Julian de Robert Charles Wilson

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Adam raconte au travers de ce journal la vie de Julian, neveu du président Comstock, enfant puis homme qui marqua son époque. Son père victime de son succès et conduit à la mort pour trahison par son propre frère, le jeune Julian se fait remarquer par des propos qui ne sont pas bien vu dans une Amérique où le pétrole a disparu, la technologie est bannie et la guerre contre ce qu’est devenu l’Europe omniprésente. La situation est d’autant plus complexe que Julian a conscience que son lien de parenté avec le président le met en danger de mort.

Et il ne se trompera pas quand il verra la conscription arrivé dans son village.

D’après l’histoire officielle de l’Union, notre passé contenait rien de meilleur et de plus authentiquement américain que le dix-neuvième siècle, dont il nous avait fallu, par la force des choses, restaurer plus ou moins parfaitement les vertus domestiques et les industries modestes, siècle dont les techniques étaient concrètes et dont la littérature s’avérait souvent aussi édifiante qu’utile.

Ce qui est la marque de fabrique de Robert Charles Wilson est le soin apporté à la définition des personnages, un soin qui est encore très présent dans ce nouveau roman qui ne ressemble en rien à ce que j’ai déjà pu lire de lui. Le récit est en cinq actes comme toute tragédie digne de ce nom et mêle des genres aussi variée que le western et le roman de guerre dans un futur post-apocalyptique.

Parce qu’au delà de ce qui a bien pu conduire notre monde à une situation plus que préoccupante, l’intérêt du roman réside réellement dans l’évolution de Julian, et de son entourage proche, de sa lutte pour rester vivant.

Certains passages paraîtront longs, surtout pour ceux qui ne sont pas amateurs de la guerre et du western, mais l’évolution du roman et notamment cette présence partout de l’Eglise et de ses représentants donne un drôle de goût, où l’on voit de manière clair le poids qu’à pris la croyance, et surtout ses représentants dans le monde violent qu’est devenu la Terre en 1 siècle.

Un roman qui fait réfléchir.

Denoël (Juin 2011) – Lunes d’Encre – 594 pages – 28.00 € – 9782207108772
Traduction :
Gilles Goullet
Titre Original : Julian Comstock, a Story of 22nd-century America
Couverture : Jefferson Hayman / Corbis

Il s’appelle Julian Comstock ; il est le neveu du président des Etats-Unis.
Son père, le général Bryce Comstock, a été pendu pour trahison (on murmure qu’il était innocent de ce crime). Julian est né dans une Amérique à jamais privée de pétrole, une Amérique étendue à soixante Etats, tenue de main de maître par l’Eglise du Dominion. Un pays en ruine, exsangue, en guerre au Labrador contre les forces mitteleuropéennes. Un combat acharné pour exploiter les ultimes ressources naturelles nord-américaines.
On le connaît désormais sous le nom de Julian l’agnostique ou (comme son oncle) de Julian le Conquérant. Ceci est l’histoire de ce qu’il a cru bon et juste, l’histoire de ses victoires et défaites, militaires et politiques. Fresque post-apocalyptique, western du XXIIe siècle, fulgurant hommage à l’oeuvre de Mark Twain, Julian est le plus atypique des romans de Robert Charles Wilson. Une réussite majeure et une critique sans concession des politiques environnementales actuelles. 

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