistes sont nombreuses : prequel, spin-offs, etc.

Allan : Au cours de notre précédent rencontre, tu indiquais que la poursuite des “Lames du Cardinal” dépendait de l’accueil qui leur en était fait. 3 ans après, le cycle compte 3 opus : doit-on cette fin (dépend de la question 1 en fait :p) à une volonté de changer d’air, au fait que le format “roi” des œuvres de fantasy est la trilogie ou trouves-tu que les Lames n’ont pas suffisamment trouvé leur public ?

Pierre :
Les Lames ont trouvé leur public et je m’en réjouis. Si ça n’avait pas été le cas, il n’y aurait pas eu de tome 2. Ni de tome 3, du coup. En fait, une boucle est bouclée avec ce tome 3. La plupart des personnages sont arrivés au bout d’eux-mêmes et d’autres s’en vont vers de nouvelles aventures. Pour les Lames, le Dragon des Arcanes clôt une époque.

Allan : Nous avons donc suivi durant 3 saisons déjà les aventures de La Fargue et des Lames, dans leur lutte contre la Griffe Noire et cette saison marque un peu le “va-tout” du groupe devant sauver Paris : Vaincre ou Mourir ?

Pierre : Il
y a de ça. Les Lames servent Richelieu et, à travers lui, la raison d’Etat. S’ils doivent mourir pour remplir leur fonction, ils mourront. Ils n’hésiteront pas à se sacrifier s’ils sont convaincus de la nécessité de la chose. Et Richelieu n’hésitera pas non plus. Il l’a d’ailleurs déjà fait et, dès ses retrouvailles avec La Fargue dans le tome 1, il lui annonce qu’il recommencera si nécessaire.

Allan : De nombreux évènements du passé ressurgissent, des inquiétudes quant à la finalité de leur combat, des suspicions de trahison au sein de leurs rangs… Ce volume est beaucoup plus sombre que les 2 premiers et sera beaucoup plus dur pour la survie du groupe… Pourquoi ajouter ces tensions internes en plus de leurs habituels ennemis ?

Pierre : Parce que les Lames sont des êtres de chair et de sang, pas des machines à produire des événements et des péripéties romanesques. Ils ont une vie, un passé, des regrets, des espoirs et, pour certains, des squelettes dans le placard… De plus, c’est vrai que les Lames sont rudement frappées dans ce tome. Mais ça fait partie du boulot, pour elles.

Allan : Les Lames ont déjà été traduites en anglais, espagnol, allemand, tchèque et hollandais… Ce n’est pas un petit évènement, les auteurs français de SFFF ne sont pas si nombreux à avoir été traduits : alors, heureux ?

Pierre : Ravi. Mais nous sommes quelques-uns a être traduits : je pense en particulier à Ange et Loevenbruck. J’ai, moi, la chance unique d’être traduit en anglais et diffusé en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Je n’y pense pas à longueur de journée, mais c’est très, très gratifiant.

Allan : Au David Gemmell Awards de cette année, tu as reçu le prix du meilleur premier roman de Fantasy pour les Lames du Cardinal alors que Didier Graffet a reçu le prix de la meilleure illustration de couverture pour Best Served Cold… Belle présence française cette année, quel effet cela fait-il ?

Pierre : Ce prix m’a fait très plaisir, évidemment. D’abord parce qu’il est remis par le public et que les plus nombreux à avoir voté pour mon livre étaient anglais et américains. Ensuite parce que je l’ai pris comme une reconnaissance du milieu de la fantasy britannique. Un grand honneur, donc. Quant à Didier, son talent n’est plus à démontrer.

Allan : Et maintenant, quelle est la suite des évènements en ce qui te concerne, doit-on voir ton nom réapparaitre pour le plus grand bonheur de tes lecteurs, dont je fais partie, dans les semaines ou mois à venir ?

Pierre :
Je travaille à un projet de fantasy assez ambitieux. De fantasy pur sucre. Pas de fantasy historique, comme j’en ai écrit jusqu’à présent. Le projet a séduit Bragelonne et j’attends maintenant des nouvelles de mon éditrice anglaise, à qui nous avons déjà soumis le synopsis. J’espère attaquer l’écriture en janvier, février au plus tard.

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