Interview de Xavier Mauméjean

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(c) Jean-Marc Deltombe

Une nouvelle collection chez Le Pré-aux-Clercs, sous la houlette de Xavier Mauméjean vient de produire ses 3 premières parutions : Les Adversaires de Fabien Clavel, La Dernière Lame d’Estelle Faye et Magie Secrète d’Hervé Jubert. Une nouvelle collection « Young Adult » sur le marché avec pour leitmotiv de mettre en avant les auteurs français, ce ne peut être qu’une bonne nouvelle ! Rencontre avec le directeur de collection, qui a eu la gentillesse de répondre à nos quelques questions.

La collection Pandore a été initiée avec 3 romans d’auteurs français : comment s’est effectué le choix des premiers titres ?
En fait, j’ai d’abord choisi les auteurs. Je voulais proposer d’entrée trois types différents d’imaginaire, chacun d’une richesse singulière. Ensemble, ils poseraient à la fois l’unité et la diversité de ce qu’est la collection Pandore. J’ai contacté Hervé Jubert et Fabien Clavel, deux écrivains de talents en leur demandant de penser à un sujet qui leur tenait à cœur. L’idée était de leur offrir un espace de pure création où primeraient l’aventure et l’évasion. De même pour Estelle Faye dont j’avais lu une nouvelle publiée par Sébastien Guillot chez Calmann-Lévy. Estelle a par la suite rédigé un superbe roman, Porcelaine, à paraître début 2013 aux Moutons électriques. Les deux textes sont d’une remarquable qualité mais cela faisait peu de publications. Cela ne m’a arrêté, et pas plus Carola Strang et Isabelle Lerein du Pré aux Clercs, tant l’imaginaire et l’écriture d’Estelle sont fascinants. C’est ainsi que les trois premiers auteurs de la collection ont travaillé chacun sur un roman totalement inédit, écrit pour la collection.

Le public ciblé est « Jeune Adulte », n’as-tu pas peur que le marché ne soit un peu bloqué par les autres collections du même genre qui génère beaucoup de titres chaque année ?
Non, parce que précisément les autres collections ne sont pas du « même genre ». Pandore se démarque de tout ce qui préexiste en proposant des romans de fantasy écrits par des auteurs francophones, et en privilégiant dans plusieurs textes l’imaginaire typiquement francophone, servi par une qualité d’écriture.

Qu’est-ce qui différentie la collection Pandore des autres collections pour ce même public ?
Justement ce primat des auteurs francophones. Lors de différents entretiens, j’ai déjà exprimé combien au Pré aux Clercs nous étions attachés à cette tradition française du récit d’évasion, du roman d’aventures. Alors bien sûr cet héritage existe, mais encore fallait-il se l’approprier. À partir de là, deux exigences se sont imposées. D’une part faire appel à des auteurs de talents, avec pour chacun un style et un imaginaire personnel. D’autre part un retour aux fondamentaux : aventures, romance, évasion, à travers tout ce que la Fantasy d’aujourd’hui offre en matière de nouveautés des thèmes et d’explorations du genre.

 As-tu prévu de publier toi-même un titre dans cette nouvelle collection ?
Non, car on ne peut être à la fois au four et au moulin ! Mais j’envie les auteurs de Pandore qui, à l’unanimité, ceux déjà publiés et ceux qui le seront bientôt, sont ravis de l’expérience !

Peux-tu nous parler des auteurs qui vont se lancer dans l’aventure pour les prochains titres ?
Avec grand plaisir ! Tout d’abord deux titres : La fille sortilège de Marie Pavlenko qui offre un véritable livre-univers, riches en aventures trépidantes. La griffe et le sang de François Larzem puise dans les ténèbres de l’imaginaire roumain pour un texte sans concession. Puis Justine Niogret avec un roman de Steam-Fantasy, à la fois cruel et poétique. J’ai lu le début, c’est un bijou. Suivront Jean-Luc Bizien avec une magnifique épopée de samouraïs, Jérôme Noirez pour un roman contemporain de sorcellerie, et d’autres encore. Pandore décline ainsi toutes les facettes du miroir magique qu’est la fantasy.

A titre personnel, as-tu des parutions prévues ?
Au mois de mars 2013 je publie American Gothic, un roman de littérature blanche. Cinq années de travail pour une plongée dans la folie créatrice d’un personnage inspiré du peintre américain Henry Darger. À paraître aux éditions Alma sous une superbe couverture de Ted Benoît.

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