La Confrérie du Talisman de Clifford D. Simak

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La Cofrérie du Talisman

“Vous devrez traverser la Terre de la Désolation et remettre ce parchemin à l’évêque Wise. De ces quelques pages dépendent peut-être le sort de l’humanité, le triomphe du Bien sur le Mal…”

Pour le chevalier Duncan et son fidèle Conrad, un périple semé de pièges commence aux confins inconnus de l’Angleterre. Peut-être leur dernier voyage… Car jamais personne n’a survécu en Terre de Désolation, cette région dévastée par les puissances du Mal. Monstres abominables, démons pervers, diables et sorcières y règnent en maîtres absolus. Leur nom : la Horde des Destructeurs. Leur but : anéantir le monde.
Duncan et Conrad auront-ils assez de leur foi pour vaincre ces forces démoniaques et proclamer la gloire de Dieu ? Seul un magicien pourrait le dire. Mais en ces temps de tourmente, même la magie a baissé les armes…

La confrérie du Talisman est un roman de Simak que l’on pourrait classer soit en Uchronie, soit en Fantasy médiévale.

Le héros et son faire valoir entreprenent une quête : amener un manuscrit précieux pour la chrétienté auprès d’un érudit afin d’en valider l’authenticité. Pour accéder à l’érudit ils doivent traverser un territoire où règne une mystérieuse horde maléfique. Chemin faisant, il va s’entourer d’un groupe particulièrement hétéroclyte: la confrérie du titre. L’auteur jongle entre les codes de la fantasy (magie, gnomes…) et ceux de l’uchronie (on est en 2000 après JC mais l’humanité en est au niveau médiéval) avec beaucoup de réussite mais je trouve que la mayonnaise peine à prendre.  L’accumulation de trop nombreuses choses – trop de héros, trop de monstres – n’en fait pas un roman extraordinaire, juste un roman qui manque d’approfondissement, sur les caractères des personnages, sur l’objectif de la quête. Il se lit sans difficulté mais est loin de ce que j’espérais de Simak.

La main de Duncan remonta doucement et ses doigts enveloppèrent la poignée de son épée, mais il ne la tira pas, rien ne permettant encore de déceler sérieusement le danger. Mais le danger était dans l’air. Diane, vit-il, avait légèrement levé sa hache guerrière, et le griffon changé de position, balançant doucement sa tête d’aigle de gauche à droite.

Les buissons situés tout à fait à l’extrémité du jardin remuèrent et une figure en émergea à demi : une tête ronde, vaguement humaine, projetée en avant sur un cou presque inexistant, calé entre de massives épaules. Chauve – la tête comme les épaules ne portaient aucune trace de poils, non pas parce qu’ils semblaient rasés, mais plutôt parce qu’ils n’avaient jamais poussé.

Les chauves, se dit Duncan, les chauves dont avait parlé le Pillard. De grandes limaces blanches et chauves n’ayant pu devenir des humains.

L’épée siffla lorsqu’il la tira du fourreau. Il fendit l’air et le soleil fit briller la lame.

– Et maintenant, nous allons voir, dit-il, s’adressant à la fois à lui-même et au Pillard.

Le chauve sortit complètement des buissons. Il était un peu plus grand qu’un homme ordinaire, mais pas aussi grand que le Pillard le lui avait laissé entendre. Les jambes arquées, fléchies aux genoux, il avançait en traînant les pieds. Il ne portait pas le moindre vêtement, et la blancheur de mollusque de son torse bombé brillait dans le soleil. Il tenait dans une main une énorme massue noueuse, nonchalamment pointée vers le bas, comme s’il s’était agi d’une extension de son bras.

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