Interview : Philippe Ward

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Date :décembre 2007
Allan : Bonjour Philippe, dis-moi qui es-tu ?
Philippe : Pour l’état-civil, je suis né le 13 juillet 1958 à Bordeaux, où j’ai passé les 22 premières années de ma vie, puis j’ai rejoint L’Ariège, le département de mes ancêtres. J’y habite depuis 1982 et je travaille à la mairie de Pamiers où je m’occupe de résister aux machines informatiques. Un combat perdu d’avance. Voila ma face visible.
Pour l’autre face, la face sombre, je suis tombé dans la lecture avec Oui-Oui, Le club des 5, et puis la révélation fut Bob Morane pour mes 13 ans, depuis je lis, je lis, je lis. A force de lire je suis passé de l’autre côté et j’ai écrit des nouvelles, des articles, et 5 romans dont un co-écrit avec Sylvie Miller. Avec qui je viens de sortir chez Rivière Blanche un recueil de nouvelles en solo et en duo : NOIR DUO.
Et à force d’écrire j’ai sauté une nouvelle barrière pour diriger la Collection Rivière Blanche chez Black Coat Press depuis Septembre 2005. Ce qui fait que je ne sais plus très bien quelle casquette j’ai sur la tête. Mais cela me convient très bien.
Pour terminer, je suis un amateur de sport, mais à la télé, rugby, foot, hand, basket.

Allan : Auteur, Editeur, ta vie doit être bien chargée…
Philippe : Et j’ai aussi un travail qui m’occupe toute la journée. C’est lui qui est le plus chargé. Ensuite je m’occupe de tout l’aspect administratif de Rivière Blanche, les enveloppes, aller à la poste, noter les commandes, les droits d’auteurs, la promotion des livres, envoyer les services de presse, j’avoue que cela m’occupe plus d’une heure tous les soirs. Ensuite le temps qu’il reste passe à la lecture et à l’écriture. Et aussi à regarder la télé, surtout les matchs de rugby, de foot, quelques films et quelques séries. Et pour me reposer, je mets de la musique, cela peut aller de Clapton au rock Basque ou de Springsteen à Mana, en pensant par du blues et de la country.
J’essaye de m’organiser, d’avoir un planning que je ne respecte pas toujours. Je suis à la recherche d’une personne qui veuille me vendre du temps. Mais je n’ai encore trouvé aucun vendeur, donc je fais avec. Ce n’est pas toujours facile, mais il ne faut surtout pas paniquer et prendre les problèmes les uns après les autres.

Allan : Comment fais-tu pour concilier ces deux métiers ?
Philippe : C’est trois métiers que j’ai avec la mairie de Pamiers. Le métier officiel m’occupe 5 jours sur 7, 8 h par jour minimum. Je ne mélange pas les deux métiers, il y a un mur entre les deux, infrachissable.
Pour l’écriture et l’édition, disons que j’essaye de m’adapter au fil des week-end ou des vacances, et surtout au fil de l’envie d’écrire. Déjà je suis obligé de gérer les commandes, et le reste, c’est prioritaire. Ensuite l’écriture cela dépend aussi de mes projets et de l’envie d’écrire. J’essaye de m’organiser de bâtir des plannings que je ne tiendrais jamais. Mais je vais toujours au bout de mes promesses et de mes projets. Je ne laisse jamais tomber un projet sur lequel je me suis engagé.
Je ne fais toujours pas tout ce que je voudrais, mais j’ai appris à rester sage, à ne pas trop me disperser, et à travailler progressivement.

Allan : Quels sont les éléments qui te plaisent le plus dans chacune de ces facettes de ta vie ?
Philippe : C’est deux facettes différentes. Gérér une collection, il faut être un peu comptable, lecteur, illustrateur, imprimeur, etc… mais surtout fou, je crois que pour être éditeur ou directeur de cllectin, il faut une bonne dose de folie, sinon on ne peut pas continuer. On travaille pour les autres, l’auteur, l’illustrateur, le directeur de collection ou l’éditeur est totalement dans l’ombre. Et pourtant sans eux, les auteurs ne seraient rien. Ce qui me plait c’est de découvrir des auteurs, aussi bien des anciens que des jeunes, de se battre pour un livre qui n’est pas le sien et surtout cela m’a montré l’autre aspect du monde du livre. En tant qu’auteur j’ai une autre vision du monde de l’édition.
Pour l’écriture, là c’est un plaisir, tout simplement le plaisir de raconter une histoire, de l’inventer du début à la fin dans sa tête puis ensuite de la coucher sur le papier. Et enfin de l’offrir aux lecteurs.
Les deux mots essentiels pour les deux facettes sont : Plaisir et Passion. Tant que je prendrais plaisir et tant que j’aurais la passion, aussi bien d’écrire que d’éditer je continuerais. Car le Plaisir et la Passion ne seront plus là alors je laisserais tomber. Vu queni l’un, ni l’autre ne paye les factures, je peux me le permettre.

Allan : La collection Rivière Blanche n’est pas sans rappeler feue l’ancienne collection Anticipation présente chez Fleuve Noir… Es-tu un nostalgique de cette époque ?
Philippe : Nostalgique non, seulement mes premières lectures Sf ont été des romans de cette collection et j’ai adoré. J’ai grandi avec ces auteurs, comme Bessière, Guieu, Caroff, Rayjean, G Morris, etc. Alors quand avec Jean-Marc Lofficier on a lancé Rivière Blanche c’est en pensant à eux. On a choisi un niche, on s’est dit qu’il devait rester des amateurs de ce genre de littérature et surtout que ces auteurs devaient avoir des manuscrits dans leur tiroir. Il y a donc un peu de nostalgie dans notre démarche, mais c’est tout petit. Même si nous avons repris la maquette, c’est volontairement, pour que les lecteurs se disent : mais je connais cette collection, je connais cet auteur. C’est volontairement que nous jouons sur l’aspect nostalgie mais nous publions aussi de jeunes auteurs à qui nous donnons leur chance. Comme le faisait le Fleuve Noir.

Allan : Pourtant, tu n’as jamais publié dans cette collection : est-ce quelque chose que tu regrettes ?
Philippe : Oui et non. Je ne suis pas quelqu’un qui a des regrets et surtout, je n’ai jamais proposé un roman au Fleuve Noir, ce qui fait que je ne peux pas avoir de regrets. Maintenant j’aurais bien aimé que mon nom soit dans les listes des 2001 livres d’Anticipation. Mais pour moi ce n’est pas un véritable regret. Je ne suis pas quelqu’un qui a des regrets, je regarde plus le présent et le futur que le passé.

Allan : Quelle est la ligne éditoriale que tu insuffles ou que tu voudrais insufflée à cette collection de Black Coast Press ?
Philippe : De la Sf populaire, voilà ce que je veux insuffler. Et surtout le mélange de toutes les générations de la SF française, de Richard Bessière à Thomas Geha, en passant par Andrevon, Ligny, Le Bussy et tous les autres. Mais aussi des ouvrages plus pointus, comme la collection Dimension, dont le premier numéro présente la SF espagnole et le second la SF Latino. Je dirais que j’aimerais présenter toutes les facettes de la Science-Fiction. Ensuite c’est faire découvrir des auteurs et redonner une seconde vie à d’autres auteurs qui avaient complètement disparu du monde de la SF.
Mais mon maître mot reste : populaire.

Allan : D’ailleurs, peux-tu me dire pourquoi faire éditer une collection française à travers un éditeur américain?
Philippe : Tout simplement parce que l’éditeur n’est pas vraiment américain. Jean-Marc Lofficier est français, mais il a vécu pendant plus de vingt ans à Los Angeles et c’est là qu’il a monté sa maison d’édition Black Coat Press qui publie des romans français traduit aux USA. Quand on a décidé de lancer Rivière Blanche, c’est tout naturellement qu’elle est devenue une collection de Black Coat Press, Jean-Marc a gardé sa maison d’édition aux USA. Depuis trois ans il vit en France et BCP est toujours aux USA. Mais nous sommes tous les deux des fans du Fleuve Noir. Un éditeur américain, un imprimeur anglais et un directeur de collection français.

Allan : Tu m’as déjà donné la réponse en privé mas nos lecteurs qui se sentent des âmes d’écrivain se posent probablement la question : éditez vous des premiers romans et si oui, comment s’y prend on pour proposer un roman à Rivière Blanche ?
Philippe : A l’heure actuelle, j’ai publie 6 premiers romans, dont 3 auteurs que je ne connaissais pas et qui m’ont envoyé leur roman par la poste. Ce qu’il faut quand même savoir c’est que je reçois entre 250 et 300 par an et que je ne peux en publier qu’un seul. Il y a plus de deux cents auteurs déçus et un seul qui ouvre la bouteille de Champagne. Comme je le dis souvent en forme de boutade, c’est plus facile d’écrire un roman de SF que de vendre un roman de SF. Et la loi de l’offre et de la demande joue à fond. Parfois j’ai des regrets pour certains livres de ne pas pouvoir les publier, malheureusement financièrement Rivière Blanche ne peut pas publier tous les livres que nous recevons.
Pour me proposer un roman, il suffit de m’envoyer le scénario complet et détaillé accompagné par un chapitre. Avec le scénario je me fais une idée du livre pour savoir s’il entre dans ma politique éditoriale et avec le chapitre là je vois l’écriture de l’auteur. Après pour les auteurs il faut qu’ils soient patients et persévérants.

Allan : Parlons maintenant du côté Pile de Philippe Ward (ou face, je te laisse le choix d’indiquer quel côté correspond à quel métier ;)) : Auteur… Beaucoup de personnes souhaitent l’être et peu y arrive : comment faire ? Quels conseils donnerais-tu ?
Philippe : Je pense tout d’abord que tout le monde peut écrire, écrire un texte est à la porter de tout le monde. Je pense même qu’en France il y a plus d’auteurs que de lecteurs. Ce qui est le plus difficile c’est de trouver un éditeur à compte d’éditeur. Car aujourd’hui avec les moyens modernes de l’impression à la demande, des sites comme lulu.com, n’importe qui peut éditer son ouvrage en 1 exemplaire ou 20 exemplaires. Beaucoup d’auteurs souhaitent être édités mais souhaitent surtout vendre beaucoup de livres. Le seul conseil que je leur donnerais, c’est de ne pas se voir de suite en haut de l’affiche, sinon c’est ils iront droit dans le mur. Ils doivent être patient, zen, accepter les refus, les critiques. Et ne pas croire au Père Noël. Le conseil c’est être la au bon moment, au bon endroit avec la bonne personne en ayant le bon projet. Il ne faut pas qu’ils restent dans leur coin, dans ce milieu il faut se faire connaître, alors commencer par des nouvelles, les faire publier sur des sites internet ou dans des fanzines, répondre à des concours ou des appels à textes. Monter les marches une par une et ne pas vouloir atteindre l’étage d’un seul bond, c’est le meilleur moyen pour se casser la figure.

Allan : Je viens de finir la Fontaine de Jouvence, un des premiers titres publiés chez Rivière Blanche d’ailleurs, peux-tu nous présenter ce roman ?
Philippe : La Fontaine de Jouvence est un roman que j’ai écrit il y a trente ans, justement à l’époque je visais le Fleuve Noir. C’est un hommage aux aventures de Gilles Novak de Jimmy Guieu ; on y retrouve tout ce que j’aimais à l’époque, la SF bien entendu, mais aussi l’ésotérisme avec la civilisation disparue, les Ovnis, la société secrète etc… C’est aussi un hommage à Bob Morane d’Henri Vernes avec le côté aventure. Ce roman est resté dans un tiroir pendant toutes ces années, je n’ai pas cherché à trouver un éditeur car il ne me semblait pas intéressant. Et puis quand on a lancé Rivière Blanche, je me suis dit que c’était le lieu et le moment. Et surtout nous n’avions pas au départ beaucoup de manuscrit pour lancer la collection. Je ne renie pas ce roman, mais il correspond à une époque de ma vie. Et je pense qu’un jour je continuerais d’écrire les aventures de Gilles de Grandin.

Allan : On sent nettement un côté Indiana Jones dans Gilles de Grandin (si ce n’est qu’il est français) : encore les années 80 ?
Philippe : Gilles de Grandin, c’est Bob Morane, Indiana Jones, Gilles Novak. C’est l’aventure, le mystère, les gentils contre les méchants. C’est la littérature populaire où on ne se pose aucune question. On lit, on passe un bon moment et on oublie.

Allan : Trois thématiques sont abordées et reliées dans un même roman : la disparition de l’Atlantide, l’existence des OVNI’s et la Fontaine de Jouvence… Cela ne fait-il pas trop pour un seul roman ?
Philippe : Sans doute, cela fait un peu trop. Dans ma tête ce n’était que le premier volume d’une longue série. Je pensais développer tous ces thèmes par la suite. Et il n’est pas dit que je ne le ferais pas un jour, quand je serais à la retraite et que j’aurais du temps.

Allan : Tu as privilégié l’action à l’explication des différents phénomènes alors que la tendance actuelle serait plutôt de vouloir expliquer systématiquement les causes des phénomènes présentés dans les romans…Tu voulais uniquement faire un roman d’aventure ?
Philippe : Oui pour moi c’était un roman d’aventure, un vrai roman d’aventure, comme je l’ai dit un roman à la Bob Morane, des phénomènes inexpliqués, des méchants qui veulent le pouvoir, un gentil qui va sauver le monde, des clichés sans doute, mais qui fonctionnent très bien ou qui fonctionnaient très bien. On retrouve aussi du Lara Croft. Je ne sais pas si ce roman est actuel, si les nouvelles générations s’y reconnaitraient, mais pour moi c’est mon hommage à tous les auteurs de roman d’aventure.

Allan : Il est indiqué que La Fontaine de Jouvence est le premier volet des aventures de Gilles de Grandin : quand je t’ai posée la question, tu m’as indiqué que tu avais un projet pour lui… Tu peux nous en dire un peu plus ?
Philippe : Comme je l’ai dit, si j’avais le temps, j’aimerais continuer les aventures de Gilles de Grandin, pour 2008 ce n’est pas à l’ordre du jour, sauf peut-être si je réunis Gilles de Grandin et Mme Atomos dans Les soucoupes de Mme Atomos. Que l’on me donne du temps et je l’écris.

Allan : Quel est l’intérêt de faire un crossing-over (je préciserais pour nos lecteurs : croisement entre deux séries – télévisuellement parlant on pourrait parler de Urgences-New-York 911 par exemple qui ont fait un épisode commun ou PJ-Avocats et Associés)
Philippe : Uniquement se faire plaisir et surtout faire plaisir aux lecteurs qui aiment bien parfois ce crossing-over entre des séries. Cela peut marcher une fois, mais pas deux. Par contre on peut tout mélanger, le meilleur exemple est le recueil de nouvelles les Compagnons de l’ombre dont nous venons d’éditer le tome 1 et qui est la traduction de Tales of Shadowmen publié aux USA. Les Compagnons de l’Ombre sont les héros et vilains de la culture populaire qui ont bercé notre adolescence. Dans les égouts de Paris, Judex affronte le Monstre de Frankenstein… Le Comte de Monte-Cristo et le Chevalier Dupin affrontent les Habits Noirs… Sherlock Holmes et Arsène Lupin croisent à nouveau le fer… Le Fantôme de l’Opéra engage de drôle de dames… L’Explorateur du Temps poursuit d’Artagnan et la mémoire de Fantômas fait toujours frémir le futur…

Allan : Alors maintenant parles nous un peu du futur, quelle va être l’actualité Rivière blanche ?
Philippe : En décembre il y a Noir Duo, un recueil de nouvelles de Sylvie Miller et Philippe Ward. Il y a nos nouvelles en solo et en duo, une folle préface et une postface amusant. L’année 2008 va commencer par une nouvelle aventure du chevalier Coqdor : Là où s’ouvre l’univers. Dans cet ouvrage il y a le roman Ici finit le monde de Maurice Limat, revu et corrigé puis sa suite Là où s’ouvre l’univers écrit par Jean-Michel Archaimbault et Jean-Marc Lofficier. Toujours en janvier MartéVenux : l’encyclopédie du Chevalier Coqdor Résumé des romans du cycle
– Dictionnaire A à Z de tous les personnages, planètes, etc.
– Thématique de l’Univers
– Chronologie de l’Univers
En Février un roman inédit de PH Hérault : La grande Migration. Et dans la collection fantastique : La nuit des hommes-loups de Gilles Bergal qui comprendra la réédition de Cauchemar à Staten Island (collection gore) sa suite inédite La nuit des hommes loups et des nouvelles de Gilles Bergal, plus son interview parue sur le site. (NdW : nous avons réalisé l’interview de Gilles il y a quelque mois – à voir ici : Interview de Gilles Bergal
En Mars Alone contre alone la suite attendue de A comme Alone de Thomas Geha.
Nous avons ensuite un inédit de la série Jag de Christian Mantey. Deux romans de Jimmy Guieu dont un inédit sous le titre Les dossiers du glaive. L’emprise des rêves de simon Sanahujas, la suite de Suleyman. Le retour du taxidermiste de François Darnaudet. Des romans inédits de Daniel Piret et M.A Rayjean. Et un jeune auteur Philippe Heurtel.

Allan : Et celle de Philippe Ward ?
Philippe : L’actualité immédiate c’est Noir Duo. Ensuite il y aura un roman policier catalan : Dans l’antre des dragons, la suite de Meurtre à Aimé Giral. Quelques nouvelles co-écrites avec Sylvie Miller. Et après on verra bien. J’évite de tirer des plans sur la comète.

Allan : Que peut-on te souhaiter ?
Philippe : Du temps.

Allan : Je ne te demanderais pas si tu connais notre site, je connais déjà la réponse mais j’aimerais savoir ce que tu penses de notre nouvelle version et aussi de ce que nous faisons plus globalement ?
Philippe : Déjà le site est très bien fait, j’aimerais avoir le même… rires. Ensuite c’est grâce à ton site que Rivière Blanche se fait connaître, sans ces sites internet la communication ne passerait pas. Mais surtout ton site parle des Mauvais Genres, et ça c’est très bien, il faut continuer, parler des livres, donner la parole aux auteurs, aux lecteurs. Nous formons une communauté ou chacun a besoin de l’autre. Rivière Blanche, Philippe Ward, nous avons besoin de ton site. Et puis c’est une mine de renseignements, ça aussi c’est important. Actu, interview, critique, infos, c’est devenu obligatoire de nos jours. Continue, continue, continue.

Allan : Le Mot de la fin sera :
Philippe : Que l’on me donne du temps…

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