Interview : Martine Fassier

Réalisée par :mail
Date :mai 2007
Martine a participé au concours d’affiche de Fantastinet et a été sélectionnée pour une de ses deux affiches (les deux étant de qualité) ; nous en avons profité pour lui poser quelques questions…

Allan : Avant tout chose, pouvez vous vous présenter pour nos lecteurs
Martine : Juste une personne qui essaie de vivre de ses passions.

Allan : Pourquoi avoir fait le choix de l’illustration et qui plus est dans des genres “marginaux”
Martine : La question du dessin et du domaine de l’art ne s’est jamais posée, ni pour moi, ni pour mes proches et ce, depuis ma tendre enfance ; dès que j’ai tenu un crayon en fait. J’ai commencé mes études en Métiers d’Art, Arts Appliqués et enfin Arts Graphiques. Puis tout simplement en autodidacte, car il me reste encore beaucoup à apprendre et à découvrir.
Etant attirée par bien des domaines différents comme le dessin, le volume, la photographie, la calligraphie, etc. L’illustration est devenue ma principale motivation, car elle répond le mieux à mes besoins de création comme professionnels.
Pour ce qui est du genre et des sujets choisis, mes inspirations restent celles qui ont bercé mes rêves d’enfant : les mythes et croyances, les contes et autres domaines oniriques.

Allan : Actuellement, comment cela se passe-t-il : avez vous des commandes en cours et si oui, se faire connaître n’a-t-il pas été trop dur ?
Martine : Oui, quelques commandes, heureusement. Tout le monde sait que le choix du domaine artistique est très difficile à assumer quotidiennement, d’autant plus en freelance. Cela devient parfois un travail de prospection, voire de commercial. Toutes ces démarches et le temps qu’elles demandent, sont bien loin des aspirations premières.
Il m’arrive de répondre à des contrats en tant que maquettiste, accessoiriste ou graphiste sculpteur. D’une part pour acquérir plus de technique et d’expérience afin de les appliquer par la suite, mais aussi pour avoir des rentrées financières plus régulières de temps à autre… Malheureusement, il y a des inconvénients : on avance difficilement ses travaux personnels et on retombe dans l’anonymat très rapidement.

Allan : Vous faites uniquement avec le numérique ou vous travaillez aussi en mode papier ?
Martine : Je suis avant tout une pure manuelle, qui n’est venue que tardivement à l’ordinateur. C’est un outil remarquable, il m’a ouvert de nouveaux horizons de création. Je peux maintenant assembler plus harmonieusement mes travaux de dessin, de photographies de volume, de calligraphie… Il y a beaucoup plus de possibilités de mise en page grâce aux logiciels.
Quand au numérique pur, avec tablette graphique, mon tout premier travail est justement « Bennou », l’affiche avec le héron. Ce qui explique peut-être ce manque de personnalité dans le traitement, car j’en suis encore à la découverte de cet outil et c’est la première fois que je réalise un sujet sans base manuelle.
« Mater » par exemple (l’affiche avec le robot) est une base de crayonnés tout simplement remaniée sous Photoshop.
Sinon, le domaine du volume est très important également, j’essaie de l’exploiter par la photographie afin de transformer mes volumes en illustration.

Allan : quel est le poids de l’illustration pour vous, sur le texte ?
Martine : Je pense que l’illustration est très importante, c’est le premier contact visuel entre le lecteur et l’ouvrage.

Allan : Vous avez participé au concours d’affiches Fantastinet : qu’est ce qui vous intéressait dans le challenge et comment avez-vous connu le site ?
Martine : Je connaissais quelque peu le site de part mes intérêts propres car Fantastinet est devenu une bonne référence. J’ai eu vent de ce concours par le biais du forum des Editions Iceberg, où bien des artistes de divers domaines sont accueillis et secondés.
Le concours m’a attirée de part son sujet et pour le besoin de se faire connaître un peu. Chaque chance doit être prise en compte.

Allan : Avez-vous des projets en cours ?
Martine : Enormément. Plusieurs projets d’éditions en cours, dont un recueil de fables rédigées par mon frère, illustrées par mes soins. Des expositions et festivals, un futur site… Et tenter de mettre mes volumes en mouvement, leur donner un peu de vie.

Allan : Que peut-on vous souhaiter ?
Martine : De toujours y croire… Et de faire rêver.

Allan : Le mot de la fin sera :
Martine : Merci.

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