Interview : Florence Cochet

Réalisée par :mail
Date :février 2006
A l’occasion de la sortie du premier volume de La Prophétie d’Ashen-Shâ, nous avons eu la possibilité d’échanger avec l’auteur.

Allan : Florence, bonjour, je souhaiterais tout d’abord que tu te présentes, les lecteurs n’ayant pu te découvrir qu’à travers la Prophétie d’Ashen-Shâ…
Florence : Que dire ? En vrac : Mes amis m’appellent Flo. Âgée de bientôt 30 ans, je suis mariée depuis quelques années et maman depuis peu (actuellement en congé maternité). Passionnée de lecture, adepte de l’écriture, mes centres d’intérêts m’ont conduite à une licence ès lettres. Je suis née et vis à Genève, en Suisse, ville que j’apprécie grandement.

Allan : Quelles sont les lecteurs qui t’ont marqués et pour quelles raisons ?
Florence : Les lecteurs ou les lectures ? Pour les premiers, mes amis, et en particulier Marc, critique de l’extrême, et Emmanuelle, championne du stabiloboss vert ! Pour les lectures, je citerai Marion Zimmer Bradley, dont la Romance de Ténébreuse m’a fait passer des heures inoubliables, et Anne McCaffrey, avec en particulier la trilogie des Forces. L’héroïne est une femme d’une grande force qui n’a pas manqué de m’inspirer dans la création de mes personnages.

Allan : D’ailleurs, quel est actuellement ton livre de chevet ?
Florence : La saga de Conan, de Robert E. Howard. Qui ne ressemble en rien aux films éponymes, d’ailleurs.

Allan : Tu as été publiée chez Bénévent, donc à compte d’auteur : est-ce par choix, parce que tu ne voulais pas perdre de temps dans la recherche d’un éditeur ?
Florence : Par méconnaissance. Je préciserais que Bénévent ne se présente pas comme compte d’auteur, mais comme compte mixte… J’ai cherché une maison à compte d’éditeur, puis une amie m’a parlé de Bénévent et je leur ai envoyé le manuscrit. Je ne les connaissais pas du tout, à l’époque. Pour tout avouer, si c’était à refaire, je pense que j’agirais autrement… (soupir !)

Allan : De quelle façon se passe le suivi d’un roman dans le compte d’auteur : as-tu le droit à une relecture, à des propositions d’améliorations ou ils impriment tel quel et à toi de faire la publicité ?
Florence : Je pense que le suivi est loin de valoir celui d’une maison travaillant à compte d’éditeur : pas de correcteur, j’ai dû faire mes relectures seule, et, franchement, quand on relit pour la dixième fois sa propre Œuvre, on ne voit plus les erreurs. Pour la publicité, ils envoient leur catalogue aux grandes librairies, présentent les romans sur leur site et font parvenir aux journaux des dossiers de presse ou des exemplaires, mais la publicité la plus efficace est celle effectuée par l’auteur ! Et ce n’est pas facile.

Allan : Rentrons maintenant dans le vif du sujet : La Prophétie d’Ashen-Shâ . Comment est venue l’idée du roman ?
Florence : Adolescente, avec ma plus proche amie, Fleur (qui a illustré la couverture), nous inventions de nombreuses histoires qui se déroulaient dans des univers tous plus étranges et merveilleux les uns que les autres. C’est ainsi qu’est née la Prophétie, de nos souvenirs d’enfance.

Allan : Les personnages principaux sont des femmes : il est peu fréquent de trouver des femmes au centre de l’action en fantasy généralement… Tu voulais féminiser un peu le genre ?
Florence : Je n’avais pas vu les choses sous cet angle. En fait, je m’imaginais mal, pour un premier roman, me mettre dans la peau d’un homme. Xanthe et Leeca se sont imposées d’elles-mêmes.

Allan : La façon dont elles vont se trouver en Errendyë ne leur laisse que peu de choix. En fait, tu ne leur laisse pas le choix d’accepter ou non leur mission : pourquoi ?
Florence : … Bonne question… Est-ce que « parce que c’est ainsi » est une réponse valable ? En fait, je dirais que tout roman doit débuter et que l’écriture m’a emmenée sur cette voie. Et d’ailleurs, qui de sensé oserait se promener dans une grotte plus qu’étrange au milieu d’une nuit d’orage s’il n’y est pas contraint ? Le fait d’être poussées par une puissance divine m’a paru une excellente raison pour les héroïnes de passer la porte menant en Errendyë.

Allan : En fait, tu ne trouves pas que c’est un peu fataliste ?
Florence : Mettons qu’elles n’ont pas d’autre choix que d’accepter de ne pas pouvoir rentrer chez elles, mais qu’ensuite, elles auraient la possibilité de renoncer, de laisser gagner Mordoch. Conscientes de leurs capacités – qui ne rêve pas d’avoir des talents magiques ? – elles décident d’embrasser leur destin et de se battre pour leurs idéaux. Ce qui ne se fera pas sans difficultés d’adaptation…

Allan : La Prophétie d’Ashen-Shâ a été annoncée dès le début comme un cycle : as-tu déjà une idée du nombre de volumes dont sera composé l’écrit ?
Florence : S’il n’y a pas de changement de programme, deux. Je vous livre même le titre provisoire du second : « La Prophétie de Bhelan »

Allan : Quand pourrons-nous lire la suite ?
Florence : Lorsqu’elle sera écrite et… publiée. (Le scénario est prêt…) Je ne souhaite cependant pas recommencer l’aventure du pseudo compte mixte.

Allan : As-tu d’autres projets en cours ?
Florence : Je termine actuellement un roman de type fantastique se déroulant à notre époque. Peut-être pourrais-je vous en dire plus dans quelques semaines.

Allan : Que penses-tu de Fantastinet ?
Florence : Le site est agréable à consulter et donne une bonne idée des romans. À utiliser avant d’acheter !

Allan : Que peut-on te souhaiter ?
Florence : Que mon second roman soit publié à compte d’éditeur !

Allan : Le mot de la fin sera :
Florence : Allez jusqu’au bout de vos rêves, ne renoncez pas devant les difficultés, le jeu en vaut la chandelle.

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