La Fileuse d’argent de Naomi Novak

Miryem a longtemps vécu dans sa famille avec peu de revenus et souvent en grande difficulté du fait de la trop grande gentillesse de son père, prêteur mais qui a du mal à récupérer son dû. A un moment où la situation devient invivable, notamment du fait d’un hiver plus dur, la jeune femme décide de reprendre les choses en main et commence à récupérer le dû familial… Se forgeant une réputation, on la voit rapidement comme celle qui est capable de transformer l’argent en or… Et c’est cette capacité qui va amené les Staryks à lui demander de faire la même chose pour eux… L’inquiétude monte pour tous tant ce peuple est redoutable !

Mais la jeune femme ne se démonte pas et embarque dans l’aventure Wanda, fille d’un homme violent qui avait une dette élevé vis-à-vis du père de Miryem… Ce deuxième personnage (elles sont trois personnages féminines à cadencer le roman) va trouver dans cette dette le moyen d’acquérir une forme de liberté pour pouvoir échapper au pouvoir patriarchale. Elle deviendra une adjointe importante pour Miryem.

Le dernier personnage, Irina va devoir de son côté se marier au jeune Tsar, personnage aussi beau que cruel.

Comme vous l’aurez donc compris les femmes sont au cœur de l’histoire et des histoires de Naomi Novik. J’ai été un peu gêné (peut-être à tort, mais cela n’est pas grave) par le côté prêteur juif qui est bien mis en avant dans le récit…

Pour le reste, les personnages sont très intéressants, tout particulièrement l’évolution de Myriem, la façon dont elle va prendre la place de son père et ce que cela implique pour leur relation familiale, la façon dont elle va s’imposer sur un métier où les femmes ne sont pas très présentes et surtout l’humanité dont elle va faire preuve, malgré sa dureté professionnelle, vis-à-vis de Wanda.

Pour les autres personnages, j’avoue avoir moins accroché et l’alternance entre les 3 rend par moment l’histoire un peu longuette mais l’ambiance générale est malgré tout une ambiance de conte de fée…

Vous apprécierez probablement cet univers très bien décrits, ce monde d’hiver, dans lequel les femmes font preuve d’une force de caractère impressionnante…

Moi qui ne connaissait Naomi Novik que pour le cycle de Téméraire, j’ai découvert une toute autre autrice…

Pygmalion (Janvier 2020) – 495 pages – 21,90€ – 9782756429915
Traduction : Thibaud Eliroff (Etats-Unis)
Titre Original : Spinning Silver (2018)
Couverture : Studio Flammarion

Petite-fille et fille de prêteur, Miryem ne peut que constater l’échec de son père. Généreux avec ses clients mais réticent à leur réclamer son dû, il a dilapidé la dot de sa femme et mis la famille au bord de la faillite… jusqu’à ce que Miryem reprenne les choses en main. Endurcissant son cœur, elle parvient à récupérer leur capital et acquiert rapidement la réputation de pouvoir transformer l’argent en or.
Mais, lorsque son talent attire l’attention du roi des Staryk – un peuple redoutable voisin de leur village -, le destin de la jeune femme bascule. Obligée de relever les défis du roi, elle découvre bientôt un secret qui pourrait tous les mettre en péril…

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