Interview : Tim Lebbon

Réalisée par :mail
Date :mai 2008
Allan : Bonjour Tim, la première question habituelle : qui es-tu ?
Tim : Né à Londres en 1969, j’ai vécu en Ecosse les 30 dernières années. J’ai toujours aimé écrire, depuis mes vingt d’ans, j’ai écrit des histoires avec l’espoir qu’elles soient publiées. Mon premier roman a été publié en 1997, et j’ai quitté mon travail alimentaire près de 10 ans après pour écrire à plein temps. Maintenant, à la fin de ma trentaine, je vis mon rêve. De la même façon que j’aime écrire, j’aime la lecture, voir des films, les marches dans la nature, la bonne bière et le bon vin, et j’ai une famille formidable. Et en quelques lignes… c’est moi !

Allan : Le seul roman pour l’instant publié en France est « Le Visage du Mal » que tu as écrit en 2001 et publié en France en 2004 : comment le présenterais-tu ?
Tim : Le Visage du Mal est un roman d’horreur psychologique mettant en scène une famille effrayée par un évènement extérieur. J’ai écrit ce roman peu de temps après avoir été père pour la première fois, et je pense que cela se ressent dans l’histoire. Avec un petit être humain à surveiller, la vie semble d’un coup beaucoup plus dangereuse et, oserai-je le dire, beaucoup plus sérieuse. Ce roman explore ma propre inquiétude du moment (et des inquiétudes qui sont toujours présentes actuellement), quand à la responsabilité qu’engendre les enfants, et jusqu’où seraient prêt à aller des parents pour protéger leurs enfants.

Allan : Dans le Visage du Mal, Brand décide de s’en prendre à Dan, Megan et Nikki parce qu’ils n’ont pas accepté de lui accorder du temps : est-ce un moyen de critiquer cette attitude général poussant les personnes à tourner la tête quand elle croise quelqu’un qui a besoin d’aide ou d’attention ?
Tim : En partie, mais pour être honnête, Brand est tout simplement un personnage diabolique, et je pense que peut-être il a offert une telle option à cette famille parce qu’il savait qu’il les déstabiliserait. C’est une partie du jeu. Depuis l’instant où il est entré dans leur voiture, il savait qu’ils les persécuteraient, et leur poser cette question fût le début de son jeu de malade, car il n’avait aucune échappatoire quelque soit leur réponse qu’ils donneront.

Allan : En fait, ma précédente question n’est pas totalement vraie car Nikki acceptait d’accorder un peu de temps à cet étranger…Finalement, même si la famille lui avait accordé du temps, Brand les aurait torturé : pourquoi ?
Tim : Voyez plus haut… Il est malade, diabolique, individuel, et il avait déjà choisi de torturer cette famille.

Allan : Le Visage du mal est essentiellement psychologique et tout le suspens du roman est plus dans l’ambiance que dans l’hémoglobine – Si on excepte la fin du roman – : cela me fait penser aux livres de Stephen King… L’aspect psychologique est plus important pour toi ?
Tim : Totalement. Pour moi, l’horreur est dans la tête, pas dans le corps. C’est presque totalement impossible de rentrer dans l’esprit du lecteur en décrivant des scènes gores et violentes, mais faites les s’identifier aux personnages, et aux épreuves à travers lesquelles ils vont passer et ils vont commencer à s’approprier les épreuves de l’histoire. Il y a de la place pour le sang et la violence, bien sûr, mais pour moi, c’est toujours la réaction psychologique qui provoque l’horreur.

Allan : le destin de Nikki est le plus horrible même si elle fût la plus sympathique avec Brand… Ce n’est pas très logique, n’est-ce-pas ?
Tim : Brand ne fonctionne pas à la logique. Il veut frapper la famille, et le meilleur moyen de blesser les parents, c’est à travers leur fille.

Allan : As-tu pensé à écrire un nouveau roman pour expliquer qui est Brand, et ces motivations par exemple ?
Tim : Je n’y ai pas vraiment pensé, non. J’aime les mystères dans les romans – si quelque chose est totalement expliqué, cela retire de l’ambiguïté et du style. Je pense aussi qu’écrire peut être une expérience créative pour le lecteur – une expérience active, plutôt que passive. Laisse la porte ouverte à l’imagination du lecteur et je l’espère» il va encore plus apprécié le livre.

Allan : Si tu avais le choix, lequel de tes livres préférerais tu voir traduit en premier ?
Tim : J’aimerais voir traduit en français mes livres de Dark Fantasy DUSK, DAWN et FALLEN. Ce sont des romans de mondes alternatifs fantasy, mais mes origines dans l’horreur vont certainement apparaître dans une grande partie du monde et la construction du scénario, et l’action est souvent sombre.

Allan : Que peut-on te souhaiter ?
Tim : Une longue vie, de la joie, la santé pour moi et ma famille. Merci !

Allan : Je t’ai rencontré sur MySpace, y es-tu très présent ?
Tim : Je regarde régulièrement ma page MySpace, mais ma vraie présence web est à www.timlebbon.net. Ce site va totalement changé car j’ai envie de reprendre le contrôle des choses.

Allan : Le mot de la fin :
Tim : Soyez aimable avec les uns des autres – vous êtes un mort en sursis. Et continuez à lire !

Crécdit Photo : ©Nick Lebbon

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