Jade, fille de l’eau de Nina Blazon

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J’ai découvert Nina Blazon avec son roman « La femme du vampire« , sur lequel les avis étaient partagés mais qui avait en majorité agréablement surpris. J’en faisais d’ailleurs partie.
« Jade, fille de l’eau » est de nouveau un ovni, l’univers est atypique, déroutant mais servi par une écriture exquise… vous vous en doutez, je l’ai attendu et je l’ai apprécié.

 

Jade, l’héroïne, est une jeune fille de caractère. Elle travaille dans un hôtel, le Larimar, et sent bien que depuis que son entourage ne lui dit pas tout. Quelque chose a changé depuis que la Lady a l’emprise de la ville, quelque chose de monstrueux se cache, quelque chose dont personne ne veut parler et qu’on murmure aux enfants pour leur éviter de faire des bêtises.
Au fil du roman, les machinations vont se révéler et c’est une Jade révolutionnaire qui apparaît, elle remet la société en question et, surtout, tient à tout savoir de ses origines…

 

L’univers est plutôt difficile à décrire car rien n’est vraiment expliqué, Nina Blazon nous y plonge et refuse de répondre aux questions. Il y a la Lady qui, du haut de son palais, a la main mise sur la ville, il y a les Chasseurs qui chasse on ne sait trop quoi, parfois des humains mais souvent des créatures de la nuit dont on murmure le nom au coin du feu, en tremblant : les Echos, et il y a les humains qui tentent de mener une vie saine.
Un flou artistique plane donc sur le début du roman : l’univers est abstrait, tout comme le passé de l’héroïne et son but.
Pourtant, ces questions deviennent secondaires quand un semblant d’intrigue s’installe : à l’hôtel Larimar, Jade et son père sont contraints d’héberger un étrange visiteur et ses nombreuses caisses dont s’échappent des grognements. Piquée au vif, la curiosité de Jade va la mettre en danger ; d’autant plus que s’ajoute à cela une série de meurtres inexpliqués…
Néanmoins, même passé la moitié du roman, je me sentais toujours dans le flou et trouvais même que le roman avait tendance à s’éparpiller… Puis, dans le dernier tiers, l’histoire se recentre et s’éclaire vers des révélations surprenantes !

 

Finalement, je constate que Nina Blazon a su me mener dans un autre univers et me surprendre jusqu’au bout. Je ne lui en veux pas de m’avoir un peu perdue au début car j’ai adoré l’héroïne, suis ravie de son récit et me rend compte qu’elle ne s’éparpillait pas mais laissait des indices…

 

Pour conclure, « Jade, fille de l’eau » de Nina Blazon est un roman atypique qui vous emmène dans un univers surprenant. N’ayez pas peur d’être un peu perdu au début car les révélations de fin valent vraiment le coup et Jade est une héroïne très agréable à suivre.

« Jade vit dans une ville commandée de main de fer par la redoutable Lady Mar. La souveraine, qui semble terrifiée par l’eau, a déclaré la guerre aux Echos, des créatures aquatiques aux pouvoirs étranges. Jade qui dissimule qu’elle est à moitié Echo oublie le danger quand un nouveau venu arrive en ville : Faune, qui l’attire irrésistiblement. Mais Faune est un chasseur d’Echo qui a grandi dans la haine de ce peuple inconnu. Voilà Jade amoureuse de celui qui pourrait bien la tuer. »

Albin Michel (janvier 2012) – Wiz – 340 pages – 15€ – ISBN : 9782226231031

Traduction : Nelly lemaire

Couverture : Rémi Pépin 2012

Titre VO : Faunblut (2008)

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