La dernière épée du pouvoir de David Gemmell

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L’Europe continue de subir le joug de Wotan, bien décidé à assujetir la Bretagne et bénéficiant de soutien de plus en plus important. La magie l’aide grandement dans son oeuvre et Uther Pendragon a de plus en plus de difficultés à protéger son royaume.

C’est dans ce contexte que Révélation,  un guerrier plus qu’étrange, croise Cormac Filsdudémon, venant tout juste de se faire chasser de son village et victime d’une naissance mystérieuse. Ensemble, ils tenteront de protéger une jeune aveugle Anduine, pourchassée par Wotan.

Une armée est bonne si son général est bon, et le général n’est que le reflet de l’empereur qui l’a nommé. Rome a fait son temps. Les asticots rampent sur le corps de cette cité, les vers se tortillent dans son cerveau, les rats rongent les chairs.

Ce titre est la suite du « Fantôme du Roi » et revisite une nouvelle fois le mythe arthurien de façon plus que libre. Quelques années se sont écoulées depuis la fin du premier volume et le royaume d’Uther a bien du mal à rester en paix. Les alliances de plus en plus nombreuses avec Wotan et la douleur que ressent toujours le Roi de Sang suite à la trahison de sa femme rende le personnage maussade et peu agréable à côtoyer.

Cormac, tout comme la plupart des personnages de ce roman et d’autres romans de David Gemmell, est tout aussi charismatique et mystérieux. Découvert bébé auprès de chiens, il passe aux yeux de ses concitoyens comme le Fils du Démon et en tant quel subit les brimades quotidiennes de ses voisins… Cela sera la raison de son comportement ultérieur et de la force du personnage qui risquera sa vie par amour.

Comme souvent avec les oeuvres de David Gemmell aussi, le style et le rythme rendent la lecture passionnante et s’il est clair que l’auteur ne s’embarrasse pas avec les descriptions (et après tout, a-t-il vraiment tort puisque nous avons suffisamment de récit arthuriens pour connaître la « vraie » histoire et le contexte), on aurait aimé de temps en temps se poser un peu plus et prendre le temps de souffler.

Las, le livre est déjà fini et refermé avec un petit pincement : quelques pages de plus n’auraient pas été de refus.

A noter qu’une nouvelle fois, Didier Graffet s’est surpassé et que la couverture à elle seule suffit à se plonger dans l’ambiance du roman !

Bragelonne (26 août 2011) – 330 pages – 20.00€ – 9782352945093
Couverture :
Didier Graffet
Traduction : Leslie Damant-Jeandel
Titre Original : Last Sword of Power (1988)

Le terrible Wotan continue d’envahir l’Europe. Assoiffé de sang, il puise ses pouvoirs immortels dans la magie noire. Il chevauche un detrier aux ailes de cuir tandis que ses armées se fraient un chemin vers le nord. Aucune épée ne peut l’atteindre.
Seul Uther Pendragon peut sauver la Bretagne. Il doit apprendre à manier l’arme dont il a hérité : la légendaire épée du pouvoir. Mais Wotan s’est emparé de lui et le retient prisonnier dans le royaume des morts. L’épée est perdue… Loin de tous ces évènements, un mystérieux guerrier du nom de Révélation croise le chemin de Cormac Filsdudémon, un adolescent aux origines énigmatiques. Avec Anduine, une jeune aveugle aux pouvoirs étranges, traquée par les sbires de Wotan, ils reprsentent peut-être le dernier espoir de ce monde… 

La dernière épée du pouvoir de David Gemmell, 8.0 out of 10 based on 1 rating

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