La Belle aux bleus d’argent de Glen Cook

Mon crane tanguait comme un oeuf sur le plat au bord de la poele. Je me serais bien touché l’occiput pour voir si le jaune coulait mais c’était trop d’effort.

Difficile pour un humain de faire son boulot de privé dans un monde où grouillent elfes, trolls et créatures variées. Garrett et ses acolytes, un Homme-Mort omniscient et un métis d’elfe végétarien aussi prompt au danger qu’à la bagatelle, s’engagent à retrouver la belle héritière d’une fortune en argent massif. La Belle aux bleus d’argent est le premier volume des aventures de Garrett, un Sam Spade au pays des sorciers : un cocktail de polar et de fantasy.

Le côté lumineux de Glen Cook : cette série de Garrett détective dans un univers relativement classique de fantasy: trolls, nain, elfes… Pas si classique tout de même puisque les caractères sont bien plus nuancés que elfes = gentils et trolls = méchants. C’est d’ailleurs une des principales richesse de cet univers, de casser les codes. C’est un des premiers ressorts de l’humour de ce livre : caricaturer les univers de fantasy. Le deuxième ressort que j’y trouve est l’apport d’une vision “polar” avec un personnage principal désabusé, débrouillard et cynique, un poil antihéros type détective à la chandler. troisième ressort (j’en oublie surement): un humour distancié genre “réflexion sur moi même” qui permet de placer le cynisme du personnage principal et son humour (voir l’extrait). Mais ce ressort est un peu trop souvent utilisé et je l’ai trouvé un peu écoeurant sur la fin, un peu trop fréquemment utilisé. Pas aussi fin que Pratchett par exemple, ni aussi déjanté.
L’intrigue en elle même est par contre bien au niveau du maître, suffisamment complexe pour ne pas expédier le livre en une heure, tout en restant très lisible.

Un très bon intermède entre deux Pratchett (ou avant “sans nouvelles de gurb”).

Difficile pour un humain de faire son boulot de privé dans un monde où grouillent elfes, trolls et créatures variées. Garrett et ses acolytes, un Homme-Mort omniscient et un métis d’elfe végétarien aussi prompt au danger qu’à la bagatelle, s’engagent à retrouver la belle héritière d’une fortune en argent massif. La Belle aux bleus d’argent est le premier volume des aventures de Garrett, un Sam Spade au pays des sorciers : un cocktail de polar et de fantasy.

On le sait, pour la gueule de bois, il n’y a qu’un remède : rester couché et attendre que ça se passe. Pourtant, quand une jolie- mais furieuse – cliente débarque dans son bureau pour lui annoncer la mort d’un de ses vieux freres d’armes, impossible pour Garrett de s’en tenir au plan initial. Sa mission : retrouver la maîtresse du défunt, à qui ce dernier a légué une somme colossale. Le hic, c’est qu’aux dernières nouvelles la belle se trouvait dans le Cantard, une région où elfes, gnomes, vampires et autres centaures se livrent une guerre sans merci. Et pour ne rien arranger, cette charmante personne compte parmi les amours de jeunesse de Garrett. Il y a des jours comme ça…
J’ai Lu (2008)283 pages 6.70 € ISBN : 9782290008225
Traduction : Jean-François le Ruyet
Titre Original : Sweet silver blues (1988)

Couverture : Frédéric Sorrentino

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