Je ne suis pas un serial killer de Dan Wells

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Moyenne : 9.0/10 (1 vote pris en compte)

John Wayne Cleaver, 15 ans, est un enfant très étrange. Passionné par les tueurs en série, il s’est mis un certain nombre de règles en place pour éviter de basculer dans cette violence qu’il sent présente chez lui : il évite de trop fixer les gens, il évite de s’énerver et quand il est énervé, il complimente celui qui en est la cause… Forcément mis à l’écart par ses camarades, il a de fait très peu d’amis et le travail de sa mère – Croque-Mort- ne facilite pas non plus son intégration et la normalisation de sa vie.

Et puis, des meurtres ont lieu dans son village, des meurtres qui vont l’attirer tel la mouche par le sucre et il va vouloir percer le mystère de ce tueur en série qui ne semble pas vouloir suivre les schemas établis.

Je levai le couteau. Elle se crispa, recula. J’éprouvais à nouveau son épouvante, plus forte désormais, parfaitement synchrone avec mon corps. Une pure décharge de vie, cette peur, ce contrôle. J’agitai mon arme, ma mère devint livide ; j’avançai d’un pas, elle recroquevilla. Nous étions liés.

Ce roman, a la couverture bien trouvée malgré sa simplicité, va nous permettre de découvrir les standards du tueur en série et de mieux appréhender les mécanismes qui les sous-tendent. Le choix de prendre un garçon persuadé d’en être potentiellement un et qui devra rapidement prendre des décisions pour stopper l’hécatombe a un petit côté malrésain qui est très jouissif… Par certains aspects, le titre peut faire penser à Dexter, dans la mesure où notre héros, pas très propre au niveau esprit, nous devient particulièrement sympathique. Le côté je me sais malade et je vais tout pour guerir permet de mettre le personnage en permanence sur le fil du rasoir, d’autant plus que son inquiétude ne l’empêche pas lui-même de se compléxifier la tâche en s’intéressant de (trop?) près aux plus grands noms des tueurs en série.

Notre jeune homme est candide, mal dans sa peau, paumé, mis en difficulté en présence de la gent famille, maltraité par ses camarades, bref, il est humain.

Et le côté « Imaginaire » me direz vous ? Je vous assure qu’il est présent et je ne vous dirai pas par quel aspect pour ne pas vous gâcher la surprise.

Pour résumer, un bon thriller Imaginaire et pour ne rien gâcher, très drôle par instant.

Sonatine (Février 2011) – 270 pages – 18.00 € – 9782355840708

Couverture : Rémi Pépin

John Wayne Cleaver est un jeune homme potentiellement dangereux. Très dangereux. Jugez-en plutôt : garçon renfermé, pour ne pas dire sociopathe, il vit au milieu des cadavres à la morgue locale, tenue par sa mère et sa tante, il a une certaine tendance à tuer les animaux et, depuis son plus jeune âge, il nourrit une véritable passion pour les tueurs en série. Ainsi, son destin semble tout tracé. Mais conscient de son cas, et pas spécialement excité à l’idée de devenir un serial killer, John a décidé d’en parler à un psy et de respecter quelques règles très précises. Ne nourrir que des pensées positives à l’égard de ses contemporains. Ne pas s’approcher des animaux. Éviter les scènes de crime. Ce dernier commandement va néanmoins devenir très difficile à suivre lorsqu’on retrouve autour de chez lui plusieurs corps atrocement mutilés. Y aurait-il plus dangereux encore que John dans cette petite ville tranquille ? Aurait-il enfin trouvé un adversaire à sa taille ? Premier volume d’une trilogie consacrée à John Wayne Cleaver, héros au charme irrésistible, Je ne suis pas un serial killer dynamite d’un humour servi très noir tous les clichés du thriller. Avec une intrigue qui surprend en permanence le lecteur, Dan Wells nous tient éveillés jusqu’au bout de la nuit, ce qui reste encore la meilleure façon d’éviter les cauchemars.

Je ne suis pas un serial killer de Dan Wells, 9.0 out of 10 based on 1 rating

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